1950

12:00








1950. La jeune Eilis qui a toujours vécue dans l’ombre de ses frères et sa soeur quitte son Irlande natale pour travailler à Brooklyn. A peine le temps de faire ses bagages, et la voilà à New York. Cette ville bruyante faite de béton et aux visage inconnus est bien différente de son petit village irlandais où chacun se connait. Les jours se suivent et se ressemblent dans cette ville immense. Les lettres de sa sÅ“ur Rose sont le seul réconfort. Jusqu’à ce que de nouvelles possibilités se présentent sur sa route. Dont un charmant italien. Seulement un drame vient rompre le nouveau quotidien d’Eilis et la ramène dans son pays natal. Déchirée entre deux mondes, elle doit faire un choix…

L’émouvant voyage d’une jeune irlandaise en quête d’elle-même

♡ Ma lettre à Brooklyn : 



♡ Les petits plus que j’ai aimés :

-Brooklyn est bien plus qu’une romance. Pour moi, c’est un roman sur l’indépendance et le choix entre deux mondes : celui de l’enfance et celui de ses premières années d’adulte.

-La relation entre Eilis et Rose. Une fraternité forte lie ses deux sœurs qui se cachent mutuellement des choses.

-La description des différentes communautés présentes à New York. On découvre avec Eilis que les traditions et les origines sont toujours là. Les bals irlandais, le repas de noël pour les nécessiteux ou encore les repas de famille chez les Italiens.

-La capacité de l’auteur à retranscrire les émotions. Un moment m’a marqué. Lors de son retour en Irlande, Eilis associe sa vie à Brooklyn à un rêve éveillé. Tout ce qu’elle a vécu là-bas lui semble irréel. J’ai trouvé cette comparaison incroyablement juste.


2018

Moi, Simon ,16 ans, Homo Sapiens

07:58

de Becky Albertalli


« Moi, c'est Simon. Simon Spier. Je vis dans une petite ville en banlieue d'Atlanta. J'ai deux sÅ“urs, un chien, et les trois meilleurs amis du monde. Je suis fan d’Harry Potter, j’ai une passion profonde pour les Oréo, je fais du théâtre. Et je suis raide dingue de Blue. Blue est un garçon que j’ai rencontré sur le Tumblr du lycée. Je le croise peut-être tous les jours, mais je ne sais pas qui c’est. On se dit tout, sauf notre nom. À part Blue, personne ne sait que je suis gay », Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens, édition Hachette

Cher lecteur,
Je t’écris un mail comme le héros de notre roman Simon avait l’habitude de le faire avec Blue. Mais avant laisse-moi te resituer dans le contexte. Bienvenue au lycée. Ce lieu auquel personne n’échappe, qu’on côtoie tous les jours pendant quelques années. Alors les mêmes visages se croisent. Les groupes se font et se défont. Certains partent, d’autres arrivent. Dans ce petit microcosme tout le monde se connaît et rumeurs et commérages se murmurent entre deux casiers et  passent de tête en tête. Elles ont même atteint la vitesse de la lumière grâce –ou à cause- de la magie d’internet et des réseaux sociaux. Le tumblr de lycée réserve à chacun des élèves d’une petite ville d’Atlanta des nouvelles aussi croustillantes qu’infondées. C’est dans cette ruche d’adolescents en pleine puberté que se trouve Simon, 16 ans, homo sapiens. Lui aussi est un ados en pleine puberté et en quête de lui-même, comme n’importe quel lycéen. Il a une super bande de copain, une famille qui l’aime, il se passionne pour le théâtre, les Oréos et Harry Potter. Le lycée le connaît. Sa famille le connaît. Ses amis les connaissent. Mais lui, que sait-il vraiment de lui-même ? Derrière son sourire, ses blagues et ses longues séances câlins avec son chien, il s’interroge, se questionne et un secret le ronge de l’intérieur : son homosexualité. Simon aime les garçons mais il n’y arrive pas à en parler à ses proches, même à ses amis d’enfance. Néanmoins le sentiment de solitude et de différence qu’il éprouve se retrouve atténué grâce à la rencontre de Blue. Derrière ce pseudo se cache un autre garçon du lycée également gay. Des mails envoyés, des mots échangés, des pensées dévoilées et quelques blagues salaces. Et voilà Simon amoureux de cet anonyme, du nom de Blue.

