2015

La Vie Est Un Arc-En-Ciel

08:27

aka Love Rosie de Cecelia Ahren


« Sur les bancs de l’école, Rosie et Alex s’étaient jurés de ne jamais séparer. Leur existence bascule pourtant le jour où le jeune garçon déménage avec ses parents aux Etats-Unis. Cet éloignement forcé sera le premier d’une longue série d’imprévus. », La Vie est un Arc-En-Ciel, édition J’ai Lu

La découverte de cette histoire a commencé l’année dernière, car le livre rebaptisé Love Rosie a été adapté au cinéma avec Lily Collins et Sam Claflin (oui ! oui ! le même acteur qui a interprété Finnick Odair dans les Hunger Games). J’ai vraiment adoré ce film et quand j’ai appris que c’était un roman de Cecelia Ahern, j’étais très enthousiaste de redécouvrir l’histoire initial d’Alex et Rosie. Alex et Rosie se sont deux meilleurs amis depuis la petite école, liés comme les doigts de la main. Tout débute quand leur professeur décide de les mettre à côté en classe et depuis ils ne se quitteront plus. On suit leurs petits mots qu’ils font passer sous la table, les messages, les mails ou les lettres qu’ils s’envoient. On rigole en découvrant leur enfance et leurs aventures adolescentes. Cependant, tout se chamboule quand Alex et ses parents déménagent aux Etats-Unis laissant Rosie à Dublin, seule, sans son meilleur ami, son prétendu cavalier pour le bal de promo. Dès cette nuit, tout change, l’éloignement et les années ne cessent de creuser cette amitié qui tente de survivre malgré la distance. Ainsi au long de ces 400 pages, on découvre la vie respectives de ces deux amis, qui grandissent, s’éloignent, se rapprochent, se disputent, se réconcilient, se jalousent ou s’envient. Le récit s’arrête quand nos personnages atteignent leur cinquantième année et je vous affirme que la vie et ses aléas ne les a pas épargnés.


J’ai bien aimé cette lecture : c’est très léger, on rigole (et pas qu’une fois) et c’est très addictif : on a envie de savoir comment toute cette histoire va se terminer pour Alex et Rosie. Si vous êtes un peu retissant à l’idée d’avoir une narration concentrée sur deux protagonistes, rassurez-vous, on suit également l’entourage qui gravite autour de nos deux amis. Il est certain que leur quotidien n’est pas de tout repos, je comprends pourquoi on appelle ce livre « La vie est un arc-en-ciel ». La vie de ces personnages est faite d’imprévus, de joie, de petits bonheurs, de réussite mais aussi de déception, de colère, de tristesse et de « silences » (ce silence que nos héros recherchent dans leurs relations amoureuses respectives).

Alex et Rosie sont des personnages attachants. Rosie est une jeune femme pétillante, rigolote, un peu malchanceuse et qui rêve de devenir la directrice d’un hôtel pendant qu’Alex, lui, est un ami très attentionné qui rêve de faire des études prestigieuses pour devenir médecin mais qui sait aussi faire les quatre cents coups avec Rosie.  Le mieux pour les découvrir c’est encore de lire le livre.

Concernant le style est assez simple et direct mais lorsqu’on lit une série de correspondances, de lettres et de messages ; on a pas besoin de plus compliqué.

Je vous conseille La Vie est un Arc-En Ciel si vous voulez découvrir une histoire d’amitié, une histoire sur deux vies qui se lient et se délient,  qui nous font partager leurs grands moments et nous font rire sur les aléas que le sort peut offrir ! 

2015

Les Résolutions Livresques de 2016 !

09:14


B o n j o u r     l a    c o m p a g n i e !
 
 Comme vous pouvez le remarquer ce n'est pas une chronique que je vous propose ce dimanche. Je suis en vacance et pour être honnête ça s'annonçait compliquer de vous faire une chronique étant donné que je n'ai pas mon ordinateur avec moi.
 
Mais on ne se débarrasse pas de moi comme ça car je vous ai préparé ce petit montage où je vous montre mes résolutions livresques pour l'année 2016. Je ne sais pas je m'y tiendrai, rendez-vous l'année prochaine pour le bilan ! :)
 
Et vous quelles sont vos résolutions livresques pour cette année ?
 
