2019

The seven husbands of Evelyn Hugo

05:19


de Taylor Jenkins Reid

The seven husbands of evelyn hugo, c'est comme regarder dans une vieille caméra. Traverser le temps. Sur cette couverture de magazine en noir et blanc elle fascine les hommes et les femmes qui jalousent et envient sa beauté. On spécule sur ses relations, ses mariages, sa sexualité. Après tout c'est une actrice, alors sa vie ressemble obligatoirement à une série dramatique. Mais que se cache-t-il derrière Evelyn Hugo : cette icône sensuelle et avant-gardiste d’origine cubaine ? C'est à l'âge de 70 ans qu'elle révèle au monde la vraie femme qui se trouve derrière ce nom célèbre et le secret de ses 7 mariages. Ce secret est l'histoire de l'amour d'une vie qu’elle raconte pour la première fois à Monique, une journaliste tout juste divorcée.

Je vous vois déjà taper dans votre moteur de recherche : "Evelyn Hugo" et vous dire "comment j'ai pu passer à côté de cette légende des années 50 ?". Evelyn et son histoire ne sont que le fruit de l'imagination de Taylor Jenkins Reid. Je vous rassure on se fait tous avoir et on espère trouver une photo d’Evelyn aux côtés de Marilyn Monroe ou d’Elizabeth Taylor. Tout au long de cette lecture on s’y prend à y croire tellement la cadre historique est bien construit. De nombreuses coupures de journaux permettent d'ailleurs de renforcer cette authenticité historique.

Vous pensez être que cette histoire n'est qu'une romance historique ? Encore une fois vous vous trompez.

Evelyn est l'un des personnages les plus complexes et féministes que j'ai eu l'occasion de rencontrer. Elle connaît ses atouts. Elle en joue pour s'élever dans une société et industrie artistique patriarcales. C'est un personnage très intelligent qui comprend très vite dans quelle image on veut l'enfermer et elle décide de tirer les règles d'Hollywood à son avantage. Jamais elle ne se laisse dicter ses choix et elle n'hésite à manipuler et blesser pour protéger sa vie privée ou sa carrière. Elle n'est pas parfaite, elle fait preuve d'égoïsme, d'opportunisme. Elle est humaine. Tous les personnages sont d'un grand réalisme et ils vont toucheront en plein cœur (petite dédicace à Harry et Célia).



J'ai toujours été fasciné par les coulisses de films ou l'envers du décor. Ici, Hollywood est un héros à part entière. Quand le réalisateur crie "and….cut !", que les caméras se coupent et que les lumières s'éteignent un univers bien moins glamour s'offre à nous.  À Hollywood, tout est orchestré, préparé, scénarisé pour offrir aux magazines des histoires qui seront des sources de commérages sur la plage. À Hollywood on ne peut pas aimer qui on veut alors on se met en scène avec un autre, on cache ses bleus sous du maquillage ou on se teint les cheveux et on perd son accent pour rentrer dans le moule.

Des sujets forts apparaissent dans le roman et ils sont traités avec une grande justesse : les violences conjugales, le racisme, le sexisme, l'homosexualité, la bisexualité, la sexualisation de la femme. On passe de l'autre côté de l'écran et on découvre le revers de la célébrité : la solitude, l'appât du gain, la soif de la reconnaissance et cet effort constant pour protéger sa vie privée et sa réputation en s'enfermant dans un rôle. L'écriture de Taylor Jenkins Reid retranscrit magnifiquement bien les sentiments d'Evelyn Hugo, cette jeune cubaine de New York qui quitte un père oppressant et découvre le cinéma, le succès et l'amour à Los Angeles mais aussi la perte, le mensonge et la manipulation.

Tous les personnages qui entourent Evelyn sont d'une grande diversité et complexité. Monique, la journaliste, reste peut-être le personnage le plus discret et le moins pertinent même si Evelyn Hugo ne l'a pas choisi pour écrire sa biographie par hasard.

Ce roman ne vous laissera pas indemne. Et il est aussi beau à lire que destructeur. Préparez-vous aux derniers chapitres car ils donnent de sacrés coups.

Je ne peux vous inviter à faire un tour dans les années 50 pour découvrir la vie insoupçonnée et bouleversante d'Evelyn. J'attends la sortie française avec impatience en attendant je vous conseille la version originale ou l'audiobook. 


2018

The princess saves herself in this one

12:53


de Amanda Lovelace


Ah, life- the thing that happens to us while we're off somewhere else blowing on dandelions & wishing ourselves into the pages of our favorite fairy tales." The princess saves herself in this one, ed Andrews McMeel Publishing

Un peu de poésie. Quelques mots échoués sur une page blanche. Un recueil qui ressemble à un conte. Une princesse. Une demoiselle. Une reine. Une tour, des dragons et des épines. Mais attention à ce qu’il se cache derrière ce conte de fées : les cendres d’une réalité cruelle et injuste. Une réalité dure mais existante. Maltraitance. Maladie. Mort. Anorexie. Traumatisme. Rupture. Les éclats d’une âme brisée déteignent sur le papier. Des éclats que les mots recollent. C’est l’histoire d’une renaissance. D’une belle au bois dormant qui se réveille après un sommeil éternel.

