2017

Comme par magie

13:08

de Elizabeth Gilbert


« Depuis près de dix ans, des milliers de lecteurs de par le monde ont été inspirés et influencés par les livres d'Elizabeth Gilbert. Aujourd'hui, l'auteure puise dans son propre processus de création pour partager avec nous sa sagesse et son point de vue unique sur la créativité, et nous encourage à aller à la recherche de notre inspiration. Elle nous montre comment capturer ce que nous aimons le plus et comment tenir tête à ce qui nous fait le plus peur ; évoque les attitudes, les approches et les habitudes dont nous avons besoin pour vivre notre vie de la façon la plus créative qui soit. », Comme par magie, édition Le Livre de Poche

On connait tous le mot « créativité ».  On est tous capables de le définir en quelques phrases. Elizabeth Gilbert, elle, a décidé d’y consacrer un roman entier. Comme par Magie est un livre d’épanouissement personnel pour « vivre sa créativité sans la craindre ».

Pour la première fois, je me lançais dans la lecture d’un ouvrage de ce genre. Quel émerveillement, quelle révélation ! Je méconnaissais totalement Elizabeth Gilbert et maintenant je n’ai qu’une envie : découvrir son Å“uvre Mange, Prie, Aime qui a fait son succès et qui a même été adaptée au cinéma. Ici, l’auteur offre un regard unique sur le phénomène qui entoure la création (cette création peut être multiple : littéraire, artistique, poétique etc). Elle retrace toutes les étapes de la création, de la captation de l’idée, à son acceptation et sa persistance. Tous les doutes, les préjugés, les motifs qui assaillent l’individu dans son processus créatif sont évoqués. Une certaine magie accompagne son discours. Elle parle elle-même de « Grande Magie » lorsque des coïncidences artistiques incroyables se croisent ou quand nous sommes envahis par cet élan incontrôlable, par cette Idée qu’il faut saisir sur l’instant. Elizabeth Gilbert nous apprend à vivre notre créativité différemment. De l’intérieur. Accepter nos peurs, nos doutes, nos expériences personnelles, notre égo, et établir une harmonie dans cette rivière de sentiments chaotiques.

Je ne vais pas vous mentir ; ce livre est une pure tuerie ! Je n’ai pas pu m’empêcher de garnir les pages de post-its tellement son écrit regorge d’extraits inspirants et motivants. Vous savez, c’est le type d’Å“uvre qu’on range dans un endroit précis car on sait que tôt ou tard, on aura besoin d’y retourner, de s’y reporter ou même s’y reposer. L’éclat de ce roman est que ce n’est pas une simple Å“uvre théorique, un modèle à suivre où l’auteur débite, par exemple, que pour ne plus avoir peur de créer il suffit de prendre son courage à deux mains. Non. Il y a quelque chose de beaucoup plus sentimental, personnel et rassurant dans l’écriture d’Elizabeth Gilbert. Chaque raisonnement qu’elle développe est agrémenté d’anecdotes personnelles, de citations ou d’un fait inédit toujours en rapport avec l’art et le monde de l’écriture. Je l’imaginais, assise en face de moi, dans un café, et elle me parlait de son expérience, et me confiait sa propre définition de la créativité et de la manière dont on pouvait l’atteindre.

Simple. Apaisant. Motivant. Magique. 4 mots qui résument mon état d’esprit pendant et après ma lecture.

Comme par magie, Elizabeth Gilbert embarque son lecteur dans sa vision positive de la création. Elle le prend doucement par la main, elle lui ouvre les yeux sur le chemin qu’il doit parcourir, sur les harmonies qu’il doit trouver ; tout en s’arrêtant de temps en temps en route pour lui raconter une histoire –son histoire à elle ou celle des autres-.
 COUP DE COEUR 
(et un livre que je vais garder près de moi longtemps)
Gwendoline

2017

La Bibliothèque des Coeurs Cabossés

13:45

de Katarina Bivald


« Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. », La bibliothèque des cÅ“urs cabossés, édition J’ai Lu

Une Bridget Jones libraire, un peu moins drôle et gaffeuse que l’originale. Un petit coin pommé aux Etats-Unis. Une rencontre littéraire qui se transforme en mission pour redonner vie à une petite ville éteinte. Une histoire d’amour  pas vraiment mémorable. Et des tonnes de livres. On mélange le tout et on obtient La Bibliothèque des CÅ“urs Cabossés de Katarina Bivald.

Sara approche de la trentaine et sa vie n’a rien d’un roman d’aventure. Cette suédoise mène une existence tranquille –pour ne pas dire ennuyeuse- entre son job de libraire et ses livres qui remplissent son appartement. La lecture est son unique activité ; avec un livre à la fois ami, compagnon et amant, elle se rassure en se disant qu’elle comble son manque de sociabilité par les milliers de vies que lui procurent ses romans favoris. La chose la plus folle qu’elle n’ait jamais faite, c’est correspondre avec une lectrice à l’autre bout du globe : Amy Harris, une vieille américaine, figure emblématique de sa petite ville, Broken Wheel (« La Roue Cassée »). Alors quand Sara perd son emploi après la fermeture de sa librairie, elle débarque sur la terre des cow-boys et des mangeurs d’hamburgers pour rendre visite à Amy. Seulement une fois arrivée, c’est le drame : Amy est décédée ! Elle se retrouve seule, au milieu d’étrangers à l’affût de la moindre nouveauté, et doit assister à l’enterrement de son amie. Sara va devoir faire face cette étrange situation ; et, toujours protégée derrière les couvertures de ses livres, elle va faire la connaissance de cette ville et de ses habitants dont Amy parlait tellement dans ses lettres. Et si Sara était cet oiseau rare qui éloignerait des nuages gris les volatiles de Broken Wheel ?

