2019

Sissi, une femme au delà du conte de fées

06:17

de Giorgia Marras (ed. Steinkis)

Sissi. Quand j’attends ce nom, je vois le visage de Romy Schneider et sa robe bleue, les roses à la main le jour de l’annonce de ses fiançailles. Je vois le tableau du peintre Franz Xaver Winterhalter avec cette impératrice à la robe voluptueuse, cette chevelure en couronne tracée par des fleurs blanches. Sissi, je la connais depuis mon enfance. J’admirais son goût de liberté, son entêtement, sa beauté, ses robes majestueuses. Puis, j’ai découvert la femme derrière le mythe. Derrière le voile cristallisé du cinéma.

Une femme prisonnière d’une cage dorée. Un oiseau sauvage fermé entre quatre murs. Une jeune fille qui se bat pour faire entendre sa voix d’impératrice et ses opinions politiques. Un cour impériale hostile. Un corps athlétique, un cœur malheureux, une chevelure de 5 kg, véritable une torture au quotidien, cette impératrice à la beauté mondiale était une femme complexée par son image et son poids.

Toutes ces vérités, que l’on ignore (ou pas), se dessinent au fil des planches de cette bande dessinée. Le ton sépia prend tout son sens. Il retranscrit les difficultés et les désillusions de l’impératrice. Il s’oppose aux traits doux et ronds de Giorgia Marras qui s’apparentent à la douceur des contes de fées. Les moments clés ne sont pas épargnés. Néanmoins, des longueurs ralentissent le récit et l’autrice désoriente son lecteur avec des transitions trop abruptes. Plusieurs fois, j’ai tourné et retourné les pages pour comprendre le fil de la narration.

Cette bande dessinée n’est pas l’histoire d’une princesse mais le conte d’une femme avant-gardiste et déchue.

chronique

daisy jones and the six

11:49

de Taylor Jenkins Reid (ed. Charleston)


Ça commence avec 2 accords de guitares. 2 échos distincts. Qui se répondent, se cherchent sans se trouver. Deux accords qui étouffent le brouhaha mélodique formé par la basse, le clavier et les percussions en fond. Deux notes que le guitariste décide d’unir. C’est la naissance d’un des groupes de rock les plus mythiques des années 70.

Daisy Jones et Billy Dunne sont comme ces deux notes de guitare. Des leaders. Des étoiles qui aspirent toute la lumière autour d’elles. Elles sont hypnotiques et chaotiques car derrière leur voile magnétique, on y découvre un trou noir.

Daisy est la Cendrillon du groupe Téléphone. Elle « est la plus jolie des enfants ». Ignorée par ses parents, elle s’en va « sur son cheval blanc ». Elle « commence à boire, à traîner dans les bars » et c’est tout qu’il a suffi pour « la changer en junkie ». Cette Cendrillon rebelle ne se laisse pas marcher sur les pieds (merci de rire à ce jeu de mots pourri) : elle se bat pour chanter ses compositions et balaie d’un revers de mains les paroles naïves qu’on lui impose.

Billy est l’idole des foules et des femmes.  C’est une rockstar. Le meneur des Six. Il chante. Il compose. Il dirige. Et les autres suivent. Jusqu’à ce que le phénomène Daisy Jones s’invite dans la bande.

J’étais hyper impatiente de replonger dans l’écriture de Taylor Jenkins Reid. Une nouvelle fois, elle berne son lecteur à la perfection. Un décor authentique. Une narration inédite, construite sous forme d’interview où les voix des personnages se mélangent, donnent leur perception de l’histoire et la chute de ce groupe emblématique. Très souvent, les discours et les points de vue divergent sur un même évènement (parce que on vit et on perçoit tous les choses différemment). On y croit tellement qu’à la fin, on fredonne l’air de ces chansons qui n’ont jamais existé. Et on s’imagine nos grands parents danser sur ces hits imaginaires. L’autrice nous offre même à la fin de notre lecture les paroles de toutes les chansons qui ont rythmé le roman.