« this is not a fairy tale
there is no princess
[…] there is simply a girl
faced with the difficult task
of learning to believe in
herself »
« warning II : happy ending ahead »

Un peu de poésie contemporaine. En anglais. Après Rupi Kaur, j’ai à nouveau laissé quelques vers se mettre sur mon chemin de lecture. Un voyage plus apaisé, moins contradictoire que Lait et Miel. J’en encore cherche les raisons. Un instant propice à la poésie ? Dépasser les barrières de la traduction et marcher librement dans l’Å“uvre en suivant la voix originale de l’auteur ? Quand Rupi Kaur parlait majoritairement de féminité et de ses expériences en tant que femme, Amanda Lovelace retrace l’ascension d’une princesse en quête d’elle-même, d’une princesse qui prend confiance en elle, d’une princesse qui ignorait que le chevalier qu’elle attendait pour la sauver était enfoui en elle. Est-ce les raisons qui m’ont fait aimer ce recueil ? Peut-être bien.

« the princess
locked herself away
in the highest tower
hoping a knight
in shining armor
would come to her
resccue
- i din’t realize i could be my own knight »

Un recueil de poésie, une danse en 4 temps. Une princesse enfermée dans sa tour passant ses journées avec des êtres de papiers et savourant chaque page qu’elle engloutit comme des bonbons sucrés. Une échappatoire pour oublier les odeurs de vomi sur le tapi et les remarques devant le miroir aussi fortes que l’alcool avalé par sa mère tous les jours. Une demoiselle avec un cÅ“ur piétiné par l’amour. Deux pertes tragiques. Le chagrin marqué sur sa peau. Hantée par le passé jusque dans ses os. Dans cette tour en feu, elle renaît de ses cendres.
« who would
i have
been without
the inspiration
behind my
demons ?
- probably not a poet »

Une reine qui porte fièrement sa couronne. Une reine prête à prendre sa vie en main. Encore des batailles à mener mais la reine a gagné plusieurs alliés : la confiance, l’apaisement, l’amour.

« once upon
a time
the princess
rose from the ashes
her dragon lovers
made of her &
crowned
herself
the
motherfucking
queen of
herself
- how’s that for a happily ever after ? »

Et surtout elle renoue avec ce “you”, cette poésie, ce goût des mots qui ne l’a jamais quitté. Des vers sur le pouvoir de la fiction.
«  Fiction :
the ocean
i dive
headfirst
when i
can
no longer
breathe
in
reality
- a mermaid escapist II »

Des vers éparpillés. Des pensées placées dans un même tiroir. Catastrophe naturelle. Culture du viol. Homosexualité. Harcèlement moral. Règles. Diktats auxquels sont soumises les femmes. C’est une voix libérée qui s’exprime. Et  une voix qui invite à faire de même : faire couler l’encre sur le papier. La princesse silencieuse a transformé le verre brisé dans ses mains en une couronne qu’elle porte fièrement.
« I. You will
Come across people
Who simply cannot wait to watch you fail.

II. There will be many times
In which you
Will fail
(miserably)

III- But your failures
Are just what happened-
They don’t have to be
Who you are

IV. All you can do is
Take those mistakes
& use them as fertilizer
To help you grow

V. You have to
Keeping moving forward
No matter what
Their voices say»

Il était une fois un petit livre de poésie qui parlait de princesses et de dragons. Cette princesse vivait dans un royaume compliqué appelé « la réalité » : elle a attendu le Prince Charmant, elle a affronté les ronces du destin et a trouvé en elle la magie qu’il lui manquait pour écrire une fin heureuse à son histoire. Une poésie délicate et intime !

★    
Gwendoline

2017

A Monster Calls

10:44

de Patrick Ness


« The monster showed up just after midnight. As they do. But it isn’t the monster Conor's been expecting. He's been expecting the one from his nightmare, the one he's had nearly every night since his mother started her treatments, the one with the darkness and the wind and the screaming... This monster is something different. Something ancient, something wild. And it wants the most dangerous thing of all from Conor. It wants the truth. » A Monster Calls, édition Walker Books et illustration de Jim Kay

Le soleil se couche derrière les collines. La nuit tombe. Le vent se lève. L’horloge sonne minuit et Conor s’agite dans son sommeil. Minuit sept. Le monstre est de retour. Un arbre terrifiant et ancestral qui joue des mots et des éléments à la recherche d’une chose : la vérité. Une vérité qui doit venir de la bouche de Conor. Tous les soirs, ce même cauchemar lacère Conor dans ses bras.  Ses nuits d’angoisse ont débuté depuis sa mère a commencé ses traitements contre le cancer, une maladie qui a complètement fracturé son quotidien. Sa mère dort toujours quand il part à l’école, pour le dîner il sait qu’il aura droit à un simple plat surgelé mais il reste certain que sa maman va guérir. Alors qu’importe qu’un monstre le menace de l’engloutir, qu’importe qu’il rentre de classe avec des bleues sur le corps, qu’importe que sa grand-mère snob et son père expatrié aux Etat Unis refassent surface, la guérison de sa maman arrivera et il retrouvera la vie qu’il a perdue. Une vie à deux. Lui et sa mère contre le monde.