Un livre qui parle de livres. Je ne pouvais qu’être séduite. Et même si j’ai apprécié la compagnie de Sara et des habitants de Broken Wheel, plusieurs éléments n’ont cessé de perturber ma lecture. Le premier : les longueurs. Ce livre aurait largement mérité d’être raccourci ; j’ai eu énormément de mal à entrer pleinement dans ma lecture et à y rester. C’est un roman où l’histoire progresse tout en étant dépourvue réellement d’action. Le dénouement est assez prévisible, la romance ne m’a pas personnellement charmée mais le problème vient surtout de l’héroïne principale. Pendant les deux tiers du roman, elle dégage une passivité déconcertante. Elle accepte trop facilement la situation dramatique dans laquelle elle met les pieds, et, elle se plie sans objections aux recommandations des habitants. Sara incarne « ce second rôle » qu’elle tente de ne pas avoir dans sa vraie vie, car parfois j’ai préféré suivre les péripéties de certains personnages secondaires plutôt que les siennes.

Les traits de l’héroïne principale ternissent mon sentiment sur ce roman alors qu’il contient aussi de jolis instants. Les habitants de cette « Roue Cassée » sont aussi hétéroclites qu’intéressants ; ils sont tous liés, chacun avec une histoire particulière alourdit par des casseroles et des problèmes qui traînent derrière. De plus, ce roman a un grand pouvoir : il invite à lire. Dans notre aventure littéraire, on découvre de nombreux livres, de nombreuses lectures qui tiennent à cÅ“ur les personnages et que nous aussi on aimerait bien découvrir. Et surtout, le dénouement nous offre un beau message sur le pouvoir des livres et leurs capacités à réunir une communauté qui s’était enfermée dans une routine vieillissante.

La Bibliothèque des CÅ“ur Cabossés, c’est une liaison épistolaire qui donne naissance à une renaissance : la renaissance d’une femme perdue dans une existence morose, la renaissance d’une ville et de ses habitants qui avaient besoin de quelques livres pour retrouver une harmonie endormie. 

★ ★    
Gwendoline

2017

Réparer les Vivants

02:02

de Maylis Kerangal



"Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps". "Réparer les vivants" est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour.", Réparer les vivants, édition Folio poche

Que se cache-t-il derrière Réparer les Vivants, livre salué par la critique et récompensé de dix prix littéraire ?

Réparer les Vivants c'est que l'on peut appeler un roman à plusieurs voix : sur un créneau de vingt-quatre heures nous suivons le destin dans jeune homme, Simon Limbres et de tous les protagonistes qui gravitent autour de lui. Simon voue sa vie à l'océan et au surf : il ne peut résister à l'appel des vagues. Lui et ses compagnons de surf taillent la route à l'aube dans leur vieux van en direction de la plage pour chevaucher ces murs d'eau. Cependant le drame s'immisce dans ce rite quotidien. Simon se retrouve d'urgence transporté à l'hôpital...

Lire le roman de Maylis de Kerangal c'est plonger dans les entrailles du corps humain et toucher ce mécanisme si mystérieux, fragile et incroyable à la fois : le cÅ“ur. Ce petit organe logé dans notre poitrine qui nous assure que nous sommes bien vivants. Plus qu'une histoire sur un jeune surfeur accidenté c'est le récit d'une transplantation cardiaque. Âmes sensibles s'abstenir : nous suivons le cheminement d'un cÅ“ur de son donneur à son receveur. Entre opération chirurgicale et sentiments, le texte fourmille d’images, d'émotions mais aussi de charabia médical. Deux facettes s'offrent à nous, deux visions de voir cette transplantation : une dimension rationnelle et médicale aux côtés des médecins, chirurgiens ou infirmiers ; ou bien une approche bien moins objective et beaucoup plus impliquée quand on traverse cette opération aux côtés des proches, de la famille  ou du patient.

L'introspection au détriment de l'action. A chaque fois qu'une main touche le corps de Simon ou s'en approche, nous découvrons une histoire, une vie, un cÅ“ur dans un corps, un humain avec ces tracas, ces questions, ces pensées et ces détresses. Le fourmillement de ces esprits et les mouvements que ces êtres opèrent dans le monde s'opposent à l'immobilité de ce corps coincé sur un lit d’hôpital. La vie continue alors qu'elle paraît s'arrêter ou ralentir pour certains. C'est le cycle intemporelle de la vie : certains meurent et d'autres vivent. Et ce cÅ“ur devient le pont entre ces deux états : il disparaît d'une poitrine pour battre à nouveau dans une autre.

Ce roman est véritablement poignant, - à plusieurs reprises j'avais presque envie de vérifier si mon cœur était encore là à battre dans ma poitrine - qui montre la beauté tragique de ce geste : arrêter un cœur pour le faire battre ailleurs. Je regrette seulement les vagabondages dans la tête de certains personnages qui m'ont fait parfois décrocher de ma lecture et perdre le fil du récit de temps en temps.

Réparer les Vivants de Maylis de Kerangal est un très beau roman sur un sujet parfois délicat et méconnu. L'auteur illustre toute la complexité d'une transplantation cardiaque ; quand réparer les vivants revient aussi à dire adieux aux mourants.