Je ne te mentirais pas en disant que j’avais ce livre depuis très longtemps dans ma wishlist. Disons que la bande annonce du film m’a motivée à lire ce roman. J’ai passé un agréable moment aux côtés de Simon : j’étais là pour suivre ses doutes, ses inquiétudes, ses moments de joie, d’excitation et de tourmentes. Un héros principal attachant (et honnêtement qui pourrait détester un gars qui adore Harry Potter, hein ?) et j’ai aimé que l’auteur l’est inséré dans un cadre aussi simple et banal que celui d’un adolescent de 16 ans. Pas de rebondissements mélodramatiques ou la description d’un personnage isolé et complexe. Juste le récit sur un garçon de 16 ans et ses sentiments. La plume de Becky Albertalli est drôle, simple et délicate et illustre avec une grande justesse la voix de Simon. L’homosexualité est évoquée  naturellement sans pincettes ni exagération : les questions autour de la sexualité et sortent de la bouche d’un adolescent en plein questionnement. Les mails échangés par Blue et Simon permettent à ces deux garçons de se comprendre eux même, d’accepter leur sexualité et de tisser des liens forts. Donc à ces échanges autour de l’acceptation de soi s’ajoute une romance. Blue et les sentiments de Simon restent donc le nÅ“ud central de l’histoire : on voit cette romance se créer et évoluer jusqu’à la révélation de  l’identité de Blue (l’auteur a bien entretenu le mystère car je n’ai rien vu venir).  J’ai été soulagée de constater que cette romance s’éloignait des clichés sauf peut-être la fin, un peu guimauve –mais attendrissante je l’avoue-. Cette authenticité se retrouve aussi dans l’illustration de l’adolescence : être ados, ne signifie pas qu’on aime la bière et faire la fête tous les samedis soirs.

Je retiens enfin de jolis passages entre Simon et ses parents même si je regrette que sa famille et ses amis gardent une place en arrière plan ; j’aurais aimé en apprendre davantage sur son entourage et j’espère que le film sera pallier cette absence.

Moi, Simon, 16 ans, Homos Sapiens, est le récit touchant et drôle d’un adolescent qui explore sa sexualité et cherche qui il est. Une jolie peinture sur les années lycées, l’homosexualité et l’acceptation de soi.

★ ★ ★ ★ ✩ 

Simon aurait probablement signé son mail par : Love, Simon alors je fais de même :

Love, Gwendoline

2018

Les cancres de rousseau

06:36

d'Insa Sané

« 1994, Sarcelles, Djiraël en est sûr, cette année sera exceptionnelle. Il entre en terminale, dans la même classe que ses potes Sacha, Jazz, Rania et les autres. En plus, la belle Tatiana semble enfin réponde à ses avances... Cerise sur le gâteau, le prof principal, c'est monsieur Fèvre - le seul qui s'intéresse à eux. Bref, c'est parti pour une année d'éclate... sauf que parfois, plus on prévoit les choses, moins elles se passent comme on le pensait. », Les cancres de Rousseau, édition Sarbacane (collection Exprim’)

Merci aux éditions Sarbacane et à Julia de m’avoir envoyé ce roman et de m’avoir permis de découvrir Insa Sané.