Faire appel au fantastique pour s’échapper de la réalité. Garder les yeux fermés pour ne pas voir la vérité. Se noyer dans l’espoir face à la maladie. Comment survivre, continuer à avancer quand notre monde s’effondre ? Quand la vie devient un cauchemar, une lutte permanente ? Combattre la maladie. Combattre les autres. Accepter la maladie. Accepter le regard des autres. Vivre avec la maladie. Vivre après la maladie. Quelques minutes après minuit est un roman bouleversant sur la maladie et le chaos qu’elle génère dans une famille ; le cancer se repend au cÅ“ur d’un foyer et noircit la vie du malade et de ses proches. Tout est gris. Tout est injuste. Tout fait mal. Un magnifique roman métaphorique et initiatique sur la souffrance de l’enfant et son rapport à la maladie.

Les visites du monstre sont ponctuées par le récit de trois contes. Trois contes, loin des histoires de fées, qui floutent les frontières du Bien et du Mal : n’y-a-t-il que bon ou méchant ? La vérité n’est pas si évidente, limpide et éclatante. S’interroger. Sur l’humain. Le monde. Et leur complexité. Conor d’abord renfermé et imperméable à toute conversation avec le monstre, les autres et même ses proches, voit son amure se fissurer. Douleur. Culpabilité. Le jeune garçon va difficilement poser des mots sur ce qui l’étouffe : être humain et éprouver des milliers d’émotions contradictoires.  Les illustrations de Jim Kay sont à l’image de ce drame familial : peur, angoisse, souffrance sont représentées par des dessins sombres, chaotiques, profonds.

A Monster Calls, un chef d’Å“uvre de littérature jeunesse poétique et saisissante : un récit lumineux débordant d’amour et d’espoir sur la maladie, la mort, le chagrin ! 

 COUP DE COEUR
Gwendoline

2017

Holding Up the universe

13:35

de Jennifer Niven

LECTURE EN VO


Everyone thinks they know Libby Strout, the girl once dubbed “America’s Fattest Teen.” But no one’s taken the time to look past her weight to get to know who she really is. (…) Everyone thinks they know Jack Masselin, too. Yes, he’s got swagger, but he’s also mastered the impossible art of giving people what they want, of fitting in. What no one knows is that Jack has a newly acquired secret: he can’t recognize faces. (…) When the two get tangled up in a cruel high school game—which lands them in group counseling and community service—Libby and Jack are both pissed, and then surprised. Because the more time they spend together, the less alone they feel. . . . Because sometimes when you meet someone, it changes the world, theirs and yours.”, Holding up the universe, edition Alfred A. Knopf NY

Sentir le poids de l’univers sur ses épaules. Jack et Libby portent leur différence à bras le corps. Ils tentent de l’alléger ou l’accepter mais au lycée, la tolérance est parfois plus difficile à trouver qu’un siège libre à l’heure de déjeuner. Aux yeux du monde, Libby Strout n’est pas simplement Libby ; sur son visage une étiquette lui colle à la peau : depuis que l’Amérique l’a vu tirée de sa maison à l’aide d’une grue, on l’associe à « La plus grosse adolescente des Etats-Unis ». Deux ans plus tard, elle fait ses premiers pas au lycée, bien décidée à s’accepter et gérer son anxiété dans cette jungle adolescente. Jack a la chance d’être apprécié de tous et d’avoir une petite amie super. Aucune étiquette ne barre son visage. C’est plutôt lui qui aimerait étiqueter les autres. Quand un visage apparaît, il voit des yeux, un menton, des cheveux mais aucun mot. Il est atteint d’un trouble qui l’empêche de reconnaître les visages. Ses amis. Sa famille. Il peut les croiser dans la rue sans les reconnaître. Cette maladie qu’il cache l’enferme dans un cercle social confortable qu’il tente par tous les moyens de ne pas briser. Un jeu idiot va l’amener à rencontrer Libby, et ces deux adolescents vont se décharger des poids et des secrets qui les ralentissent.