Gwendoline

amitié

Beautiful Broken Things

11:26

de Sara Barnard


 Best friends Caddy and Rosie are inseparable. Their differences have brought them closer, but as she turns sixteen Caddy begins to wish she could be a bit more like Rosie – confident, funny and interesting. Then Suzanne comes into their lives: beautiful, damaged, exciting and mysterious, and things get a whole lot more complicated.”, Beautiful Broken Things, edition MacMillan

Un young-adult sans romance ? Il ne m’en fallait pas plus pour m’intriguer. Pas de triangle amoureux pour Beautiful Broken Things, mais plutôt un triangle amical. Direction Brighton, station balnéaire située dans le sud de l’Angleterre. Caddy et Rosie sont inséparables depuis leur enfance. Elles traînent toujours ensemble, s’adorent, se connaissent par cÅ“ur et rien ne peut les séparer. Du moins c’est ce qu’elles croyaient. Leurs entrées dans deux lycées différents n’avaient pas entaché leur amitié. Et pourtant cette harmonie se fracture lorsqu’un troisième membre s’ajoute à ce duo : Suzanne. C’est comme placer un poids sur un côté de la balance : elle se déséquilibre. L’amitié entre Caddy et Rosie, jusqu’à présent inébranlable, est comprise : tensions, rivalités et jalousie éclatent. Cette amitié à trois vacille constamment entre de forts sentiments fraternels et des disputes incessantes. Une telle dissonance ne peut mener qu’aux larmes et à la rupture. Quelle amitié survivra ? Celle que l’on connaît depuis des années ou celle que l’on trouve excitante pour sa nouveauté ?

On a tous déjà été confronté à ce genre de situation –du moins j’imagine-. L’amitié c’est un peu comme construire un mur ensemble, chacun y met du sien, place sa brique, et au fil du temps ce mur se fortifie. Puis un inconnu débarque du jour au lendemain et le mur se fissure.  Dans ce roman, l’inconnue se nomme Suzanne. Nouvelle élève, populaire, extravertie, jolie,  elle fait sensation. Une amie qu’on envie pour son charisme et son côté rebelle. Assez cliché. Pourtant ce n’est pas ça qui brise ce lien entre les deux meilleures amies. Non. Les responsables sont les démons enfouis dans l’esprit dans Suzanne et les sombres secrets qu’elle garde en elle.

Je ne vais pas vous mentir. Je cherchais une lecture en anglais limpide et sans complications et Beautiful Broken Things répond complètement aux critères. Le texte est compréhensible et épuré. Concernant l’intrigue, l’auteur a privilégié la psychologie des personnages et leurs sentiments au détriment de l’action. De très légers retournements dynamisent le récit. Ils auraient peut-être mérités d’être un peu plus approfondis ou plus surprenants.

Que dire de Caddy, Rosie et Suzanne ? Nos trois héroïnes sont paradoxales. Chacune a une personnalité qui lui est propre, un rapport à l’amitié bien particulier. Leurs différences les rassemblent mais les éloignent aussi. L’équation n’est jamais parfaite : un duo se détache et écarte un pion qui se retrouve seul. Les trois filles ont toutes une part de responsabilité dans les conflits qui se tissent entre elles. J’ai apprécié cette absence de manichéisme dans la conception de ces adolescentes cependant, en tant que lectrice, je suis restée extérieure au texte. Je n’ai pas réussi à m’attacher un seul de ces personnages même si certains traits de caractère coïncidaient avec les miens. Peut-être est-ce à cause de leur âge… je n’arrive pas à l’expliquer.

Beautiful Broken Things plaira aux amateurs de young adult. Un roman rapide à lire, un peu cliché. Un livre qui reflète les complexités des relations amicales mais pas que. Sara Bernard nous livre aussi un récit psychologique en couchant sur papier les noirceurs qui peuvent torturer l’esprit. 

★ ★   
Gwendoline

2016

Si Je Reste

11:25

de Gayle Forman


« Mia a 17  ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit ami craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle. Quand tout s’arrête. Ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé un bord de la route. Un banal accident de voiture (…). », Si Je Reste, édition Pocket

Quand la guitare rencontre le violoncelle. Quand musique classique et musique rock se tiennent la main. Mia, jeune adolescente de 17 ans, est une violoncelliste prometteuse. Des parents anciens punks. Un petit frère turbulent .Elle fait figure d’exception, cachée derrière son instrument et très éloignée de l’excentricité de sa famille. Néanmoins sa passion pour la musique les rassemble. C’est cette même passion qui va la lier à Adam : le jeune rockeur populaire de son lycée. Un matin d’hiver tout bascule : Mia, son frère et ses parents ont un violent accident de voiture. A cause d’un phénomène inexplicable, Mia se détache de son corps et assiste, impuissante, aux conséquences de ce tragique accident. Pendant une journée, elle se remémore les derniers Ã©vénements chocs de sa vie et des instants précis de son enfance. A la fin, un choix s’impose : rester ou partir ? Vivre ou mourir ?

Vous ne vous pouvez pas vous imaginer comment ce film m’a fait pleurer. Quand j’ai vu la bande annonce pour la première fois j’en ai eu des frissons dès que « Say Something » de Great Big World a résonné et je ne m’attendais pas à un film aussi dramatique. J’avais aimé cette histoire pas seulement à cause de sa dimension sentimentale ou pathétique mais surtout pour l’importance accordé à la musique. Et j’ai adoré retrouver cette accent mis sur la musique dans le roman initial de Gayle Forman. C’est d’ailleurs l’un des atouts du livre : il ne réduit pas le récit à une histoire d’amour entre deux musiciens –comme a tendance à faire le film- mais plutôt aux vies de plusieurs individus autour de la musique. L’auteur joue avec deux empreintes musicales qu’on oppose systématiquement pour les réunir avec deux personnages très différents. Le roman suit avec plus de précision la formation musicale de Mia et l’évolution de sa relation avec le violoncelle ;  même si le film donne une intensité absente dans le texte grâce au son et à des scènes inédites. Je pense notamment à l’audition de Mia et au plafond qu’Adam reproduit dans sa chambre.