Gwendoline

2015

Tous Nos Jours Parfaits

11:34

de Jennifer Niven


« Quand Violet Markey et Thedore Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la "bête curieuse" de l'école. L'excentrique tourmenté et impulsif dont personne ne recherche la présence, qui oscille entre les périodes d'accablement dominées par des idées morbides et les phases "d'éveil" où il déborde d'énergie vitale. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sÅ“ur adorée est morte dans un accident de voiture. (…) C'est le début d'une histoire d'amour bouleversante, l'histoire d'une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir. », Tous Nos Jours Parfaits, édition Gallimard Jeunesse

J’ai ENFIN lu ce livre dont tout le monde parle. Par où commencer. Peut-être en vous disant comment j’ai eu ce livre, bien que cela n’ait pas grande importance (tout est question d’introduire avec finesse le sujet, bref). Tout simplement j’ai remporté un exemplaire grâce à un concours. Au mois d’octobre, les éditions Gallimard Jeunesse et le compte instagram On Lit Plus Fort lançaient un concours pour gagner le suite à cette question : quel est votre secret pour qu’un jour devienne parfait ? Et tout le roman tourne autour de cette seule et unique interrogation : comment être heureux malgré la douleur, la dépression ? Un jour parfait est-il possible ? Comment y accéder ? La perfection de cet instant est-elle durable ? Les deux personnages de l’Å“uvre tentent d’y répondre, d’y trouver des solutions,  ils expérimentent, échouent, aiment, tombent, se relèvent, trébuchent, vivent, meurent, survivent. L’un devient le pilier de l’autre, chacun étant dépendant de l’autre.

L’histoire s’ouvre avec Finch, un jeune garçon instable mentalement ; ce qui ne l’empêche d’être sûr de lui parfois, beaucoup. On l’aime pour ça. Pourtant derrière cette aisance se cache une étiquette qui lui colle à la peau depuis le collège « Finch le Fêlé ».  Dès son jeune âge, sa vision du monde est perturbée par des phases d’éveil et celles de sommeil profond dont il n’a aucun souvenir et dans lesquelles les idées noires le surmontent.  Ce garçon étrange se bat constamment contre cette maladie psychique et ses démons intérieurs qui le rendent violent. Son milieu familial ne l’aide pas. Loin de là. Enfant invisible. Enfant inutile. Enfant cause de déception. Voilà ce qu’il voit. Finch teste ses limites, joue avec la mort.

Un jour où il se retrouve au bord vide au sommet d’un clocher, tout change. Sa marche funambule est troublée par Violet, qui elle aussi a trouvé cet endroit idéal pour se suicider. Face au vide, elle panique. C’est là que nos héros se rencontrent et se sauvent l’un l’autre du vide. A partir de cet épisode, une histoire d’amour se crée doucement. Finch se révèle être un être sensible, un musicien en herbe,  avec un côté un peu poète et un brin d’humour. Il va redonner le goût de la vie à Violet, une jeune fille déprimée depuis la mort précipitée de sa soeu dans un accident de voiture….

On dit que c’est un livre aussi poignant que Nos Etoiles Contraires. Je dirai que c’est plus un mélange de Nos Etoiles Contraires et la Face Cachée de Margo. Quoi ? La Face Cachée de Margo ? Oui du fait que nos deux compères font des balades à la recherche de lieux, de lieux qui les rapprocheront, les feront aimer la vie, et même des balades qui deviendront un mystère à résoudre à la fin du roman. C’est vraiment un livre très bouleversant et assez dur surtout vers les 300 pages. L’événement qui survient est  brutal, à la fois attendu et inattendu je dirai : tout annonçait cet épisode mais je refusais de l’imaginer. Je suis le genre de lectrice qui garde espoir jusqu’à la fin et ce n’est qu’en lisant la dernière ligne que je réalise.

 J’ai vraiment du mal à noter ce livre, coup de cÅ“ur ou pas, je ne sais pas. Car je n’ai rien à reprocher au livre : j’aime beaucoup son aspect poétique, positif et l’intertextualité très présente. Tous Nos Jours Parfaits c’est ça : comme nos héros, le roman vacille entre la joie, la tristesse, le bonheur, la souffrance, les moments beaux et poétiques, et ceux qui nous font pleurer. Les personnages sont travaillés, touchants, on adore les suivre du début à la fin. Finch est le protagoniste que j’ai le plus apprécié avec son caractère décalé, torturé, drôle, sans gêne, impulsif et sensible.

C’est vrai que je termine ce bouquin avec un pincement au cÅ“ur, la fin est vraiment triste. Le sujet central de ce livre est important et actuel, et je trouve que l’auteur l’a magnifiquement traité.

Je vous conseille Tous Nos Jours Parfaits si vous recherchez un roman bouleversant, où l’amour devient un élan vers la vie, un élan pas toujours suffisant mais qui permet de vivre au moins un Jour Parfait ! 
COUP DE COEUR

2015

Sélection Livresque pour Noel

12:44


Bonsoir chers camarades lecteurs, 

Je reviens ce soir sur le blog avec un article un peu incongru face à ce que vous avez l'habitude de trouver chaque semaine. Il se trouve que ces dernières semaines avant les vacances de Noel sont assez chargées, j'ai pas mal d'examens et de travaux à rendre pour la fac. Donc, je vous l'avoue ces 7 derniers jours aucun livre n'est passé entre mes mains. 