Après Tous Nos Jours Parfaits, Jennifer Niven revient avec Holding Up The Universe, une romance où s’emmêlent un cadre familial compliqué et des troubles psychologiques. Elle reprend des thèmes déjà vus dans son premier roman –comme le deuil- et les plante dans un nouveau décor et dans le cÅ“ur de nouveaux personnages. Personnellement j’ai trouvé l’intrigue principale sympa et les personnages originaux ; pourtant j’ai eu assez de mal à rentrer dans cette histoire. Peut-être est-ce parce cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de livres en anglais mais je ne pense pas car le texte reste abordable. J’ai le sentiment que quelque chose manquait pendant ma lecture. Même si chaque personnage a son propre point de vue et que son environnement familial est esquissé, je me suis sentie comme face à un trompe l’Å“il : il manquait du relief pour je plonge complètement dans cette fiction. Vous savez, cette petite chose, un peu magique, qui fait qu’on croit à une histoire, à un univers jusqu’à la dernière page. C’est dommage car nos deux héros principaux sont attachants et j’ai aimé connaître leur histoire personnelle. 

La détermination et le courage de Libby est incroyable ; c’est le genre d’héroïne qui se bat contre ses démons intérieurs tout en ayant le cran d’affronter la tête haute le regard des autres. Je crois que les personnages masculins de Jennifer Niven dégagent tous quelque chose de bouleversant. J’ai beaucoup aimé Jack : il donne l’impression de tout contrôler alors qu’en réalité c’est le chaos dans sa tête. Je retiens une scène poignante où il doit aller chercher son petit frère à l’école et il est incapable de l’identifier dans cette foule d’enfants. L’écriture de l’auteur illustre bien les émotions de ses héros ; on réalise à quel point une action inconsciente pour nous devient un vrai cauchemar pour Jack.

Holding Up The Universe ne m’a pas réellement fait décoller de la terre ferme. La romance se révèle simple et légère et malheureusement les bases de cette histoire semble instables alors que Libby et Jack illuminent ce roman et méritent l’attention du lecteur. 

★ ★  ✩ 
Gwendoline

amitié

Beautiful Broken Things

11:26

de Sara Barnard


 Best friends Caddy and Rosie are inseparable. Their differences have brought them closer, but as she turns sixteen Caddy begins to wish she could be a bit more like Rosie – confident, funny and interesting. Then Suzanne comes into their lives: beautiful, damaged, exciting and mysterious, and things get a whole lot more complicated.”, Beautiful Broken Things, edition MacMillan

Un young-adult sans romance ? Il ne m’en fallait pas plus pour m’intriguer. Pas de triangle amoureux pour Beautiful Broken Things, mais plutôt un triangle amical. Direction Brighton, station balnéaire située dans le sud de l’Angleterre. Caddy et Rosie sont inséparables depuis leur enfance. Elles traînent toujours ensemble, s’adorent, se connaissent par cÅ“ur et rien ne peut les séparer. Du moins c’est ce qu’elles croyaient. Leurs entrées dans deux lycées différents n’avaient pas entaché leur amitié. Et pourtant cette harmonie se fracture lorsqu’un troisième membre s’ajoute à ce duo : Suzanne. C’est comme placer un poids sur un côté de la balance : elle se déséquilibre. L’amitié entre Caddy et Rosie, jusqu’à présent inébranlable, est comprise : tensions, rivalités et jalousie éclatent. Cette amitié à trois vacille constamment entre de forts sentiments fraternels et des disputes incessantes. Une telle dissonance ne peut mener qu’aux larmes et à la rupture. Quelle amitié survivra ? Celle que l’on connaît depuis des années ou celle que l’on trouve excitante pour sa nouveauté ?

On a tous déjà été confronté à ce genre de situation –du moins j’imagine-. L’amitié c’est un peu comme construire un mur ensemble, chacun y met du sien, place sa brique, et au fil du temps ce mur se fortifie. Puis un inconnu débarque du jour au lendemain et le mur se fissure.  Dans ce roman, l’inconnue se nomme Suzanne. Nouvelle élève, populaire, extravertie, jolie,  elle fait sensation. Une amie qu’on envie pour son charisme et son côté rebelle. Assez cliché. Pourtant ce n’est pas ça qui brise ce lien entre les deux meilleures amies. Non. Les responsables sont les démons enfouis dans l’esprit dans Suzanne et les sombres secrets qu’elle garde en elle.

Je ne vais pas vous mentir. Je cherchais une lecture en anglais limpide et sans complications et Beautiful Broken Things répond complètement aux critères. Le texte est compréhensible et épuré. Concernant l’intrigue, l’auteur a privilégié la psychologie des personnages et leurs sentiments au détriment de l’action. De très légers retournements dynamisent le récit. Ils auraient peut-être mérités d’être un peu plus approfondis ou plus surprenants.