Cette minutie pour nous impliquer dans son univers se retrouve aussi dans la construction de ses personnages. Les trois héroïnes principales rayonnent. Elles gravitent autour d’un cercle majoritairement masculin et une industrie musicale patriarcale. Daisy est l’enfant abandonnée qui se métamorphose en interprète-compositrice acharnée et en figure d’obsession. Karen est la musicienne ambitieuse sans attaches. Camilla est la femme, la mère et l’épouse, prête à tout pour obtenir ce qu’elle veut. Un écho féministe résonne entre les lignes. Je me suis attachée à ces trois femmes et à l’évolution de leurs histoires. J’ai aussi énormément apprécié le respect et l’amitié qui se tissent entre elles. (girls support girls)

Je retiens le combat de Daisy pour défendre son art et ses textes dans cette industrie musicale sexiste (et qui clairement n’a pas trop changé quand on sait qu’il y a quelques mois Taylor Swift a perdu les droits de ses 6 albums à la suite d’un contrat signé à l’âge de 15 ans).

L’autrice en profite pour démystifier cette représentation idéalisée que l’on a du monde du rock. Elle montre le revers de cette fameuse maxime « sex, drugs and rock’n’roll », glamourisée depuis les années 1970, en développant le thème des addictions qui affectent les personnages. Tout comme The Seven Husbands of Evelyn Hugo, on est témoin d’une phase plus sombre de la célébrité et des paillettes.

Mon concert des Daisy Jones and the Six était électrique, authentique, poignant et féministe mais il lui manque cette force scénaristique et ces ascenseurs émotionnels qui m’avaient retourné pendant ma lecture de son précèdent roman.

Je suis impatiente de retrouver le groupe pour sa prochaine tournée sur sa seule et unique date sur Amazon Prime très bientôt.

Et si, c’était une chanson ? :

-       Le roman : 𝒶𝓂𝑒𝓇𝒾𝒸𝒶𝓃 𝓅𝒾𝑒 - 𝒹𝑜𝓃 𝓂𝒸𝓁𝑒𝒶𝓃

-       Daisy Jones : 𝒸𝒽𝑒𝓇𝓇𝓎 𝒷𝑜𝓂𝒷 - 𝓉𝒽𝑒 𝓇𝓊𝓃𝒶𝓌𝒶𝓎𝓈

-       Billy Dunne : 𝓈𝑜𝒷𝑒𝓇 - 𝑒𝓁𝓁𝑒 𝓀𝒾𝓃𝑔

(retrouve la playlist complète sur instagram !)

𝕕𝕒𝕚𝕤𝕪 𝕛𝕠𝕟𝕖𝕤 𝕒𝕟𝕕 𝕥𝕙𝕖 𝕤𝕚𝕩

tw: addictions / drogue / alcoolisme / avortement


2019

The seven husbands of Evelyn Hugo

05:19


de Taylor Jenkins Reid

The seven husbands of evelyn hugo, c'est comme regarder dans une vieille caméra. Traverser le temps. Sur cette couverture de magazine en noir et blanc elle fascine les hommes et les femmes qui jalousent et envient sa beauté. On spécule sur ses relations, ses mariages, sa sexualité. Après tout c'est une actrice, alors sa vie ressemble obligatoirement à une série dramatique. Mais que se cache-t-il derrière Evelyn Hugo : cette icône sensuelle et avant-gardiste d’origine cubaine ? C'est à l'âge de 70 ans qu'elle révèle au monde la vraie femme qui se trouve derrière ce nom célèbre et le secret de ses 7 mariages. Ce secret est l'histoire de l'amour d'une vie qu’elle raconte pour la première fois à Monique, une journaliste tout juste divorcée.

Je vous vois déjà taper dans votre moteur de recherche : "Evelyn Hugo" et vous dire "comment j'ai pu passer à côté de cette légende des années 50 ?". Evelyn et son histoire ne sont que le fruit de l'imagination de Taylor Jenkins Reid. Je vous rassure on se fait tous avoir et on espère trouver une photo d’Evelyn aux côtés de Marilyn Monroe ou d’Elizabeth Taylor. Tout au long de cette lecture on s’y prend à y croire tellement la cadre historique est bien construit. De nombreuses coupures de journaux permettent d'ailleurs de renforcer cette authenticité historique.