Années 90. Sarcelles. La musique hip hop éclate des postes de radio. L’horloge sonne la rentrée des classes. La terminale. Le bac. Une dernière année au lycée pour être ensemble, pour profiter avant l’après, l’incertitude, la vie d’adulte. Djiraël promet à sa bande de potes, le « Komité », une année inoubliable. Une année pour saisir la chance : la chance d’embrasser Tatiana, la fille que Djiraël guette du coin de l’Å“il depuis la seconde. La chance de montrer au monde de quoi les cancres du lycée Rousseau sont capables. Cette chance éclot, ricoche et se divise entre un désir personnel, une envie commune et une soif de justice. Quand une promesse balancée un soir de rentrée, va se transformer en chant de vie et de rébellion…

Insé Sané, un auteur jusqu’alors inconnu pour moi. J’ai tourné la première page sans repères, ni indications si ce n’est cette petite pastille « comédie urbaine » qui rayonnait sur la couverture. Plonger dans le noir ne me fait pas peur. Car quand on ouvre les yeux, la surprise ne peut être que plus grande. Une écriture moderne, réaliste et pourtant douce et poétique, reflet de Djiraël, un enfant de la banlieue, un adolescent en quête de lui-même. 

Une histoire d’amitié entre ces jeunes du même milieu. Un clan consolidé depuis l’enfance pour fuir les problèmes familiaux enfermés dans ces hautes tours HLM. Une devise : veiller les uns sur les autres. Une amitié rythmée par des lancées d’insultes amères, des jeux de vengeance et l’organisation de l’année scolaire la plus délirante de leur vie. Sacha, la fille qui sort les poings pour ses amis, Jazz, le passionné de musique, Rania, elle fait vibrer le cÅ“ur des gars sans jamais dévoiler le sien, Douman, l’intello baratineur, Armand, l’ami qui se bat contre ses mauvaises notes. Et Djiraël : une âme de leader, déterminé à prouver à ses parents qu’il peut avancer seul. Une force qui le fera évoluer : son esprit un brin calculateur et égoïste se tournera vers le souci de l’autre et la justice. La promesse qu’il fait au Komité le mène à devenir la voix d’une minorité rejetée par l’équipe enseignante, la voix contre une discrimination suivant son milieu social, sa couleur de peau ou son handicap. Pas de victimisation juste une réalité énoncée, et un désir d’agir, de contredire ceux qui ne voient en lui et en ses amis que des « cancres ». 

Le lecteur suit les rêves de Djiraël, ses décisions, les responsabilités qu’il endosse au fil des chapitres qui se mêlent à des sacrifices, des élans sentimentaux,  des pulsions égoïstes et des actes de solidarité. Le récit se termine sur les résultats du bac, la fin des années lycées où on regarde le chemin parcouru tout en avançant vers le l’horizon.

Les cancres du Rousseau, un roman d’expériences et de formation, un récit urbain et moderne autour d’une amitié, et d’une jeunesse oubliée qui fait entendre sa voix !

★ ★ ★ ★ ✩ 
Gwendoline

2017

Illuminae, dossier Alexander 01

13:57

de Amie Kaufman & Jay Kristoff

« En 2575, la planète de Kady Grant, 17 ans, et Ezra Mason, 18 ans, est attaquée par l'entreprise interstellaire Bei Tech. Lors de l'évacuation de population, Kady embarque sur l'Hypatia et Ezra sur l'Alexander, mais ils parviennent à garder contact en secret. Grâce à ses talents de hackeuse Kady découvre que l'état-major est impliqué dans cette affaire. », Illuminae (tome 1), édition Casterman

*****DOSSIER CONFIDENTIEL*****

INSEREZ LE CODE : │ _ _ _ _ _ _ _ │

DEVEROUILLAGE DES DONNEES ☑

Bienvenue à toi cher lecteur 3.0. Je viens te parler de l’Illuminae, dossier Alexander 01 d’Amie Kaufman et Jay Kristoff. Si tu tiens ce livre entre tes mains, tu dois accepter les règles. Ne t’attends pas à garder ta position de lecteur traditionnelle ; l’histoire elle ne t’est plus raconté, elle se vit. On te remet un dossier de six cents pages, inondé de conversations électroniques, de messages confidentiels, des retranscriptions de vidéos ou d’interrogatoires et même des représentations visuelles des situations. Un mélange de texte et d’image, un amas d’informations, d’échanges verbaux mais pas de narration. Non. Tu n’es plus un lecteur, tu es un individu à qui on te remet une base de données, à toi de lire, d’analyser et de faire ta propre histoire. Le lecteur se métamorphose en narrateur. Ingénieux de la part des auteurs, non ? C’est le procédé parfait pour intégrer son lecteur dans un monde intergalactique complexe à comprendre : il est directement implanté dans un univers et impliqué à cause de ce dossier qu’on lui remet.