Que dire de Caddy, Rosie et Suzanne ? Nos trois héroïnes sont paradoxales. Chacune a une personnalité qui lui est propre, un rapport à l’amitié bien particulier. Leurs différences les rassemblent mais les éloignent aussi. L’équation n’est jamais parfaite : un duo se détache et écarte un pion qui se retrouve seul. Les trois filles ont toutes une part de responsabilité dans les conflits qui se tissent entre elles. J’ai apprécié cette absence de manichéisme dans la conception de ces adolescentes cependant, en tant que lectrice, je suis restée extérieure au texte. Je n’ai pas réussi à m’attacher un seul de ces personnages même si certains traits de caractère coïncidaient avec les miens. Peut-être est-ce à cause de leur âge… je n’arrive pas à l’expliquer.

Beautiful Broken Things plaira aux amateurs de young adult. Un roman rapide à lire, un peu cliché. Un livre qui reflète les complexités des relations amicales mais pas que. Sara Bernard nous livre aussi un récit psychologique en couchant sur papier les noirceurs qui peuvent torturer l’esprit. 

★ ★   
Gwendoline

april

Dr Jekyll and Mr Hyde

10:41

de Robert Louis Stevenson 


«Un monstre rôde dans les brumes victoriennes de Londres. Il a piétiné une fillette, tué un député et boxé une marchande d'allumettes. C'est un petit homme difforme et mal habillé, qui inspire à tous ceux qui l'ont vu des sentiments mêlés de répulsion, de crainte et de haine. A quoi, à qui ressemble-t-il? Pourquoi les témoins oculaires de ses méfaits sont-ils incapables de décrire Mr Hyde ? », Dr Jekyll and Mr Hyde, édition Penguin Popular Classics

Il était temps de replonger à un peu dans nos classiques. Et pourquoi ne pas voguer dans les ruelles sombres et fantomatiques d’un Londres victorien ? Prenez une tasse de thé bouillante, votre chapeau melon et votre parapluie et allons jouer ensemble les Sherlock Holmes. Dr Jekyll and Mr Hyde s’est révélé à Robert Louis Stevenson dans un de ses rêves. Cet écrivain écossais, adepte d’aventures, doit à son inconscient l’une des nouvelles les plus frissonnantes et psychologiques de la littérature britannique.  Cette histoire initialement policière devient un récit fantastique haletant et déroutant.

Tout commence par des rumeurs, des histoires de quartier. Un homme hideux et étrange du nom de Mr Hyde a commis plusieurs crimes et délits, néanmoins  il semble protégé par le bon docteur Jekyll qui prend soudainement la décision de le faire apparaître dans son testament. Un des fidèles amis du docteur, le notaire Utterson décide de mener l’enquête. Plusieurs éléments troublants s’accumulent et l’étau se resserre autour du docteur Jekyll. Utterson, déterminé à défendre son ami le croyant soumis à un quelconque chantage, se lance à la poursuite de ce Mr Hyde. La vérité éclate dans une lettre rédigée de la main du Dr Jekyll.

Ce classique britannique ne vous est sûrement pas inconnu, vous savez peut être ce qui se cache derrière Dr Jekyll et Mr Hyde ; moi-même je le savais avant de débuter ma lecture mais c’est toujours intéressant de voir comment le sujet est traité. Il est certain qu’un lecteur ignorant le dénouement se voit embarquer dans une série de questions incompréhensibles, et dans cet amas de questions invraisemblables une fin logique se révèle. La puissance de cette Å“uvre tient au fait que l’auteur mêle les genres et trompe son lecteur : le récit passe du réel au fantastique pour revenir au réel. Aujourd’hui le topos abordé s’est banalisé dans la littérature, mais au XIXème cette Å“uvre a dû être une onde de choc.

Cette petite histoire ne permet pas une large connaissance des personnages principaux exceptés du Dr Jekyll et Mr Hyde qui demeurent les points centraux de la narration. Néanmoins cette identification ne me semble pas nécessaire, c’est un récit court, les péripéties s’enchaînent rapidement et l’unique visée du lecteur est de connaître la vérité.

Concernant la lecture en version originale, le ton et style sont classiques et même si parfois la compréhension est complexe, je conseillerais ce livre aux personnes dotées d’un niveau d’anglais correct et qui désirent se lancer dans la littérature anglaise classique. C’est une bonne alternative : vous avez un récit court, et cette histoire aux allures policières dansun décor d’épouvante peut séduire un grand nombre.

Construire une longue argumentation dénaturerait la surprise et le goût de cette lecture. C’est pourquoi, je n’en dirai pas un mot de plus. Le secret du Dr Jekyll reste ave lui enfoui dans les pages de ce livre.