Pour autant, sachez que je ne suis pas du genre à vous oublier, alors pas question de ne rien poster ce dimanche soir. Et voici pourquoi, je vous propose de découvrir ma sélection de lecture pour les fêtes de Noel. J'ai choisi six livres qui me tentent pour cette période de l'année, que je compte lire ou relire. J'ignore si je les lirais tous ce mois-ci mais c'est l'occasion de vous proposer des idées lectures pour Noel. So so let's go ! 





On débute tout de suite avec un livre plein de magie, idéal pour vous faire rêver pendant les fêtes : je vous conseille de découvrir ou redécouvrir Les Contes de Beedle Le Barde de JK Rowling. C'est un recueil de contes pour les jeunes sorciers, pleins de fantaisies, d'indications et de petites morales. Alors quoi de mieux que la lecture de ces petites histoires, un soir au coin du feu emmitouflée dans un plaid ( #lerêve!). 





On continue avec une histoire aux antipodes de ces contes, avec une ambiance hivernale et glaçante. Black Ice de Becca Fitzpatrick est le récit d'un week end en montagne de deux supers copines. Mais voilà problème : une tempête de neige vient gâcher leurs plans ; s'en suit une prise d'otage dans un chalet éloigné de toute communication. C'est vraiment un livre qui me tente. Suspense, mystère et boule de neige garanti ! (du moins je pense).







Et pourquoi ne pas vivre Noel avec une touche  d'anglais ? C'est ce que me propose My True Love Gave To Me, un recueil de nouvelles venues tout droit de l'imagination de plusieurs auteurs américains à succès . Ici on a droit à 12 nouvelles centrées autour des fêtes de fins d'années, de l'hiver, et des flocons de neige. On passe de la magie de Noel au Nouvel An, tout ça avec un soupçon d'humour et de romantisme. C'est le genre de livre qui nous rêver et nous fait voir la vie du bon côté. J'avais commencé à lire quelques histoires l'année dernière et cette année je compte bien recommencer. Douceur et légèreté au rendez-vous ! ( En plus, regardez moi cette couverture magnifique, les pages sont ROSES, oui! oui! ROSES). 





On avance dans notre sélection avec un petit thriller, une enquête, plongé en plein mois de décembre. Trois Jours Avant Noel de Mary et Carol Higgings Clark, raconte l'histoire de Nora Reilley une célèbre écrivaine de romans policiers, un peu malchanceuse, contrainte de se faire opérer avant les fêtes de Noel. Mais voilà que son mari et son chauffeur se font kidnapper. Alors, avec sa fille, Nora elle va essayer de sauver son mari. Petite histoire pleine de mystère, idéale pour découvrir les fameuses histoires de Mary Higgings Clark. 





Un livre émouvant, pleins de sentiments pour les fêtes ? Pourquoi pas. J'ai choisi Tous Nos Jours Parfaits de Jennifer Niven car premièrement je me suis dit qu'il était peut être temps que je le lise, je n'en entends que du bien depuis sa sortie. Rien n'annonce un univers hivernale mais peu importe, le mois de Décembre est là et j'ai envie d'être touchée par une lecture simple, poétique sans science fiction. Une lecture douce, une histoire d'amour qui réchauffe le cÅ“ur comme un bon chocolat chaud. J'attends peu être un peu de ce roman en vous disant ceci, mais tant pis, je veux y croire. 







Alors je vous dis que je veux des lectures douces loin de tout fantastique et puis gentiment je viens vous présenter Harry Potter et La Coupe de Feu. Taratata ! C'est différent les amis ! Harry Potter c'est magique, c'est un monde de rêve qu'on peut lire à n'importe quel moment et Noel c'est encore mieux. Pour s'évader de notre monde moldu quoi de mieux : troquer sa brosse à dent pour une baguette magique, je dis oui ! (enfin je crois que ma brosse à dent me manquerait quant même, merci l'haleine :) Et puis dans chaque tome on a droit au fameux chapitre des fêtes de fin d'années. J'ai commencé à relire tranquillement la saga, et La Coupe de Feu rentrait bien dans mes envies de décembre : rien que pour revivre le bal de Noel et suivre les épreuves étonnantes des champions. A lire, lire et relire, sans modération, et sans risque que la magie disparaisse !
                                        ❅
 Et c'est tout pour ce soir, en espérant que cet article inhabituel vous a plu. N'hésitez pas à me dire quelle est votre pal pour les fêtes de fin d'années. Que votre mois de décembre soit rempli de bonnes lectures et de bons chocolats aux côtés de ceux que vous aimez.