Déroutant et prenant. Un roman sans narration. On peut se poser la question : est-ce un roman ou un livre interactif ? Et c’est là que se révèle l’originalité d’Illuminae : on ne peut trancher entre les deux. Indéniablement on est face à un récit de science-fiction méticuleusement construit et de l’autre on se place presque dans la peau d’un détective en lisant ces documents. Il n’est pas question d’un mystère à résoudre ou d’indices à trouver. Le fait est que cette forme d’écriture tue toute littéralité d’un texte et encourage paradoxalement la vraisemblance de l’Å“uvre et le pacte de lecture. On endosse facilement ce rôle inédit de lecteur-chercheur. L’expérience de lecture est tellement inhabituelle et hors norme que je peine à trouver les mots justes pour vous la décrire. C’est vraiment une autre manière d’aborder le récit de fiction et sa position de lecteur : personnellement, j’accorde de l’importance au style d’écriture d’un texte, et ici, avec Illuminae, il n’y en pas et il ne peut pas réellement en avoir à cause de la construction textuelle qui a été adoptée. Il faut prendre conscience de cette idée et réévaluer notre approche critique.

Maintenant que tu sais à quoi t’attendre, il est temps de mettre ta combinaison d’astronaute et de te tenir prêt au décollage. Le dossier Alexander 01 va te propulser au fin fond de la galaxie dans un univers lointain où l’humanité se disperse sur des planètes différentes et peut voyager de galaxie en galaxie, à la vitesse d’années lumières grâce à des vaisseaux performants et des trous de ver –équivalent d’un trou noir pour traverser les galaxies-. Année 2575. Kady Grant, jeune lycéenne, vient de rompre avec son petit ami : Ezra Mason. Elle se trompe en pensant que rien de pire ne peut arriver. Son petit coin de terre, qui abrite une usine clandestine, est attaqué par l’entreprise interstellaire BeiTech. Elle et Ezra trouvent refuge dans deux vaisseaux opposés : l’Hypatia, un engin scientifique volant, et l’Alexander, un navire de guerre. Une course dans l’espace s’annonce pour fuir la compagnie BeiTech qui veut leur peau. Kady, petit génie du piratage informatique, tente de découvrir par tous les moyens l’origine de cette attaque et grâce à son ex-petit ami elle va tout faire pour s’infiltrer dans les réseaux secrets de ses supérieurs.

Qui aurait cru qu’une croisière forcée sur un vaisseau condamné pouvait se révéler aussi palpitante ?  Sur terre et surtout dans les étoiles, nos deux héros principaux ne sont pas épargnés. Entre piratage de données et haute voltige sans filet dans la galaxie, ils ont intérêt à avoir le cÅ“ur bien accroché. En termes d’émotion et d’action, c’est un défilé de météorites : dans son avion de chasse, le lecteur est secoué par des rebondissements inattendus et des menaces constantes hors et dans les vaisseaux. Une détresse omniprésente. Des personnages en ébullition. Un voyage maudit au milieu des étoiles. Les auteurs ont veillé à garder un rythme haletant avec un enchaînement excessif d’évènements. A la fin du roman, notre héroïne a presque traversé les Enfers, étant donné les épreuves chaotiques qu’elle a affrontées. Kady, et son air faussement prétentieux, a un tempérament électrique alors qu’Ezra cache son romantisme derrière une armure athlète. Des portraits qui collent assez aux romans young adult ; j’aurai préféré des personnalités un peu plus complexes et une romance moins attendue et exagérée. J’espère voir évoluer cette romance et ces personnages dans le prochain tome. Un second tome que je souhaite aussi dynamique que le premier.

