2016

Si Je Reste

11:25

de Gayle Forman


« Mia a 17  ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit ami craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle. Quand tout s’arrête. Ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé un bord de la route. Un banal accident de voiture (…). », Si Je Reste, édition Pocket

Quand la guitare rencontre le violoncelle. Quand musique classique et musique rock se tiennent la main. Mia, jeune adolescente de 17 ans, est une violoncelliste prometteuse. Des parents anciens punks. Un petit frère turbulent .Elle fait figure d’exception, cachée derrière son instrument et très éloignée de l’excentricité de sa famille. Néanmoins sa passion pour la musique les rassemble. C’est cette même passion qui va la lier à Adam : le jeune rockeur populaire de son lycée. Un matin d’hiver tout bascule : Mia, son frère et ses parents ont un violent accident de voiture. A cause d’un phénomène inexplicable, Mia se détache de son corps et assiste, impuissante, aux conséquences de ce tragique accident. Pendant une journée, elle se remémore les derniers Ã©vénements chocs de sa vie et des instants précis de son enfance. A la fin, un choix s’impose : rester ou partir ? Vivre ou mourir ?

Vous ne vous pouvez pas vous imaginer comment ce film m’a fait pleurer. Quand j’ai vu la bande annonce pour la première fois j’en ai eu des frissons dès que « Say Something » de Great Big World a résonné et je ne m’attendais pas à un film aussi dramatique. J’avais aimé cette histoire pas seulement à cause de sa dimension sentimentale ou pathétique mais surtout pour l’importance accordé à la musique. Et j’ai adoré retrouver cette accent mis sur la musique dans le roman initial de Gayle Forman. C’est d’ailleurs l’un des atouts du livre : il ne réduit pas le récit à une histoire d’amour entre deux musiciens –comme a tendance à faire le film- mais plutôt aux vies de plusieurs individus autour de la musique. L’auteur joue avec deux empreintes musicales qu’on oppose systématiquement pour les réunir avec deux personnages très différents. Le roman suit avec plus de précision la formation musicale de Mia et l’évolution de sa relation avec le violoncelle ;  même si le film donne une intensité absente dans le texte grâce au son et à des scènes inédites. Je pense notamment à l’audition de Mia et au plafond qu’Adam reproduit dans sa chambre.

Le roman est très court et la rapidité de la trame se fait sentir. Certains éléments peuvent étonner. La scène où Mia découvre les dégâts de l’accident, manque cruellement d’émotions. La jeune fille nous décrit la vision d’horreur auquel elle est confrontée et pourtant elle passe très vite sur autre chose. Est-ce une façon d’exprimer l’état de choc de la jeune fille ? Peut-être ; mais face à une situation aussi tragique, je doute de la vraisemblance de cette réaction. Et c’est là où la tonalité larmoyante du film a un intérêt : sur cette même scène, je trouve la prestation de Chloé Grace Moretz beaucoup plus réaliste et émouvante. Le film a respecté les grandes lignes du roman alors pas de grandes surprises. C’est une très belle histoire d’amour, une belle histoire de musique ; une histoire de vie : la vie avec ses surprises, ses cadeaux, ses obstacles, sa beauté et sa noirceur.

« Dans la vie, il faut parfois faire des choix, et parfois ce sont les choix qui te font. » (p151)


Gwendoline

2015

Le Cercle Littéraire Des Amateurs Des Épluchures de Patates

14:06


de Mary Ann Shaffer & Annie Barrows


« Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? […] De lettre en lettre, Juliet découvre l’histoire d’une petite communauté débordante de charme, d’humour, d’humanité. », Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, édition Nil

J’avais aperçu pas mal d’articles sur ce livre mais jamais je ne m’étais attardée dessus, il n’était même pas dans ma wishlist. Pourtant quand je suis tombée dessus dans un magasin de brocante, je n’ai pas hésité à me jeter dessus. Comment avais-je pu oser ne pas le placer dans ma liste de mes envies ?! Je ne regrette absolument pas cet achat, car j’ai passé un agréable moment aux côtés de Juliet et les membres du Cercle Littéraire de Guernesey.

La première chose qui vous interpelle quand on a ce livre entre les mains, c’est son titre bien entendu. Un titre assez long et qui fait sourire. Ne vous attendez pas à ce que je vous révèle les faits qui peuvent se dissimuler derrière « ces amateurs d’épluchures de patates », non, non, à vous de le découvrir chers amis.

Assez de cachotterie, commençons par le début. Le monde émerge peu à peu de la Seconde Guerre Mondiale. Ici, l’histoire se concentre sur Londres et les îles Anglo-Normandes qui bordent le nord de la France. Nous faisons connaissance de Juliet, une jeune écrivaine qui fait la tournée des librairies pour présenter son livre « Izzy Bickerstaff s’en va-t-en guerre », qui a fait rire les anglais pendant les temps de guerre. Cette jeune femme, seule après un échec amoureux, vit pour ses livres, elle les préfère même aux hommes parfois ! Elle mène une vie assez simple mais impliquée à Londres, et, son cercle d’amis se limite à Sophie et son frère Sidney, qui est aussi l’éditeur de ses romans. Pour autant, son quotidien va être bouleversé lorsqu’elle va commencer à correspondre avec un certain Dawsey, un habitant de Guernesey, membre du Cercle Littéraire d'épluchures de Patates. La curiosité va pousser Juliet à en savoir plus sur ce cercle. Et, à partir de là, va s’en suivre une correspondance presque journalière entre les deux individus. D’autres lettres et d’autres membres vont se rajouter ; et la vie de Juliet ne va plus être la même. 