Je vous embrasse.
Gwendoline


2015

Rouge Rubis

12:17

 de Kerstin Gier


« Gwendolyn est une lycéenne comme les autres. Bon d'accord, elle voit les fantômes dans les couloirs de son lycée, mais d'abord elle n'en voit qu'un, et puis personne n'est parfait. (…) Mais lorsqu'elle se retrouve soudain projetée au début du siècle dernier, Gwendolyn panique. Ca ne dure pas très longtemps, mais quand même! Elle qui se croyait banale s'avère être marquée du sceau des veilleurs de temps. De ceux qui voyagent à travers les âges pour accomplir de mystérieuses missions. », Rouge Rubis, édition Macadam

Pour cette nouvelle lecture, je vous propose d’aller faire un tour dans le temps. Gwendolyn une jeune anglaise de 16 ans vit dans une famille peu banale. Vivant dans la grande demeure familiale avec son entourage, son majordome et son secret. Un secret qui lie les Montrose et les De Villiers. Ces deux familles sont liées depuis des générations à cause d’un gène inédit que chaque descendant hérite. Ces individus ont le don de voyager dans le temps, de rendre visite à leur ancêtres, de voguer d’époque en époque. Depuis leur enfance, les deux successeurs de chaque famille dotés de ce pouvoir sont encadrés par une organisation secrète qui se charge de les protéger, et leur apprendre les codes et les apprentissages des différentes époques : art de l’escrime, musique, histoire, latin. Très cultivés et de vrais combattants, ils ont une confiance aveugle en cette organisation. Ils ont aussi une mission lancée par le premier voyageur dans le temps : le comte de Saint-Germain. Chaque voyage dans le temps peut être programmé quand le sang du voyageur est récolté dans le chronographe. Un chronographe qui a été volé par deux ancêtres, violant le désir du comte : fermer le cercle du chronographe en récoltant le sang des 12 voyageurs,  pour révéler un secret méconnu.

Gwendolyn vit dans ce monde, depuis petite, sa cousine Charlotte est désignée comme étant le rubis, la dernière voyageuse dans le temps. D’un moment à l’autre, elle attend de vivre son premier voyage dans le temps. Pourtant à sa plus grande surprise, c’est elle qui va se retrouver doter de ce gêne. Que va-t-elle vivre ? Elle, qui n’a pas été préparé à vivre avec ce gêne. Son quotidien va être chamboulé.


J’avais vu le film il y a environ un an et j’avais adoré ce concept, je trouve cela vraiment original cette dimension de voyage dans le temps. C’est avec enthousiasme que je me suis lancée dans cette lecture et je n’ai pas été déçue. Déjà je dois vous avouer que j’ai beaucoup ri en voyant une héroïne porter le même nom que moi ! Et pour être honnête cette jeune femme est aussi maladroite que moi. La maladresse est assez présente dans le roman donnant ainsi un aspect léger et humoristique. Gwendolyn est réellement la personne opposée à sa cousine Charlotte, qu’on ne soupçonne pas être l’héritière de ce don : elle n’a pas hérité de la chevelure rousse familiale, elle n’est pas d’une grâce naturelle ni d’une connaissance poussée sur l’histoire ou le latin.  Pourtant on apprécie son côté « enfant sauvage » qui ne se laisse dompter par cette organisation secrète, elle n’a pas peur de tenir tête et d’entrer en conflit avec autrui. 

Dans cette aventure inattendue, elle est épaulé par sa meilleure amie, une jeune fille aussi délurée qu’elle, mais aussi de son équipier Gidéon De Villiers, l’héritier masculin de ce gêne. Et je vous promets qu’avec ces deux-là on ne s’ennuie pas. Gidéon, aux allures de l’aristocrate moderne avec son beau parler, ses longs cheveux, son arrogance et son talent pour l’escrime, n’est pas vraiment ravie d’être accompagné de Gwendolyn dans sa mission…

Dans ce livre, l’humour, l’action et les mystères font un. Dans ce premier tome, tant de questions se posent, certaines se résolvent mais une chose est sûre : on a juste envie de d’enchaîner sur le second tome pour découvrir la suite des aventures de Gwendolyn.

Si vous voulez passer un bon moment, passez du XVIIIème au XXème siècle, et suivre le parcours extraordinaire d’une jeune fille maladroite, Rouge Rubis est fait pour vous ! 


#prayforparis

Pray For Paris

07:12

#UNLIVREPOURPARIS

Aujourd'hui je n'ai pas grand chose à dire,c'est très difficile de parler de ces événements si tragiques et inhumains,  je préfère vous laissez visionner cette vidéo. Une très belle idée, une belle initiative lancée à Nathan (Le Cahier de Lecture de Nathan) et je voulais y participer pour témoigner mon soutien aux victimes et à leurs familles.

#Prayforparis

Prenez soin de vous.


Gwendoline.