Vous pensez être que cette histoire n'est qu'une romance historique ? Encore une fois vous vous trompez.

Evelyn est l'un des personnages les plus complexes et féministes que j'ai eu l'occasion de rencontrer. Elle connaît ses atouts. Elle en joue pour s'élever dans une société et industrie artistique patriarcales. C'est un personnage très intelligent qui comprend très vite dans quelle image on veut l'enfermer et elle décide de tirer les règles d'Hollywood à son avantage. Jamais elle ne se laisse dicter ses choix et elle n'hésite à manipuler et blesser pour protéger sa vie privée ou sa carrière. Elle n'est pas parfaite, elle fait preuve d'égoïsme, d'opportunisme. Elle est humaine. Tous les personnages sont d'un grand réalisme et ils vont toucheront en plein cœur (petite dédicace à Harry et Célia).



J'ai toujours été fasciné par les coulisses de films ou l'envers du décor. Ici, Hollywood est un héros à part entière. Quand le réalisateur crie "and….cut !", que les caméras se coupent et que les lumières s'éteignent un univers bien moins glamour s'offre à nous.  À Hollywood, tout est orchestré, préparé, scénarisé pour offrir aux magazines des histoires qui seront des sources de commérages sur la plage. À Hollywood on ne peut pas aimer qui on veut alors on se met en scène avec un autre, on cache ses bleus sous du maquillage ou on se teint les cheveux et on perd son accent pour rentrer dans le moule.

Des sujets forts apparaissent dans le roman et ils sont traités avec une grande justesse : les violences conjugales, le racisme, le sexisme, l'homosexualité, la bisexualité, la sexualisation de la femme. On passe de l'autre côté de l'écran et on découvre le revers de la célébrité : la solitude, l'appât du gain, la soif de la reconnaissance et cet effort constant pour protéger sa vie privée et sa réputation en s'enfermant dans un rôle. L'écriture de Taylor Jenkins Reid retranscrit magnifiquement bien les sentiments d'Evelyn Hugo, cette jeune cubaine de New York qui quitte un père oppressant et découvre le cinéma, le succès et l'amour à Los Angeles mais aussi la perte, le mensonge et la manipulation.

Tous les personnages qui entourent Evelyn sont d'une grande diversité et complexité. Monique, la journaliste, reste peut-être le personnage le plus discret et le moins pertinent même si Evelyn Hugo ne l'a pas choisi pour écrire sa biographie par hasard.

Ce roman ne vous laissera pas indemne. Et il est aussi beau à lire que destructeur. Préparez-vous aux derniers chapitres car ils donnent de sacrés coups.

Je ne peux vous inviter à faire un tour dans les années 50 pour découvrir la vie insoupçonnée et bouleversante d'Evelyn. J'attends la sortie française avec impatience en attendant je vous conseille la version originale ou l'audiobook. 


2018

La voleuse de livres

09:04

de Markus Zusak


« Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenu. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? Au moins que ce ne soit son secret...  Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres. », La Voleuse de Livres, édition Pocket