Le roman est très court et la rapidité de la trame se fait sentir. Certains éléments peuvent étonner. La scène où Mia découvre les dégâts de l’accident, manque cruellement d’émotions. La jeune fille nous décrit la vision d’horreur auquel elle est confrontée et pourtant elle passe très vite sur autre chose. Est-ce une façon d’exprimer l’état de choc de la jeune fille ? Peut-être ; mais face à une situation aussi tragique, je doute de la vraisemblance de cette réaction. Et c’est là où la tonalité larmoyante du film a un intérêt : sur cette même scène, je trouve la prestation de Chloé Grace Moretz beaucoup plus réaliste et émouvante. Le film a respecté les grandes lignes du roman alors pas de grandes surprises. C’est une très belle histoire d’amour, une belle histoire de musique ; une histoire de vie : la vie avec ses surprises, ses cadeaux, ses obstacles, sa beauté et sa noirceur.

« Dans la vie, il faut parfois faire des choix, et parfois ce sont les choix qui te font. » (p151)


Gwendoline

april

Fangirl

11:25


de Rainbow Rowell


« Cath ne vit que pour et par l’écriture. Elle est une fan inconditionnelle de la série de romans à succès Simon Snow… au point de rédiger elle-même les aventures de son héros préféré en attendant la parution du dernier tome ! Elle vit dans une bulle qu’elle ne partage qu’avec Wren, sa sÅ“ur jumelle, loin de toute vie sociale. Pourtant c’est désormais en solo qu’elle devra affronter le monde extérieur. Wren vient de lui annoncer l’impensable : cette année, à la fac, elles feront chambre à part. Cath saura-t-elle s’ouvrir aux autres et profiter de sa vie étudiante ? », Fangirl, aux éditions Castelmore

Fangirl traverse l’écran et décide de percer le secret qui se cache derrière certains claviers : les fanfictions (c'est-à-dire écrire un texte sur ces héros ou stars préférés). Ce phénomène est largement développé et il commence depuis peu à intéresser les maisons éditions. Rainbow Rowell, en fait un livre où elle relate la première année à la fac de Cath, ou Magicath sur les réseaux sociaux. Sa fanfiction Carry On adaptée de la saga mondialement connue « Simon Snow » -qu’on peut très fortement associer à Harry Potter- décolle. Elle compte des milliers de lecteurs qui attendent chaque nouveau chapitre avec impatience. Et pourtant, au-delà de ces amis internet, Cath a une vie très solitaire. Sa seule amie est sa sÅ“ur jumelle, Wren. Pendant que sa sÅ“ur enchaîne les fêtes et les petits amis, Cath passe ses soirées à écrire ou manger des lasagnes congelées devant la télévision avec son père. Même si elle maîtrise avec brio la relation amoureuse entre ses deux personnages fictifs, sa vie sentimentale n’est pas très trépidante.

Elle imagine garder cette même monotonie lors de sa rentrée à l’université. Sa sÅ“ur restera son lien avec le monde extérieur, comme d’habitude. Néanmoins,  Wren en décide autrement. Elle veut vivre sa propre expérience et elle choisit une autre colocataire. Fini la vie en duo ! Cath débarque son ordinateur sous le bras, dans un univers qu’elle ne connaît pas et elle doit partager sa chambre avec une inconnue.  Cette jeune étudiante, haïssant le changement, n’est pas vraiment à l’aise. Son manque de sociabilité est tel qu’elle préfère se nourrir de barres protéinées au lieu de demander à sa coloc où se trouve le self ! Et pourtant, en deux semestres, son année à la fac va se révéler plus riche en émotions qu’elle ne pensait grâce aux rencontres qu’elle va faire.

Le personnage de Cath m’a beaucoup plu. Son histoire est vraiment touchante et originale. Cath a pour seules et uniques passions : l’écriture et Simon et Baz, les personnages fictifs de sa série de romans préférés. Ses journées à la fac se rythment alors entre ses cours d’écriture créative, et Carry On. L’auteur s’amuse à incorporer des extraits de ce roman fictif (un livre de cette fiction a d’ailleurs été publié pour ceux qui le souhaitent). Pour ma part, j’ai adoré suivre le processus d’écriture de Cath et son évolution. En parallèle, on vit avec elle ses petites histoires avec sa colocataire et son petit ami, son acolyte du cours d’écriture,  sa sÅ“ur et son père.

Les protagonistes de Rainbow Rowell sont très attachants et réalistes. J’ai vraiment apprécié découvrir des personnages très singuliers, qui n’ont rien de stéréotypés,  et où on se reconnaît un peu dans chacun d’eux. Cath est une jeune femme qui ne mâche pas ses mots ; elle affirme ses opinions et ses choix (elle ne cache pas son amour pour Simon Snow). Elle a un esprit assez fort et têtu. Comme sa colocataire sans son brin déganté. Reagan est une colocataire marrante, conciliante et sympathique. Les scènes entre Cath et Reagan m’ont beaucoup fait rire. Quant aux héros masculins sont aussi très intéressants. Ils n’ont rien de demi dieux, ni l’attitude clichée du rebelle mystérieux, ils sont juste réels, humains. L’auteur s’attarde aussi sur la relation familiale de Cath, on les découvre au fil de la lecture.

On termine cette histoire, le sourire aux lèvres. Certes une ou deux questions restent en suspens mais on est conquis. Fangirl a été une très bonne lecture, et j’avoue que cela me rassure un peu d’avoir trouvé une fangirl pire que moi !