2015

La Douce Empoisonneuse

07:39


de Arto Paasilinna


« Linnea, la douce veuve du colonel Ravaska, mène une existence paisible à soigner ses violettes et son chat. Pourtant chaque mois, le jour où elle touche sa pension, un trio maudit, conduit par son neveu, s’invite sous son toit pour la détrousser. (…) Elle résolut à en finir. Comprenez : à se suicider. Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle une activité beaucoup plus passionnante que tricoter. », La Douce Empoisonneuse, édition Folio

J’ignore pourquoi mais d’apparence ce livre me laissait perplexe. Le résumé me déroutait un peu, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Cependant ça ne m’a pas empêché à me lancer à corps perdu dans la lecture. Et heureusement. A bas les aprioris. Cette lecture m’a été très agréable, j’ai passé un très bon moment avec la petite dame finlandaise Linnea et j’ai surtout beaucoup ri ! Quoi tu as ri alors que la quatrième de couverture parle d’une vieille veuve au bord du suicide ? Oui ! Oui ! Je vous explique.
L’histoire commence dans un petit village près d’Helsinki où une petite vieille, veuve, occupe ses dernières journées tranquillement dans une minuscule maison. Mais cette pauvre Linnea est tous les mois humiliée et maltraitée lors de la visite de son neveu Kauko et ses amis venus lui enlever sa pension mensuelle. A chacun de leur passage, les jeunes hommes, vrais délinquants, retournent les lieux, les saccagent, sous l’emprise de l’alcool.  Et c’est Linnea qui en paie les pots cassés. Un soir, effrayée par leur animosité,  elle s’enfuit et part se réfugier chez un ami. Là-bas, elle a l’idée de créer un poison qu’elle dissimule dans des fioles et des seringues pour se suicider si le trio la retrouve et tente de l’assassiner. Je ne vous cache pas  qu’elle va se retrouver maintes fois en présence des trois garçons et je peux vous promettre que cela engendra une série d’évènements cocasses et de comique de situation.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce livre. Ce n’est pas néanmoins un coup de cÅ“ur ; mais cela n’entache rien l’enthousiasme ressenti pendant cette lecture. Le début du roman a vraiment une dimension pathétique, on plaint Linnea pour les persécutions qu’elle subit. Puis ensuite l’intrigue se crée et la création des poisons aboutit à de nouvelles conséquences aussi tragiques qu’ironiques. Enfin, plutôt comiques. Le macabre et le funeste demeurent présents dans la suite du roman mais accompagnés d’éléments drôles. L’auteur se livre à un vrai humour noir. Au cours de l’histoire, on suit les péripéties de cette petite dame qui ne contrôle rien mais fait évoluer l’action. Très ambiguë vous me direz, mais pas question de vous en dévoiler plus. Non, non il faut le lire.

Les personnages sont vraiment bien développés par l’auteur. Par exemple, même si les trois garçons sont d’une inhumanité presque excessive et un peu forcée on n’y croit. Il arrive que l’écrivain donne très rapidement à l’un d’eux un brin de sensibilité qui se dissipe une seconde plus tard. Ce sont des êtres qui frôlent le barbare et le sauvage, ils ne vivent que pour la violence envers quiconque et n’importe quoi. Des individus que le lecteur ne peut que détester. Et puis il y a Lienna cette petite vieille dame malheureuse qui se redonne un souffle de vie en échappant à ces trois chenapans. C’est une femme très intelligente qui vacille un peu entre l’honnêteté et le mensonge ; un personnage naïf, docile et affectueux qui connaît dans ce roman la peur, le risque mais arrive à échapper aux pires situations malgré lui…

Par conséquent, je conseille La Douce Empoisonneuse aux amateurs d’humour noir et des situations cocasses qui désirent découvrir les étonnantes péripéties d’une vieille dame (très bien écrites !) trompant la Mort elle-même !






LE BLOG VIENT D ATTEINDRE LES 1000 VUES ! MERCI ♥
Gwendoline

2015

Celle qui en savait trop

10:19

de Linwood Barclay 


« Pour arrondir ses fins de mois, Keisha Ceylon a eu LA bonne idée : troquer ses balais de femme de ménage contre une boule de cristal. Entre thème astral et marc de café, elle s'est fait une spécialité : faits divers et disparitions. Cinq mille dollars contre l'espoir de retrouver un être cher : certaines familles sont prêtes à tout. Et justement, Wendell Garfield est sans nouvelles de sa femme Ellie, volatilisée à la sortie du supermarché une semaine plus tôt. […] Wendell et sa fille sont affolés : l'heure est idéale pour l'arnaqueuse qui se prépare à livrer sa plus belle, sa plus troublante, sa plus dangereuse vision... Car, sans le savoir, la fausse voyante vient de frôler de très près une vérité meurtrière», Celle qui en savait trop, édition France Loisirs

Dernière lecture de ma sélection Hallowctober, j’étais impatiente d’entamer ce thriller étant donné que je n’en lis pas souvent, donc c’est toujours excitant de se confronter à un genre inhabituel. Tout d’abord je voudrais juste faire une remarque sur le titre du roman, le titre original se nomme « Never Saw It Coming » et pour être honnête ça résume parfaitement mon impression. Je n’ai rien vu venir. C’est-à-dire que je n’avais rien imaginé de tel ; l’auteur à bien fait son travail au niveau du suspense. Malheureusement je ne peux pas trop vous en dire au risque de vous révéler des Ã©vénements importants.