Une odeur de feu. Des cendres volent, aussi lumineuses que des lucioles, aussi piquantes qu’un serpent. Elles s’échouent sur les pavés. Maintenant froides et poussières, elles marquent de noir peau et habits. En fond, des bruits lourds ricochent sur les murs : des bombes tombent. Des drapeaux nazis se balancent silencieusement au bord des fenêtres, les rues gardent le souvenir des pieds fatigués et des âmes squelettiques qui ont traversé la ville comme des trophées ou des avertissements pour le peuple allemand. Sur la place, une lueur rougeâtre éclaire la nuit : le papier brûle, des bibliothèques entières se métamorphosent en milliers de particules étouffantes et insignifiantes. Elles emportent avec elle : le savoir et la liberté de l’esprit. Une ombre s’éloigne furtivement de cette montagne ardente. De de la fumée s’échappe de son manteau : une vive chaleur mordille sa peau, mais ce n’est rien comparé à la flamme qui lui tiraille les entrailles : sauver un livre du feu, désobéir aux ordres, et surtout au Führer. Cette petite silhouette se prénomme Liesel, une jeune orpheline allemande, recueillie par une peintre joueur d’accordéon au grand cœur et son épouse qui cache ses émotions derrière des airs de marâtre. Pour Liesel, c’est une nouvelle famille et une nouvelle vie qui se présentent à elle dans un monde où la puissance d’Hitler terrifie l’Europe. Le monde s’effrite, s’approche du chaos cependant au bord de la falaise une lumière à peine visible se dessine dans le brouillard. Malgré les intimidations, les restrictions, les défilés militaires et les parades humiliantes des prisonniers juifs dans la ville, une chose persiste : les mots. Des mots plus forts que les armes. Une leçon que retiendra Liesel toute sa vie. C’est dans cette atmosphère terrifiante et incertaine qu’elle découvre la lecture. Un vol anodin et spontané scelle à jamais l’union de la fillette avec les mots : des mots qui  élargissent l’esprit, des mots, symboles de fraternité, pour résister contre l’oppression et l’intolérance. Des mots qu’elle sauve des flammes et qui la sauvent en retour. Telle est l’histoire de la Voleuse de Livres.

Depuis bien longtemps j’avais été intrigué par ce titre et cette dénomination : « voleuse de livres ». Magnifique et mystérieux. Avant de tourner les pages de ce roman, j’ignorais complètement que j’allais me prendre une claque. Une belle claque pour terminer l’année 2017. Une sensation finement douloureuse et pourtant révélatrice. On ferme le roman tout étourdi et envahi d’un sentiment beau et douloureux. Mon expérience de lecture s’est révélée aussi puissante et bouleversante qu’une gifle. La Voleuse de Livre ne s’oublie pas. On s’en souvient pour sa peinture à la fois cruelle, injuste, véritable et belle de la vie. Elle illustre les conséquences d’un monde noyé dans le totalitarisme. J’ai terminé ce livre la gorge nouée,  les milliers d’émotions qui m’ont assaillie lors des derniers chapitres –révolte, haine, pitié, tristesse, apaisement- m’ont complètement sonnées. Parler de mon ressenti,  de mes sentiments est peut-être trop abstrait, trop maladroit pour une chronique littéraire, pourtant il m’est impossible de ne pas le partager. Mon ton est peut-être trop dramatique mais je n’ai jamais été autant secouée par un livre, jamais. Oh et puis tant pis pour les surplus de « peut-être » et de « trop », car pour moi la Voleuse de Livres se vit plus qu’il ne se lit. L’expérience de lecture est une étape clé dans la réception de cette œuvre. Ce roman fait vivre émotionnellement beaucoup choses et je trouve cela indispensable de le mentionner.

L’émotion est toujours là, présente. Même glacée et dissimulée sous l’enveloppe sèche de la Mort. L’histoire de Liesel est entrecroisée avec une narratrice tout à fait inédite : la Mort elle-même, qui voit les champs de batailles se transformer en mare de sang, et les corps épuisés pousser leur dernier souffle face contre terre. Le ton de ce personnage est froid, neutre, imperturbable. Ce choix narratif m’a dérouté et mêlé au style de Markus Zusak j’ai dû attendre les cents pages pour entrer pleinement dans le récit et ne pas le lâcher. Donner la voix du narrateur à la Mort m’a d’abord mise à distance avec le texte, j’avais l’impression d’être aussi insensible qu’elle à l’égard des personnages, que sa froideur empêchait toute empathie pour Liesel et ses proches. Puis, le récit avance, le style de l’auteur se déroule plus facilement dans mon esprit, et cette froideur de la Mort, qui fait écho à la barbarie d’une société totalitaire, se dissipe quand les livres s’invitent dans le quotidien de Liesel. Soudain, des couleurs apparaissent, des rires, de l’amitié, de la solidarité, et une vague d’espoir éclatent au creux des pages –lues par Liesel et par nous, lecteur devant ce récit- . Et enfin un lien se tisse avec le roman et ses héros.