Fangirl est fait pour vous si vous voulez une histoire légère et originale ; l’histoire d’une jeune femme mordue d’écriture, peut-être un peu trop fan mais tellement attachante qu’on voudrait bien devenir sa colocataire pour lui dire que la fac ce n’est pas si terrible que ça ! Que ce changement lui sera bénéfique car au-delà de cette fangirl se cache une étudiante qui veut se réconcilier avec son passé et son écriture ! 

COUP DE COEUR



(photos trouvées sur tumblr, elles ne m'appartiennent pas)

Gwendoline

book

Livre Paris 2016

08:23

 L I V R E   P A R I S  2 0 1 6 


Vendredi 18 mars 2016, 15h25 : Je me dandine sur mon siège en cours de langue médiévale, zieutant ma montre toutes les cinq secondes. Plus que cinq minutes et je partirai en direction de la gare de Bordeaux. L’aiguille se cadre sur le six.  Je range à la va-vite mes affaires et chargée de mes sacs de voyage, je savoure déjà ce début de week end. Arrivée à la gare, les valises se bousculent, le son de leurs roulettes laisse planer un bourdonnement. Histoire de combler ces trois heures de train, je craque pour le nouveau numéro du magazine As You Like (rien que le packaging me fait fondre !) et une barre de chocolat. En sortant d’une boutique, je manque de passer devant Aurore, mon acolyte, sans la reconnaître. Quelle binoclarde (malgré le fait que je portais mes lentilles : ) ! On tente de passer le temps, impatientes, en attendant l’annonce de notre quai pour Paris Montparnasse. Quai 3. Hop, Hop, Hop, ni une ni deux et nous voilà déjà confortablement installées dans nos sièges. 17h18. Les portes se verrouillent et le train se lance sur les rails. Paris se rapproche. Du côté, de la fenêtre, la ville disparaît et laisse place à un défilé de paysages. Le nez dans un magazine ou de la musique dans les oreilles. J’ose même chorégraphier Blank Space de Taylor Swift.


A 20h33, le train entre dans la capitale. Gare Montparnasse. Lieu où on se retrouve, où on se sépare. Après un petit trajet en métro, et quelques minutes de réflexion sur une carte et Google Maps, on trouve notre hôtel. Minute comique : une fois les clés en main, j’appelle l’ascenseur car mes jambes n’étaient pas déterminées à monter cinq étages. On attend. Une minute. Certains doivent être à l’intérieur. Puis deux. Que cet ascenseur est long. Puis trois. Et sans le vouloir je tire la porte de l’ascenseur et je réalise qu’il nous attendait depuis le début ! On a bien rigolé. Notre petite chambre sous les toits à une vue superbe. La dame de fer nous salue, éclairée dans la nuit. Presque 22h. Nos ventres nous rappellent à l’ordre. Après s’être débarrassées de nos affaires de voyage, on sillonne le quartier à la recherche d’un restaurant. On consulte quelques cartes. Puis on se laisse tenter par un petit bistrot, l’Envie. On  se régale : l’une avec un risotto au poulet et aux champignons et l’autre avec des pâtes à la carbonara. On rentre à l’hôtel, ravies , et on s’endort, enthousiastes, pensant à la journée de demain.

Samedi 19 mars 2016, 8h30 : Le réveil sonne ; ou plutôt la sonnerie du téléphone. Je souris : heureuse de me dire que dans quelques heures je serai au Salon du Livre. Un quart d’heure plus tard, on descend pour prendre le petit déjeuner. Une fois nos ventres remplis et nos affaires rassemblées, on quitte l’hôtel vers 9h30. Le Salon ouvre dans une demi-heure. Autant arriver tôt pour profiter un maximum du Salon. A mesure que l’on se rapproche de la Porte de Versailles, les wagons de métro se remplissent. La foule descend, on se laisse presque emportée par elle. On ne cherche pas longtemps le pavillon correspondant, il suffit de suivre la masse. Un immense panneau se dresse devant nous.  « LIVRE PARIS, salon du livre de Paris » . Nous ne nous sommes pas trompées. On bouillonne à l’intérieur. Les amoureux des livres sont déjà là. Après avoir passées les contrôles de sécurité, le salon du livre est à nous. Je sautille partout. On se décharge rapidement de nos manteaux et de nos sacs de voyages aux vestiaires et, on se lance à l’aventure. C’est tellement immense qu’on finit par abandonner le plan. Pour l’instant, on circule librement dans les allées.

 Au stand de la Collection R, je craque pour Phobos de Victor Dixen. On en profite ensuite pour consulter quelques bandes dessinées sur un des stands de l’espace BD. Puis  on fait quelques achats sur le stand de Pocket Jeunesse. Vers 11h, Aurore et moi nous nous rendons à la dédicace de Victor Dixen. Les fans sont déjà au rendez-vous. La file se prolonge peu de temps après notre arrivée. A côté de lui, se tient Cat Clarke et sa femme, et les auteurs du Feu Secret : Carina Rozenfeld et C. J. Daugherty. On patiente une heure. « Victor est un bavard », nous confient Charlène et son amie Sophie. L’attente nous invite à sympathiser. On en profite pour parler livres avec ces habituées des salons. Très bonne rencontre. Mon tour arrive et j’appréhende un peu. C’est vraiment la première fois que je fais dédicacer un livre. Mais Victor Dixen me met rapidement à l’aise, il avoue que pour lui aussi c’est son premier salon du livre. Après quelques phrases échangées, et une petite photo souvenir, je repars avec mon livre signé, le sourire aux lèvres.