Alors, appel à tous les amateurs d’histoire psychologique et effrayante, Dr Jekyll and Mr Hyde est fait pour vous ! Frisson. Tension dramatique. Un secret vagabondant dans les recoins les plus « gloomy » (lugubres) de Londres.  

christmas

My True Love Gave to Me

14:04

de Stephanie Perkins


"Long, cold nights are for falling in love...", My True Love Gave To Me, édition Macmillan

Comment ne pas tomber amoureux  avec My True Love Gave To Me ? La couverture nous promet déjà une lecture douce et relaxante à savourer emmitouflée dans un plaid avec chocolat chaud bouillonnant (et au coin du feu si vous avez une cheminée et que vous voulez la jouer tumblr girl). Ce recueil, c'est le travail de douze auteurs américains, plus ou moins connus mondialement - Rainbow Rowell ou David Leviathan-. Ils se sont tous réunis dans une oeuvre pour proposer douze romances de l'hiver. On revit le Nouvel An, Noel, la préparation de ces fêtes de fin d'année et leur déroulement. Ce sont des héros différents et multiples qui se présentent : ils ont tous leurs particularités, leurs personnalités, ils ont un petit quelque chose que l'on adore. C'est la première fois que je lisais une oeuvre dite collective et récente, j'apprécie cette idée. 

On découvre et on dévore ces petites histoires comme des sucreries, illustrées par des dessins, et aux goûts différents suivant les péripéties. Evidemment dans le lot on a ses préférées. L’amour, l’amitié, la famille et la magie de Noel nuancent ce monde de fêtes, de cadeaux et de neige.


Par exemple je me suis laissée séduire par Midnights de Rainbow Rowell, la nouvelle d’ouverture qui a transformé mon cÅ“ur en guimauve. C’est l’histoire d’un réveillon. Qui se répète chaque année. Avec les mêmes invités. Et toujours le fameux baiser de minuit. La suite est à découvrir le long de quelques pages.  Angels In The Snow de Matt de la Pena et Your Temporary Santa de David Leviathan font partie de mes autres romances favorite : entre deux ados coincés le jour du réveillon dans un immeuble vide et un jeune adolescent juif qui décide de faire plaisir à son copain en se déguisant en Père Noel pour surprendre sa petite soeur. Certaines m’ont donc plus marqué que d’autres. Autant de choix et autant de diversités à apprécier. Je ne veux pas vous en dévoiler trop, car ce sont des petits contes, des petites happy end à découvrir soit même. Juste n’hésitez pas ;  lancez-vous ! C’est vrai que ces romances hivernales sont parfois un peu idéalisées, un peu prévues, mais quoi de mieux pour le mois décembre : une lecture légère qui fait du bien.

L’anglais peut faire peur et désister les volontaires. Pourtant, n’ayez pas peur, le vocabulaire reste accessible et actuel. Je pense que c'est un bonne alternative pour les personnes qui souhaitent se lancer dans la lecture en VO : on lit à son rythme, des histoires courtes. 

Je conseille ce recueil de nouvelles à tous les amateurs de douceur et d’amour, aux fanatiques de l’hiver et ses cadeaux et aux lecteurs possédant un niveau d’anglais moyen.

Profitez de ces longues journées d’hiver pour rêver, les pieds dans la neige, les pieds dans l’amour ! 


COUP DE COEUR

autumn

The Haunting of Maddy Clare

13:41

de Simone St James


« In 1920s England, a young woman of limited means and even less experience confronts the ghost of a mysterious serving maid… Sarah Piper’s lonely, threadbare existence changes when her temporary agency sends her to assist a ghost hunter. Alistair Gellis has been summoned to investigate the spirit of the nineteen-year-old-maid Maddy Clare, who is said to haunt the barn where she committed suicide. […] Can Sarah discover who Maddy was, where she came from, and what is driving her desire for vengeance….before she destroys them all ? », The Haunting Of Maddy Clare, édition New American Library

Me revoici pour une nouvelle chronique ; cette semaine je suis heureuse de vous dire qu’enfin j’ai vraiment apprécié cette lecture. Les deux dernières semaines, mes lectures pour le Hallowctober n’ont pas été très prometteuses (je vous renvoie aux articles précédents). Mais The Haunting of Maddy Clare m’a redonné le sourire avec cette histoire remplie de frisson et de fantôme.

Sarah Piper, jeune femme londonienne et indépendante durant les Roaring Twenties (rien que de savoir que l’histoire se déroulait dans les années 20, j’ai entamé avec enthousiasme ce livre), part malgré elle à la rencontre du fantôme d’une jeune servante, Maddy Clare, qui hante la grange d’une demeure de Waringstoke. En acceptant un travail en tant que secrétaire auprès d’Alistair Gellis, un jeune riche passionné par les fantômes elle ne s’attend pas à une telle aventure. Elle découvre que le jeune homme ne l’a pas seulement recruté pour classer ses papiers ; mais aussi parce qu’elle est son unique chance de communiquer avec le fantôme de Maddy Clare. En effet cet esprit hait les hommes et ce dégoût peut l’amener à être dangereuse et terrifiante. Avec beaucoup de courage et non sans peur et danger, Sarah va tenter d’entrer en contact avec le fantôme de Maddy pour comprendre son histoire et ainsi aider les habitants de la maison à retrouver la paix. Cette aventure va mener nos héros à une enquête où chaque demeurant du village ne sera pas à l’abri de quelconque soupçons. Et il se pourrait que l’envie de vengeance de Maddy fasse du tort à nos chasseurs de fantôme. Sarah pourra aussi compter sur le mystérieux Matthew, l’acolyte d’Alistair pour l’accompagner dans cette histoire…