Tous les personnages sont attachants à leur manière mais je vais cibler mon avis sur Juliet. Cette jeune femme donne une vraie bouffée d’air frais au roman par son humour, sa légèreté et son talent pour retranscrire les faits. Cependant, elle n’en est pas moins sérieuse, responsable et impliquée quand un projet ou une relation lui tient à cÅ“ur. En parallèle de l’intrigue, il est distrayant de suivre les histoires de cÅ“ur de notre héroïne.

Ensuite, les séquelles de la guerre demeurent présentes dans l’Å“uvre, aucun des personnages n’est épargné, et chacun évoque au travers des lettres son expérience personnelle. On retrouve des Ã©vénements durs, Ã©mouvants sur les conditions de vie durant l’Occupation, le travail forcé, les camps. Mais on peut aussi voir apparaître des thèmes moins évoqués comme la relation que pouvait entretenir les allemands avec les anglais, des relations qui ne sont pas toujours si simples ou telles qu’on pourrait le croire. Tous les allemands n’étaient pas des êtres sanguinaires, privés d’humanité et tous les habitants de Guernesey (occupée pendant la guerre) n’étaient des êtres résistants et hostiles à toute collaboration avec l’ennemi. Ces exemples cités, bien que fictifs (j’imagine, excusez mon manque de recherche de ce côté-là), donnent une vraie authenticité, et humanité à ce roman. Un portrait de l’homme tel qu’il est avec ses faiblesses et ses qualités. Des personnages vous toucheront plus que d’autres, certaines histoires émeuvent fortement, on ne peut rester insensibles.  

Ce roman épistolaire est un coup cÅ“ur pour le moment agréable qu’il m’a fait passer : il m’a fait rire, il m’a amusé tout en me chamboulant émotionnellement, en illustrant les cicatrices laissées par la guerre sur les hommes ! 

COUP DE COEUR

book

The Agency (tome3)

04:29


de Y.S Lee


« HIVER 1860. Nouvelle mission pour Mary, et pas des moindres : la reine Victoria en personne a fait appel à Agency pour découvrir qui, parmi son entourage, dérobe jour après jour les objets d’art de Buckingham. », The Agency : Les Secrets du Palais, édition Nathan


Cette série dont on parle si peu sur la blogosphère est une de mes préférées. Des enquêtes. Une jeune espionne au caractère bien trempée. Et l’époque victorienne en toile de fond. Cela fait maintenant deux ans que Mary Quinn est membre de l’Agency, une agence secrète composée de détectives exclusivement féminins. Après avoir incarnée la dame de compagnie, puis le jeune apprenti de chantier, on la retrouve dans ce troisième tome en tant que domestique à Buckingham Palace. La reine Victoria a besoin de ses services suite à la disparition mystérieuse de nombreux objets d’art. Mais son enquête va se révéler plus compliquée que prévue quand un événement sanglant et inattendu touche de près la famille royale. Mary va donc devoir évoluer dans ce monde de la haute société sans se faire démasquer, où commérages et secrets sont étouffés. Pour ne rien arranger, son travail d’investigation va être chamboulé par l’impertinent James embauché pour effectuer des travaux dans les sous-sols du palais. Depuis déjà deux tomes, ces deux-là se cherchent et se retrouvent, à la fois partenaires et ennemis, ils se taquinent sans cesse sans jamais s’avouer leur attirance mutuelle. Dans ce dernier tome, leur relation évolue pour de bon même si les taquineries sont toujours de mise entre eux. En parallèle, Mary se retrouve confrontée à son passé et, pour la première fois, son enquête la ramène à ses racines qu’elle pensait oubliées. Alors elle se retrouve à choisir entre ses sentiments et une résolution objective de son investigation.

La jeune héroïne va se confronter à différents personnages qui l’aideront dans sa recherche ou lui mettront des bâtons dans les roues. Tout le monde est suspecté. Même les domestiques. L’auteur nous fait suivre l’enquête aux côtés de Mary, comme elle nous amassons les preuves et on fait des théories pour découvrir la vérité. On a beau essayer de deviner on reste surpris à la fin. J’apprécie énormément cette série pour l’action et l’accélération du rythme qui s’opèrent lors du dénouement. On s’inquiète pour les personnages et on se demande comment ils vont sortir de leur galère. Le personnage de la reine Victoria m’a assez marqué, même si on nous dresse l’image idéalisée d’une reine courageuse et d’une mère aimante, j’ai trouvé le personnage attachant et un peu inattendu dans ses actions et ça m’a plu.


Concernant l’Agency, ce tome nous promet un tournant majeur pour majeur pour Mary dans cette organisation, qui devra faire un choix déterminant pour sa carrière d’espionne, mais je n’en dis pas plus il faudra lire le livre pour savoir de quoi il s’agit.

Ensuite je pourrais vous écrire des pavés pour vous expliquer à quel point j’aime énormément James, la relation qu’il entretient avec Mary, mais je préfère vous laissez découvrir par vous-même cette histoire et ces personnages. Je pense que ce qui m’attire dans cette série de livres c’est que l’on retrouve une héroïne indépendante, forte, curieuse et courageuse qui préfère se salir les mains que de discuter autour d’un thé avec des femmes de haute société (sauf si son enquête l’y oblige bien sûr !).

Alors n’hésitez-plus, foncez en librairie et allez découvrir cette série riche en aventure, enquête et romance dans lequel on retrouve une orpheline détective du XIXème qui n’a pas froid aux yeux et qui chamboule le monde londonien en dévoilant les vérités cachées ! 

COUP DE COEUR

Instagram

Popular Posts

Like us on Facebook

Flickr Images