La Voleuse de Livres est un petit chef d’œuvre, un roman intemporel, ancré dans un fond historique qui illustre magnifiquement bien le pouvoir des mots et de l’écriture.  Qui aurait cru qu’une fillette cachant un livre contre sa poitrine serait une image de liberté et de résistance, cette petite lumière d’espoir qui traverse le brouillard épais de la guerre ? 

 COUP DE COEUR

Gwendoline

2016

Cité 19

11:35

de Stéphane Michaka

TOME 1 VILLE NOIRE


« Que faisait le père de Faustine à minuit au sommet de la tour Saint-Jacques ? Et qui l'a précipité dans le vide ? Convoquée pour identifer le corps, Faustine ne reconnaît pas les mains de son père. Persuadée qu'il a été kidnappé par une secte mystérieuse, elle se lance sur la piste d'un inquiétant personnage. Elle suit l'homme dans une station de métro, trébuche, perd connaissance et se réveille... 150 ans plus tôt ! Pour Faustine, c'est le début d'une série d'aventures, aux confins du thriller, de la science-fiction et de l'Histoire. », Cité 19, édition Pocket Jeunesse

Mêler Histoire et science-fiction semble paradoxal et pourtant Stéphane Michaka relève ce défi dans Cité 19. Paris. XXI ème siècle. Faustine, passionnée d’Histoire et du XIXème siècle, est une jeune adolescente un peu pommée. Une mère absente. Un père aimant gardien au musée d’Orsay.  Elle se forge une carapace de voyou, pas très à l’aise avec son corps, elle cache toute féminité. Elle ne sait pas trop qui elle est. Se cherche. Fais des erreurs. Au moment où elle pense avoir repris son destin en main, tout s’effondre. La police lui annonce que son père a sauté d’une tour. Pourtant le corps à la morgue ne correspond pas à celui de son père. Elle décide de mener secrètement sa propre enquête et elle soupçonne rapidement l’organisation des Illuministes qui harcelaient son père en l’invitant à des soirées nocturnes étranges. Dans une course poursuite avec l’un des hommes de cette organisation mystérieuse, elle atterrit en plein Paris du XIX ème. Une allure de thriller qui se complexifie par la suite. Sans avoir le temps de crier garde, la science-fiction s’ajoute au récit. Cet élément inattendu chamboule l’histoire. L’enjeu n’est plus le même. Passé et présent se répondent, se confondent…

En quête d’une histoire sur le voyage dans le temps, j’ai été agréablement  surprise de découvrir un roman qui jongle entre thriller et science-fiction. Le tout dans un décor très vintage. L’action et l’originalité sont les points majeurs du roman ; et j’admets être impatiente de savoir comment cette histoire va se terminer.


J’ai eu un peu de mal avec les personnages au départ mais ensuite j’ai commencé à apprécier l’héroïne principale : Faustine. Son originalité et son côté androgyne interpellent. Elle se fond avec une immense facilité dans ce Paris de 1800. Un monde où elle a sa place. Où le bac n’est plus la priorité. De nouvelles aventures. De nouvelles rencontres. Qui sont parfois un peu précipitées, notamment celle avec Marion. Les meilleurs amis de Faustine, Morgane et Vikram sont les personnages qui m’ont le moins séduite, ils manquaient de sympathie, de sincérité pour ma part. Néanmoins leur présence dans le récit reste mineure. De nombreux portraits défilent, chacun avec une histoire, une position sociale, un enjeu ; cette grande diversité m’a plu. Tant de personnages que croisent Faustine dans son périple, et qui influencent ses actes. Des actes qui pourraient s’avérer subversif.

Par conséquent, Cité 19 plaira aux lecteurs appréciant l’Histoire et la science-fiction. Redécouvrez Paris, soyez surpris et suivez les péripéties d’une héroïne inédite ! 


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