C’est le premier livre de fantôme que je lisais. J’en sors ravie, c’était vraiment une bonne lecture. Pas d’immense révélation à la fin mais un dénouement qui se tient, qui conclut cette histoire avec une cohérence et de l’action. Les personnages sont attachants, chacun à une personnalité affirmée et j’apprécie énormément cette dimension un peu « vintage ». Sarah Piper est une jeune femme libérée, autonome, déterminée et courageuse. L’héroïne effrayée au début du roman se transforme en un personnage fort et motivée de découvrir le secret qui se cache derrière le fantôme de Maddy Clare au risque de sa vie. Les deux autres personnages masculins sont également intéressants. Alistair est un jeune homme doux, passionné et charmeur. Quant à Matthew, il nous fait un peu peur, avec son air de bougon, un peu grincheux mais c’est un courageux et un cÅ“ur tendre au fond. J’avais peur de me trouver confronter à un triangle amoureux mais heureusement pour moi l’auteur n’en a pas créé un. Cette petite romance se lie bien avec l’intrigue principale.

Le fantôme de Maddy est effrayant. Ces apparitions sont diverses, et frissonnantes. Son animosité fait l’amener à faire du mal à ce qui la côtoient en utilisant des hallucinations, des visions ou des gestes glacials et terrifiants. Frissons garantis. On ne lâche pas le livre tant que l’on n’a pas découvert la fin. La révélation sur le passé de Maddy est très émouvante et terrible. Mais je ne vous en dis pas plus, à vous de découvrir l’histoire.

Concernant le style de l’auteur, j’ai trouvé une écriture fluide, détaillée, facile à suivre et à comprendre. En effet, depuis ma dernière lecture en anglais, j’appréhendais un peu cette nouvelle confrontation avec l’anglais, mais pour mon plus grand plaisir, je n’ai pas eu de problème de ce côté-là. Et ainsi je pouvais suivre l’histoire normalement sans être gênée par ce manque de compréhension.

Par conséquent, The Haunting of Maddy Clare est conseillé pour ceux qui désirent découvrir une lecture en anglais, où l’histoire se situe dans les années 20 dans une atmosphère idéale pour Halloween mêlant fantômes et mystères !

3 étoiles

Persuasion

09:00

de Jane Austen


« You pierce my soul. I am half agony, half hope… I have loved none but you », Persuasion, Ã©dition Vintage Classics

Cela faisait un bon moment que je n’avais pas lu de lecture VO. Cette semaine j’ai choisi un roman de Jane Austen : Persuasion. Comme tous les romans de l’écrivaine anglaise, nous nous retrouvons plongés dans l’époque victorienne ; mais cette fois-ci aux côtés de la famille de Sir Walter Elliot. Ce baronnet, veuf depuis peu, doit faire face à des problèmes d’argent et est contraint de louer une de ses demeures à l’amiral Croft. Sir Walter, sans héritier, vit avec sa fille aînée, Elizabeth, tout aussi vaniteuse que lui quand sa seconde fille, Anne, s’installe chez Mary sa fille cadette. Le roman se centre sur Anne, la plus réservée des trois. L’intrigue se corse lorsque le frère de Mrs Croft, le Capitaine Frederick Wentworth, arrive à Kellynch. Ce marin riche et haut gradé n’est autre que l’ancien amant d’Anne. Huit ans plus tôt, il n’était qu’un homme modeste rejeté par les Elliot, puis par Anne elle-même. Lors d’une soirée, la jeune femme cache son affinité avec Frederick, qui affirme alors vouloir se marier et trouver une femme de caractère et de conviction. Entre amertume  et déception comment ces personnages vont évoluer ?


J’aime tellement Jane Austen pour ces histoires romantiques mais réalistes sans niaiserie. Dans ce récit, Frederick et Anne s’ignorent, se cherchent, jouent avec leurs sentiments. A part Lady Russell, tout le monde méconnaît cette romance passée ce qui complique davantage les relations entre les deux protagonistes. On devine que chacun d’eux aime jalouser l’autre. Frederick s’illustre comme un caractère froid, mystérieux au physique ravageur. Anne, âgée d’une trentaine d’année, toujours célibataire, reste dévouée aux autres : c’est une femme aimable au tempérament effacé. Son manque de détermination lui a causé la perte de Frederick, ce qu’elle regrette, mais arrivera-t-il à lui pardonner ?

D’autres individus tels que Louisa Musgrove ou Mr Elliot font leurs apparitions et vont renforcer encore plus les questionnements et les troubles de nos héros. Le roman présente les thèmes chers à Jane Austen : la place de la femme en haute société, le mariage ou encore l’héritage et l’argent. Cette histoire m’a plu de manière générale.