Cependant commençons par le début : Keisha Ceylon. Cette femme a fait de la voyance et l’escroquerie son domaine. Elle raconte à ses clients ses visions, utilise les cartes, boule de cristal, bref tout un matériel, pour berner des âmes désespérées.  Elle est assez douée dans l’art de la manipulation et n’hésite pas à justifier « ses dons » par un étalement de preuves et d’évidences inventées. Son petit ami Kirk est d’ailleurs un de ses meilleurs complices pour jouer le client satisfait. Une disparition étrange d’une femme. Un mari et une fille éplorés. Un tapage médiatique. Il n’en faut pas plus à Keisha. Elle rend visite au mari d’Ellie, la femme disparue, décidée à lui révéler une vision troublante sur son épouse. Mais cette entrevue ne va pas se passer comme prévue, et les faux talents de médium de Keisha vont lui jouer un tour. Ces « fausses » révélations vont lui causer du tort, elle frôlera la mort et sera entraîner dans un tourbillon infernal de péripéties…


Globalement c’était une bonne lecture. Rien à dire pour ce qui est de l’histoire en elle-même. L’action est là, les retournements de situations aussi. C’est très intriguant car vers les 150 pages on sait déjà ce qu’il est arrivé à Ellie puis s’en suit alors une seconde intrigue plus concentrée sur le personnage principal : Keisha.  Pas d’éléments paranormaux qui pourrait faire frissonner mais il y a bien une scène assez gore et riche en actions, que l’on ne peut pas oublier ; ça c’est clair, l’image est encore gravée dans ma tête : beurk ! L’héroïne se bat pour se sauver, elle et sa liberté (si vous lisez le livre vous comprendrez). La fin est assez étonnante, mais bien tournée quand même. Ensuite ce n’est  en rien un livre coup de cÅ“ur que je voudrais relire (après qui relit un thriller connaissant déjà la fin à part pour chercher des indices dans le texte ?), le style est très simpliste, un peu familier parfois. On lit ce livre pour vivre cette histoire, savoir ce qu’il s’est passé et comment va s’en sortir l’héroïne mais pas pour la beauté du texte. C’est dommage. Je ne demandais pas de la poésie non plus. Mais peut être une écriture plus recherchée. Après c’est un style direct qui peut plaire aussi pour sa vivacité.

Keisha est la maman d’un petit garçon et vit depuis peu avec Kirk, un ouvrier inapte à cause d’une blessure qui passe ses journées devant la télé. Sa relation avec ce dernier est un peu contradictoire, leurs disputes peuvent être violentes mais c’est un homme qui n’hésite pas à lui venir en aide, même si on se demande s’il le fait par amour ou par contrainte ? Bref. Keisha est un peu un anti-héros, elle se sert du chagrin des autres pour avoir de l’argent. C’est une femme indépendante surtout concernant son boulot d’arnaqueuse, elle veut agir seule. Même  si on devine un brin de remords dans le roman envers ses agissements, elle reste un personnage intelligent, cachant ses sentiments, hypocrite et cruel quand il est question de se protéger (je vous renvoie à la fin du livre). Cependant elle reste malgré tout un être humain qui demande de l’aide pour se tirer du bourbier dans lequel elle s’est fourrée et ne reste pas insensible et traumatisée par les Ã©vénements qu’elle a pu vivre. J’ai bien aimé les indications données par l’auteur sur son passé, ce qui peut expliquer le comportement de ce protagoniste. Donc c’est une héroïne qui vacille entre le héros et le méchant, assez originale mais qui ne me plaît pas plus que ça.

J’aimerai vous en dire mais ça m’est impossible. Alors, pour éviter de gâcher quelconques révélations, je m’arrête là. Je conseille Celle qui en savait trop, aux lecteurs désireux de trouver un thriller surprenant  Ã©crit simplement avec une héroïne plutôt originale !