 Entre temps, la file s’est dissipée du côté de Cat Clarke. J’en profite pour acheter Perdue et Retrouvée, roman que je voulais acquérir depuis longtemps. Je m’avance en baragouinant un « bonjour » et  un « hello » dans sa direction. Elle m’adresse un sourire chaleureux, et elle remarque de suite le badge  avec le nouveau logo, que j’ai accroché à ma chemise. Elle me pose pas mal de question sur mon blog puis me signe son livre. Tellement concentrée à parler un anglais correct, j’en oublie de lui demander une photo. Tant pis, j’en garde un super souvenir. Il est déjà midi. On s’approche des stands de restauration mais malheureusement un monde fou attend d’être servi. On décide de patienter et de faire le tour du salon. Aux alentours de 13h, la foule ne désemplit pas et finalement on se résout à attendre.

 On mange sur le pouce et on se rend au stand de Pocket Jeunesse pour la dédicace de Stéphane Michaka, l’auteur de Cité 19. Quelques personnes attendent leurs tours ; au bout de d’un moment, Stéphane Michaka se tourne vers nous et nous remercie d’être venus et d’être aussi patients. L’heure de ma signature arrive. Stéphane Michaka est très sympathique, il parle avec passion et enthousiaste de son livre. Il m’a vraiment donné envie de lire Cité 19. Il accepte très gentiment de faire une photo avec moi. En longeant l’espace Pocket Jeunesse, on remarque une file de gens assis en tailleurs sur le bord des allées. Intriguées, on demande qui ils attentent, et en chÅ“ur on nous répond « James Dashner ! ». Oh. Oh. Nous qui voulions avoir sa dédicace le doute s’installe. Du monde dès 14h alors que les signatures ne débutent qu’à 16h ! Deux possibilités s’offrent à nous étant donné que l’on doit partir du salon à 17h pour attraper notre train : soit nous abandonnons la dédicace de James Dashner et à la place on profite un maximum du salon, soit nous faisons la queue toute l’après-midi au risque de devoir repartir bredouille. 

On choisit la première option et on se console en nous rendant à la conférence sur les Dystopies avec James Dashner, Victor Dixen et Clélie Avit. James Dashner confie des choses intéressantes pour tous les fans du Labyrinthe. Il aimerait voir adapté le prequel du Labyrinthe. Concernant les adaptations cinématographiques, il sait que les fans n’apprécient pas toujours les variations apportées par les films et il aimerait qu’ils les acceptent car pour lui les films sont une manière de redécouvrir les livres. Il apprécie énormément la musique et le cast choisi. Il a d’ailleurs un peu parlé du film en préparation en rassurant les fans suite à l’accident qu’a eu Dylan O Brien sur le tournage et il a assuré que ce troisième film serait plus fidèle au livre. Enfin, il a confié que son nouveau roman Le Maître du Jeu n’est pas une dystopie mais qu’il plairait aux fans du labyrinthe.  


Une heure plus tard, on affronte à nouveau la foule dans les allées. Le monde a triplé depuis ce matin. Cela devient difficile de circuler. Néanmoins, on en profite un maximum pour voir le plus de stands. Aux éditions Lumen, on craque toutes les deux pour The Book of Ivy d’Amy Engel. On a même le droit à plein de petits goodies. Super ! Je vous avoue que quatre livres sur le dos ça commence à peser. A force de piétiner on a les pieds en compote. Peu importe, on s’éclate quand même. Avant de partir, on passe devant le stand de James Dashner. Impossible de le voir complètement : 1) à cause de ma petite taille  2) à cause du monde qui se tient devant moi. Et pourtant, on est contentes de l’avoir aperçu même un peu. C’est déjà l’heure de partir. Un peu tristes de quitter le salon mais réjouies par cette journée, on récupère nos manteaux. On regagne la gare et le train nous ramène chez nous. Je m’endors dans le train, la tête remplie par les bons moments de ce week end.

Cette journée était intense mais G-E-N-I-A-L-E ! Je garde de supers souvenirs et j’ai été très contente de partager ce séjour à Paris avec ma super copine : Aurore ! 

 Les conseils que je pourrais donner à ceux ou celles d'entre vous qui désirent y aller sont les suivants : prévoyez un budget car le porte monnaie s'enflamme très vite surtout quand il est interdit d'apporter ses propres romans, essayez de voir à l'avance quels auteurs vous voulez voir car sur le salon en lui-même on ne sait pas trop qui est présent, une autre info TRES importante : munissez-vous de bonnes chaussures car il se trouve que l'on marche beaucoup dans la journée (on piétine surtout) et enfin sachez que c'est le genre d’événements où il faut être patient car on attend pour tout et n'importe quoi (ex achetez un sandwich, aller au toilettes etc). 



Et vous, vous êtes allés au Salon du Livre de Paris ? Comment s’est passée votre journée ?

Gwendoline

avis

Coeur de Pierre

10:53

 de Jérémie Almanza et Séverine Gauthier


« Il est né avec un cÅ“ur de pierre,
Elle, avec un cÅ“ur d’artichaut »,Coeur de Pierre, aux éditions Delcourt Jeunesse

Une éternité que je n’avais pas mis le nez dans une bande dessinée. Pour moi la bande dessinée se résumait aux drôles histoires de Boule et Bill ou aux aventures de Tintin ; et aujourd’hui c’est un très bon conte que je vous présente. Une bande dessinée qui ressemble presque à un album, une histoire pour enfants écrite en vers qui ravivera les plus grands. CÅ“ur de Pierre c’est le récit d’un petit garçon né avec une pierre à la place du cÅ“ur ; insensible et privé de tous sentiments son monde n’a rien de réjouissant. Au même moment, naît une petite fille dotée d’un cÅ“ur d’artichaut, elle déborde d’amour et de générosité si bien qu’elle fait le bonheur tout autour d’elle. Nos deux petits héros, aussi contraires que la glace ou le feu, - ou la pizza et les anchois- vont se rencontrer sur le chemin menant à l’école. S’en suit un rapport à l’autre exploité de façon très émouvante : l’un va surprendre l’autre, l’un va aimer l’autre… Joie. Attente. La différence. L’altérité. L’affection. Le questionnement. L’indifférence. La désillusion. La tristesse. La surprise. Le bonheur. La prise de conscience. La connaissance de l’autre et de soi. Des mots qui définissent cette jolie histoire.