Evoquons maintenant le sujet qui fâche : l’anglais. J’ai été forcée de constater que contrairement à l’autre classique lu les mois précédents (On the Road), ma lecture a été beaucoup plus difficile. J’ai vraiment eu beaucoup plus de mal à comprendre l’Å“uvre dans sa totalité et je me suis rabattue sur l’adaptation cinématographique pour me remettre les idées en place. Cela ne signifie pas que je n’ai rien compris à l’Å“uvre, mais certaines zones d’ombres m’empêchaient une compréhension optimale. Je pense que ceci est dû à un vocabulaire et un style d’autant plus soutenu et complexe (On the Road était une Å“uvre du XXs, ici on est sur du XIXs). Personnellement, je suis déçue de ne pas avoir eu une lecture claire et linéaire mais cela n’est en rien une faute à l’Å“uvre de Jane Austen, uniquement à un manque de compétences de ma part. Je conseille donc ce roman à des habitués de la lecture en VO, qui se sont déjà confrontés  Ã  plusieurs textes littéraires.

Persuasion, est vraiment une très bonne lecture pour tous les amoureux de la littérature anglaise du XIXéme siècle où la romance se charge de dilemmes et obéit aux règles d’une classe privilégiée !


anywhere

On the road

02:29

 de Jack Kerouac


“What’s your road, man ? – holyboy road, madman road, rainbow road, guppy road, any road. It’s an anywhere road for anybody anyhow.”, On The Road, édition Penguin

On the Road est une fiction et une autobiographie de Jack Kerouac et son cercle d’ami formant la Beat Generation, des précurseurs des hippies et des fervents défenseurs de la liberté. Sal Paradise alias Jack Kerouac, jeune et innocent étudiant décide de tailler de la route, aux côtés de l’exubérant et givré Dean Moriarty à travers les Etats-Unis. Les deux hommes vont aller de rencontre en rencontre ; ils vont explorer leur liberté individuelle et dépasser leurs limites en mêlant l’écriture, le voyage, le jazz, l’alcool, les drogues et le sexe.

Je m’attendais à découvrir le continent américain, ses villes et l'ambiance d'un road-trip. Cette attente fut largement comblée. Les personnages ne paraissent pas avoir de domicile fixe, ils errent dans des lieux divers, se lassent puis reprennent la route à la recherche d’une attache, d’une famille ou d’un père. Peu d’argent en poche, Sal passe de petits boulots en petits boulots pour payer ses prochaines escales. C’est un périple qui se joue au jour le jour, les protagonistes suivent une morale « carpe diem », profitant de l’instant présent et des délices de la vie. La dimension poétique de l’Å“uvre s’opère  dans la beauté des paysages, Kerouac capture ces décors avec volupté.



Leur errance est aussi présente émotionnellement, Sal, tout comme Dean, ne restent pas accrochés à leurs conquêtes amoureuses : ils comblent leurs désirs puis ils partent. Dean entretient des relations plus éphémères et moins réelles que Sal. Sal montre tout même une certaine loyauté et affection à ses aventures, tout en savant que rien n’est durable. Le personnage principal est très touchant même si sa dévotion pour Dean me paraît parfois excessive : il défend le comportement malsain, insensible et un peu fou de son ami, il accepte ses infidélités et voit en lui un modèle. Il ne reconnaît que tardivement l’irresponsabilité de Dean et sa folie.

Au cours de ces 300 pages, de nombreux personnages différents, plus ou moins importants défilent et s’enchaînent. Je dois avouer que j’ai été un peu perdu pour reconnaître l’identité de chaque personnage. Cette énumération aboutit également à un manque d’attachement à ces individus. On assiste à l’évolution de certains d’entre eux (en 3 ans), formant une famille et s’engluant dans une stabilité et une forme d’ennui, contrairement à Sal et Dean qui n’acceptent pas l’avancée des années et le passage à l’âge adulte, montrant l’immaturité des jeunes hommes. Le personnage de Dean reste le plus perturbant, il englobe presque plus le récit que Sal, ses sautes d’humeur et sa folie grandissent au fil du roman. C’est un personnage qu’on aime au départ pour son décalage et à la fin on le hait pour ses actes ; on a presque pitié de cet homme qui tente d’atteindre un idéal en fuyant toute réalité.


Je ne cache pas que l’anglais m’a posé un peu plus de problème que les livres contemporains comme Hunger Games. On retrouve un style d’écriture plus nuancé, travaillé, et un vocabulaire davantage affiné. Cependant le texte ne m’a pas causé de problèmes de compréhension. Je conseille la lecture en VO pour des personnes qui se sont déjà confrontés à des extraits littéraires en anglais.

 Si vous souhaitez vivre un road-trip aux Etat-Unis pour un prix imbattable, côtoyer une jeunesse en quête des plaisirs de la vie et, découvrir une amitié inhabituelle alors plongez (dans) On The Road !


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