2015

Summerset Abbey : Les Héritières (tome 1)

04:09

 de T. J. Brown


« 1913 domaine de Summerset Abbey : Prudence, bien que fille de préceptrice, a été élevée avec Victoria et Rowena, les enfants de Sir Buxton. Mais à la mort de ce dernier, les deux sÅ“urs partent vivre chez leur oncle le comte de Summerset. Pour lui et son épouse Prudence n’est qu’une domestique. (…) Pourquoi le comte et la comtesse haïssent-ils tant Prudence ? Et quels plans fomentent-ils pour les trois jeunes filles ? », Summerset Abbey (Les Héritières), édition France Loisirs 

Rien qu'en apercevant la couverture de ce livre, j'ai tout de suite pensée à Downton Abbey, j'apprécie beaucoup la série, et j'étais enthousiaste à l'idée de retrouver une histoire similaire. D'un autre côté, l'appréhension de retrouver un récit trop similaire à la série me chiffonnait un peu. Résultat : ce livre demeure différent avec ses atouts et ses défauts.

L'auteur nous ramène au début du XXè siècle, en Angleterre, pour y faire la connaissance de la famille Buxton secouée par  un tragique événement : le décès de Philippe Buxton laissant ses deux filles endeuillées. Cependant les deux jeunes aristocrates, Victoria et Rowena, ne sont pas livrées à elles-même -à leur grand désespoir-, leur oncle le comte de Summerset devient leur tuteur, et les force à venir emménager au domaine de Summerset Abbey. Lui seul est maître leur argent et de leur relation jusqu'au vingt cinq ans de Rowena, l'aînée. Mais ce n'est pas l'unique problème. Ces jeunes femmes ont lié une amitié très forte,  presque fraternelle, avec Prudence la fille de leur préceptrice, maintenant décédée, qu'elle traite comme leur égal. En effet, la jeune fille a suivi la même éducation que Rowena et Victoria et on pourrait parfaitement la confondre avec une véritable lady. Seulement son quotidien est bouleversé, quand elle apprend que le compromis conclu entre Rowena et son oncle, Prudence est acceptée au domaine mais uniquement en tant que femme de chambre. Nous suivons alors le parcours de cette jeune personne prenant conscience de la dure réalité de son statut, en quête de réponse sur sa mère mais pas que. Il se pourrait qu'en chemin son amitié avec les lady Buxton évolue et que des rencontres inattendues fassent balancer son coeur....

Ensuite, je tiens à préciser que le récit se concentre principalement sur le côté aristocrate de Summerset Abbey, les domestiques sont plus à l'écart. Alors l'intérêt que nous avons pour les personnages se place davantage sur ce trio de jeunes femmes, le comte et la comtesse, leur fille Helein et leurs invités. Pour être honnête, je n'ai eu un coup de coeur spécial pour l'une des trois héroïnes féminines : elles sont toutes trois attachantes avec leur personnalités mais aucune je n'ai éprouvé aucune préférence. Victoria est la plus jeune, la plus fragile, souffrante de problèmes respiratoires mais un esprit indépendant et rebelle se cache sous ses traits angéliques. Rowena, l'aînée, proclame son envie d'indépendance mais pourtant elle reste un personnage assez obéissant, sensible et docile qu'elle dissimule derrière une froideur. Et enfin, Prudence, le personnage principal, est la jeune femme qui doit s'adapter à la situation, à son nouveau statut de femme de chambre : elle fait une confiance aveugle aux jeunes femmes et est très protectrice à leur égard.

Le récit tourna autour du personnage mystérieux d'Alice Tate (la mère de Prudence), sa relation avec cette famille de haute société et son secret que  certains semblent connaître sans oser le révéler à sa fille. En parallèle, on suit les relations amoureuses qui se créent pour les trois jeunes femmes. Les personnages masculins sont intéressants, même si ils paraissent parfois un peu stéréotypés. 

Parlons de ce que je pourrais reprocher à ce livre. La première chose qui m'interpelle c'est le nombre important d'éléments dramatiques qui ont secoués ce trio de jeunes femmes : la mère de Rowena et Victoria a perdu la vie lors de l'accouchement de sa seconde fille, la mère de Prudence est décédée également (je ne me souviens plus des raisons exactes) et enfin c'est le décès Mr Buxton qui  touche les deux jeunes femmes. Pour ma part, cela fait beaucoup de choses pour trois jeunes femmes, ça me semble un peu tiré par les cheveux. Mais sans cela, il n'y aurait pas une intrigue telle, ni le mystère qui plane autour du personnage d'Alice Tate. Quant aux relations amoureuses, même si c'est un plaisir de les découvrir, elles me paraissent trop attendues (dès la première rencontre on devine un amour naissant). Et, puis, c'est un peu étrange que les trois jeunes femmes trouvent en même temps un homme qui fasse chavirer leur coeur. 

Je critique, je critique mais ça reste une assez bonne lecture. C'est distrayant, la fin nous surprend ; on a des réponses à nos questions et l'épilogue nous donne largement envie de se lancer dans la lecture du second tome. 