Mon rapport touche à sa fin, et j’espère recevoir bientôt le tien.

 Le dossier Illuminae est à découvrir de toute urgence pour son univers original et son expérience de lecture inédite. N’aie pas peur de prendre un peu de hauteur et de faire quelques loopings aux côtés de héros attachants !

Et n’oublie pas : tout ce que tu lis doit rester CONFIDENTIEL !

*****CE MESSAGE S’AUTODETRUIRA DANS 10 SECONDES*****

❤
 COUP DE COEUR 
Gwendoline

2017

L'espionne

13:39

de Paulo Coelho


« Arrivée à Paris sans un sou en poche, Mata Hari s’impose rapidement comme une danseuse vedette du début du XXe siècle. Insaisissable et indépendante, elle séduit le public, ensorcelle les hommes les plus riches et les plus puissants de l’époque. Mais son mode de vie flamboyant fait scandale et attire bientôt les soupçons tandis que la paranoïa s’empare du pays en guerre. Arrêtée en 1917 dans sa chambre d’hôtel sur les Champs-Élysées, elle est accusée d’espionnage. », L’Espionne, édition Flammarion

C’est la Belle Epoque, et Paris tombe amoureux d’une danseuse, une néerlandaise qui cultive l’exotisme avec une danse javanaise et exalte les foules. Elle se fait appeler Mata Hari. Les femmes admirent sa sensualité et les hommes fantasment sur son corps. Mata Hari, c’est l’emblème d’une époque ; une femme moderne qui ne rêve que de liberté, une femme qui la première à dévoiler son corps nu dans des spectacles parisiens, une femme engagée qui se fait fusiller en 1917 pour contre-espionnage. Tous les parisiens s’arrachaient les cartes postales à son effigie mais qui était Mata Hari, ou de son vrai nom : Margaretha Geertruida Zelle ?

Ce n’est pas une biographie classique. A la fin du roman, Paulo Coelho admet que les paroles de Mata Hari sont difficiles à démêler : entre l’imaginaire et la vérité il n’y a qu’un pas. On comprend alors pourquoi l’écrivain  brésilien a privilégié la biographie romancée. En endossant la voix de Mata Hari, Paulo Coelho est au plus près de son sujet. Il tente de saisir son intériorité. Tout débute par une lettre adressée à un avocat ; un testament où le mythe Mata Hari se démystifie et où Margaretha Zelle se dévoile. Elle nous livre les instants cruciaux de son existence : de son enfance tristement volée à son mariage désastreux, jusqu’à sa fuite vers Paris. Au fil de ces lignes, on assiste à la naissance d’un fantasme. Un rôle qu’elle endosse pleinement, signe d’échappatoire et de liberté pour cette jeune femme hollandaise qui a traversé des tempêtes houleuses et dramatiques  dans son passé, qui ont à jamais modifier son regard sur l’amour et la sexualité. Bien plus qu’une simple prostituée, Mata Hari a créé la fascination avec ses danses exotiques et sensuelles. Quand elle est sur scène, son corps  s’illumine, envoute, chamboule. Mata Hari, c’est aussi H-21. Une espionne au service de la France. Une France qui l’idolâtre, un France qui la tuera. Au sommet de sa carrière, la première guerre mondiale éclate, et la captivante danseuse s’enrôle dans la résistance. Et bientôt, elle sera trahie, jugée et exécutée. Elle meurt. Debout. Avec élégance et héroïsme.

L’espionne, c’est le magnifique récit d’une femme morte pour sa liberté et sa modernité. L’auteur nous offre de magnifiques moments où Mata Hari s’efface derrière des doutes, une vulnérabilité. Paulo Coelho dévêtit l’icône pour montrer la femme : une hollandaise touchante et extrêmement courageuse qui « ne cherchai[t] pas à être heureuse, seulement à être moins malheureuse et moins misérable. » (citation tirée de l’ouvrage). 