Des planches et des vignettes qui nous font rêver ; elles paraissent tout droit sorties d’un film de Tim Burton et elles nous plongent dans un monde onirique. Ce décor imaginaire plaira aux enfants, avec son arbre à baiser, et ces couleurs, très significatives d’une humeur ou d’un comportement. Les personnages sont attachants, ils ne parlent jamais mais on nous conte leur histoire, ce qui reste encore plus touchant, car on peut se surprendre à essayer de deviner leurs pensées.

Un conte qui s’adresse à première vue aux enfants. Un conte avec une approche différente où on joue  Ã  la fois sur des héros manichéens et des héros réfléchis, avec une âme. Une âme que les vers de Séverine Gauthier et les dessins de Jérémie Almanza retranscrivent.  Ces héros sont la représentation de nos sentiments, on y voit le tableau d’une relation amoureuse, une relation amoureuse qui y est laissée intacte, sans artifice, où tout est peint : des phases de béatitude aux phases de résignations, de solitude après l’espérance. Ce conte est un peu une métaphore de la naissance de l’amour, et plus particulièrement du phénomène de cristallisation dont parle Stendhal. Lisez cette bande dessinée puis renseignez-vous sur ce mot : on retrouve des étapes communes : l’admiration, espérance,  la naissance de sentiments, la solitude etc. Voilà en quoi cette Å“uvre dépasse le livre de jeunesse : c’est un vrai miroir des sentiments. Alors soyez certains que cette bande dessinée peut ravir les plus grands.



On referme cet ouvrage le cÅ“ur serré : à la fois heureux et triste, ému par la beauté, la poésie de cette histoire qui nous montre que l’amour peut faire souffrir mais aussi guérir. L’Å“uvre joue sur ce paradoxe avec la rencontre de deux êtres si différents et le mélange de ces couleurs qui s’opposent.

Procurez-vous CÅ“ur de Pierre si vous voulez découvrir une histoire belle et émouvante sur l’amour et les sentiments, où de vignettes en vignettes, de vers en vers, d’image en en image vous vous laissez porter par la rencontre de ces deux enfants nés avec de drôles de cÅ“urs. Alors si le cÅ“ur vous en dit, ouvrez votre cÅ“ur à ce petit récit qui vous épanchera son cÅ“ur !

Tellement de mots « cÅ“ur » que maintenant je ne peux plus rien dire si ce n’est que cette bande dessinée est un COUP DE COEUR  ! 

2016

Aristote et Dante Découvrent les Secrets de l'Univers

09:12

de Benjamin Alire Saenz


« Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais … C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvre les secrets de l’univers. », Aristote et Dante découvrent les secrets de l’Univers, aux éditions Pocket Jeunesse

Oui oui les noms d’Aristote et Dante ne nous sont pas inconnus : l’un est un philosophe grec et l’autre un poète. Cependant Aristote et Dante sont aussi les héros de Benjamin Alire Saenz, auteur récompensé pour son roman Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers. Un roman qui parle d’adolescence avec innocence et poésie.  Un roman qui nous retrace l’amitié profonde et inédite de deux jeunes garçons fait pour se rencontrer.

Eté 1987, dans la ville El Paso au Texas, Aristote alias Ari, est un garçon d’origine mexicaine assez solitaire. Le petit dernier de la famille ne supporte pas le silence de ses parents ; ce silence qui s’est installé depuis l’arrestation de son frère dont plus personne ne parle. Un jour, souhaitant combler ce malaise familial, et sa solitude, il se rend à la piscine pour apprendre à nager. Invisible aux yeux de tous, il se laisse flotter dans un coin espérant ne pas couler, jusqu’à ce qu’une voix lui propose de l’aider. Cette voix c’est Dante, un garçon aussi seul que lui qui va devenir son meilleur ami. Durant deux étés suivants, on suit le quotidien de ces deux personnages qui se lancent à la recherche des secrets de l’univers. Découvrir ce qui se cache derrière cette immensité, ce monde si grand et si paradoxal où tous les éléments, les sentiments s’entrechoquent, même les contraires. Deux jeunes adolescents en quête d’eux-mêmes, qui à seize, dix-sept ans expérimentent la vie, passent le cap des premières fois, poussés par une envie de savoir sans tomber dans l’excès. Car « on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans » pour reprendre les vers de ce cher Rimbaud –très beau poème à lire soit dit en passant-.  


Réduire ce livre à un simple roman d’apprentissage serait dommage. C’est une profonde histoire d’amitié, pas toujours évidente même pour nos héros, où se dégage une aura poétique. L’intertextualité littéraire et artistique emplit les personnages d’une sensibilité. L’écriture de Benjamin Alire Saenz accentue la beauté de l’histoire en étant spontanée et en attribuant une symbolique à des éléments – tel que l’oiseau ou la pluie-. En outre, ce roman contient des thèmes forts  comme les relations familiales, la parole, la violence, l’homosexualité ou encore la guerre. Tant de sujets qui donnent une vraie modernité et intemporalité à ce livre.

C’est vrai que ce n’est qu’une histoire sur deux adolescents mais leur personnalité et leur amitié sont si originales que vous ne vous ennuierez pas. On s’attache vraiment à Ari et Dante. Une fois ce livre terminé, on a envie de rejoindre Aristote et Dante dans le désert et contempler un ciel sans pollution lumineuse à l’arrière d’un pick-up !