★ ★ ★ ★ ★
Gwendoline

anglais

The hunger games

04:25

The hunger games, Tome 1 
Première lecture en VO avec une valeur sûre : THE HUNGER GAMES de Suzanne Collins

"May the odds be ever in your favour. (…) Winning will make you famous. Losing means certain death", The Hunger Games, tome 1, édition Scholastic

Les Etats-Unis sont divisés en 12 districts soumis à l’autorité de la dictature et du président Snow. Contre toute rébellion, le gouvernement organise chaque année les Hunger Games, évènement retranscrit à la télévision où une fille et un garçon de chaque district se battent à mort dans une arène. On découvre le personnage de Katniss, qui prend la place de sa jeune sÅ“ur, Prim, dans les jeux,  et elle devient la mythique « Girl On Fire » aux côtés de l’autre tribu sélectionné, Peeta. Bref, j’imagine que le topo tout le monde le connaît.
Que dire que avant même de commencer cette lecture j’étais déjà enchantée. J’avais déjà lu le premier tome il y a bien longtemps et je souhaitais me lancer dans un livre en anglais, alors j’ai privilégié une histoire que je connaissais. La couverture française n’est pas si différente, mais je reste davantage envoûtée par l’édition originale qui est plus épurée et esthétique d’après moi.

J’avais beaucoup aimé ce roman à ma première lecture et en le relisant je l’ai aimé encore plus. Les dérives des téléréalités et ses extrêmes sont clairement montrés dans cet ouvrage. Certaines anecdotes m’ont un peu rappelées 1989 de G. Orwell, mais cela reste une impression personnelle. Cette dystopie répond clairement aux codes d’un régime tyrannique avec les inégalités flagrantes, le manque de libre-arbitre sur ses pensées et ses choix. L’aspect de scénarisation pour attirer les sponsors m’a beaucoup plu, car dans nombre d’émissions aujourd’hui, et n’est pas rare de trouver des éléments orchestrés, ce qui créer un effet miroir  et renvoie à des pratiques qui se font dans notre société. Les jeux demeurent l’épisode le plus palpitant, où Suzanne Collins joue avec les émotions et les attentes de son lecteur surtout par rapport aux relations entre les personnages (dont la relation entre Peeta et Katniss) et aux confrontations physiques parfois brutales.
Les protagonistes sont bien approfondis, on entretient un lien différent avec chacun d’eux. Katniss incarne vraiment ces héroïnes qui m’inspirent et dont j’admire leur courage et leur témérité. J’aime les femmes fortes dans leur caractère et leur accomplissement. Ensuite Peeta. J’étais contrainte de l’évoquer, étant donné qu’il reste mon favori, son côté un peu dépendant de Katniss mais à la fois résistant et brave pour ceux qu’il aime, est touchant. Dès le départ, il est vu comme un perdant par son entourage mais Katniss lui attribue un héroïsme, il devient pour elle et pour nous, lecteurs, un héros au grand cÅ“ur. Vous vous imaginez bien que mon cÅ“ur penchait directement pour le couple Peeta et Katniss.  Les autres personnages accordent eux aussi une importance à l’histoire, Haymitch  l’ivrogne dont on se méfie qui devient un protecteur pour les tribus, Cinna le styliste qui fournit à Katniss sa popularité, l’incroyable Effie aussi bien déconnectée de la cruauté de ce système que attachante et enfin, Gale le meilleur ami, le confident et  le petit ami potentiel. Tant de personnages qui donnent un charisme à l’histoire grâce à des comportements et des points de vue divergents.

L’anglais n’est pas devenu un obstacle ; je ne pourrai pas traduire chacun des mots mais pour une personne avec un niveau d’anglais moyen, la langue n’est pas un problème. La lecture reste fluide et compréhensible. Donc pour tous les fans de cette série dystopique, respirez un bon coup et redécouvrez  le texte de Suzanne Collins, libéré des arrangements qu’occasionne la traduction.
COUP DE COEUR
Gwendoline

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