Ceux sont toutes ces raisons que j’adoré Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers ; car c’est un tableau nouveau et émouvant de l’adolescence qui donne un peu de fraîcheur à ce motif qui est très exploité aujourd’hui.

Par conséquent, je vous conseille ce roman si vous souhaitez vivre une belle histoire d’amitié aux côtés de deux garçons assez différents mais réunis par un souhait commun : combler une vide, un vide qui ne disparaît que si on ose partir à la quête des secrets de l’univers ! 

COUP DE COEUR

2015

Sélection Livresque pour Noel

12:44


Bonsoir chers camarades lecteurs, 

Je reviens ce soir sur le blog avec un article un peu incongru face à ce que vous avez l'habitude de trouver chaque semaine. Il se trouve que ces dernières semaines avant les vacances de Noel sont assez chargées, j'ai pas mal d'examens et de travaux à rendre pour la fac. Donc, je vous l'avoue ces 7 derniers jours aucun livre n'est passé entre mes mains. 

Pour autant, sachez que je ne suis pas du genre à vous oublier, alors pas question de ne rien poster ce dimanche soir. Et voici pourquoi, je vous propose de découvrir ma sélection de lecture pour les fêtes de Noel. J'ai choisi six livres qui me tentent pour cette période de l'année, que je compte lire ou relire. J'ignore si je les lirais tous ce mois-ci mais c'est l'occasion de vous proposer des idées lectures pour Noel. So so let's go ! 





On débute tout de suite avec un livre plein de magie, idéal pour vous faire rêver pendant les fêtes : je vous conseille de découvrir ou redécouvrir Les Contes de Beedle Le Barde de JK Rowling. C'est un recueil de contes pour les jeunes sorciers, pleins de fantaisies, d'indications et de petites morales. Alors quoi de mieux que la lecture de ces petites histoires, un soir au coin du feu emmitouflée dans un plaid ( #lerêve!). 





On continue avec une histoire aux antipodes de ces contes, avec une ambiance hivernale et glaçante. Black Ice de Becca Fitzpatrick est le récit d'un week end en montagne de deux supers copines. Mais voilà problème : une tempête de neige vient gâcher leurs plans ; s'en suit une prise d'otage dans un chalet éloigné de toute communication. C'est vraiment un livre qui me tente. Suspense, mystère et boule de neige garanti ! (du moins je pense).







Et pourquoi ne pas vivre Noel avec une touche  d'anglais ? C'est ce que me propose My True Love Gave To Me, un recueil de nouvelles venues tout droit de l'imagination de plusieurs auteurs américains à succès . Ici on a droit à 12 nouvelles centrées autour des fêtes de fins d'années, de l'hiver, et des flocons de neige. On passe de la magie de Noel au Nouvel An, tout ça avec un soupçon d'humour et de romantisme. C'est le genre de livre qui nous rêver et nous fait voir la vie du bon côté. J'avais commencé à lire quelques histoires l'année dernière et cette année je compte bien recommencer. Douceur et légèreté au rendez-vous ! ( En plus, regardez moi cette couverture magnifique, les pages sont ROSES, oui! oui! ROSES). 





On avance dans notre sélection avec un petit thriller, une enquête, plongé en plein mois de décembre. Trois Jours Avant Noel de Mary et Carol Higgings Clark, raconte l'histoire de Nora Reilley une célèbre écrivaine de romans policiers, un peu malchanceuse, contrainte de se faire opérer avant les fêtes de Noel. Mais voilà que son mari et son chauffeur se font kidnapper. Alors, avec sa fille, Nora elle va essayer de sauver son mari. Petite histoire pleine de mystère, idéale pour découvrir les fameuses histoires de Mary Higgings Clark. 





Un livre émouvant, pleins de sentiments pour les fêtes ? Pourquoi pas. J'ai choisi Tous Nos Jours Parfaits de Jennifer Niven car premièrement je me suis dit qu'il était peut être temps que je le lise, je n'en entends que du bien depuis sa sortie. Rien n'annonce un univers hivernale mais peu importe, le mois de Décembre est là et j'ai envie d'être touchée par une lecture simple, poétique sans science fiction. Une lecture douce, une histoire d'amour qui réchauffe le cÅ“ur comme un bon chocolat chaud. J'attends peu être un peu de ce roman en vous disant ceci, mais tant pis, je veux y croire. 







Alors je vous dis que je veux des lectures douces loin de tout fantastique et puis gentiment je viens vous présenter Harry Potter et La Coupe de Feu. Taratata ! C'est différent les amis ! Harry Potter c'est magique, c'est un monde de rêve qu'on peut lire à n'importe quel moment et Noel c'est encore mieux. Pour s'évader de notre monde moldu quoi de mieux : troquer sa brosse à dent pour une baguette magique, je dis oui ! (enfin je crois que ma brosse à dent me manquerait quant même, merci l'haleine :) Et puis dans chaque tome on a droit au fameux chapitre des fêtes de fin d'années. J'ai commencé à relire tranquillement la saga, et La Coupe de Feu rentrait bien dans mes envies de décembre : rien que pour revivre le bal de Noel et suivre les épreuves étonnantes des champions. A lire, lire et relire, sans modération, et sans risque que la magie disparaisse !
                                        ❅
 Et c'est tout pour ce soir, en espérant que cet article inhabituel vous a plu. N'hésitez pas à me dire quelle est votre pal pour les fêtes de fin d'années. Que votre mois de décembre soit rempli de bonnes lectures et de bons chocolats aux côtés de ceux que vous aimez.

Je vous embrasse.
Gwendoline


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