Je conseille donc Summerset Abbey à tous les amoureux de la série de Downton Abbey, qui retrouveront un univers semblable et découvriront les histoires de trois jeunes filles qui perdront leur repères dans leur nouvelle habitation et devront faire face aux décisions et aux secrets du comte et de la comtesse de Summerset ! 



2015

Le Cercle Littéraire Des Amateurs Des Épluchures de Patates

14:06


de Mary Ann Shaffer & Annie Barrows


« Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? […] De lettre en lettre, Juliet découvre l’histoire d’une petite communauté débordante de charme, d’humour, d’humanité. », Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, édition Nil

J’avais aperçu pas mal d’articles sur ce livre mais jamais je ne m’étais attardée dessus, il n’était même pas dans ma wishlist. Pourtant quand je suis tombée dessus dans un magasin de brocante, je n’ai pas hésité à me jeter dessus. Comment avais-je pu oser ne pas le placer dans ma liste de mes envies ?! Je ne regrette absolument pas cet achat, car j’ai passé un agréable moment aux côtés de Juliet et les membres du Cercle Littéraire de Guernesey.

La première chose qui vous interpelle quand on a ce livre entre les mains, c’est son titre bien entendu. Un titre assez long et qui fait sourire. Ne vous attendez pas à ce que je vous révèle les faits qui peuvent se dissimuler derrière « ces amateurs d’épluchures de patates », non, non, à vous de le découvrir chers amis.

Assez de cachotterie, commençons par le début. Le monde émerge peu à peu de la Seconde Guerre Mondiale. Ici, l’histoire se concentre sur Londres et les îles Anglo-Normandes qui bordent le nord de la France. Nous faisons connaissance de Juliet, une jeune écrivaine qui fait la tournée des librairies pour présenter son livre « Izzy Bickerstaff s’en va-t-en guerre », qui a fait rire les anglais pendant les temps de guerre. Cette jeune femme, seule après un échec amoureux, vit pour ses livres, elle les préfère même aux hommes parfois ! Elle mène une vie assez simple mais impliquée à Londres, et, son cercle d’amis se limite à Sophie et son frère Sidney, qui est aussi l’éditeur de ses romans. Pour autant, son quotidien va être bouleversé lorsqu’elle va commencer à correspondre avec un certain Dawsey, un habitant de Guernesey, membre du Cercle Littéraire d'épluchures de Patates. La curiosité va pousser Juliet à en savoir plus sur ce cercle. Et, à partir de là, va s’en suivre une correspondance presque journalière entre les deux individus. D’autres lettres et d’autres membres vont se rajouter ; et la vie de Juliet ne va plus être la même. 



Tous les personnages sont attachants à leur manière mais je vais cibler mon avis sur Juliet. Cette jeune femme donne une vraie bouffée d’air frais au roman par son humour, sa légèreté et son talent pour retranscrire les faits. Cependant, elle n’en est pas moins sérieuse, responsable et impliquée quand un projet ou une relation lui tient à cÅ“ur. En parallèle de l’intrigue, il est distrayant de suivre les histoires de cÅ“ur de notre héroïne.

Ensuite, les séquelles de la guerre demeurent présentes dans l’Å“uvre, aucun des personnages n’est épargné, et chacun évoque au travers des lettres son expérience personnelle. On retrouve des Ã©vénements durs, Ã©mouvants sur les conditions de vie durant l’Occupation, le travail forcé, les camps. Mais on peut aussi voir apparaître des thèmes moins évoqués comme la relation que pouvait entretenir les allemands avec les anglais, des relations qui ne sont pas toujours si simples ou telles qu’on pourrait le croire. Tous les allemands n’étaient pas des êtres sanguinaires, privés d’humanité et tous les habitants de Guernesey (occupée pendant la guerre) n’étaient des êtres résistants et hostiles à toute collaboration avec l’ennemi. Ces exemples cités, bien que fictifs (j’imagine, excusez mon manque de recherche de ce côté-là), donnent une vraie authenticité, et humanité à ce roman. Un portrait de l’homme tel qu’il est avec ses faiblesses et ses qualités. Des personnages vous toucheront plus que d’autres, certaines histoires émeuvent fortement, on ne peut rester insensibles.  

Ce roman épistolaire est un coup cÅ“ur pour le moment agréable qu’il m’a fait passer : il m’a fait rire, il m’a amusé tout en me chamboulant émotionnellement, en illustrant les cicatrices laissées par la guerre sur les hommes ! 

COUP DE COEUR

2015

La Secte des Egoistes

16:13

de Eric-Emmanuel Schmitt



« Et si la vie n’était qu’un songe ? Et si les nuages, les oiseaux, la Terre et les autres hommes n’étaient que des visions de notre esprit ? A Paris, un chercheur découvre par hasard, à la Bibliothèque Nationale, l’existence d’un excentrique, Gaspard Leguenhaert, qui soutient cette philosophie « Ã©goïste » dans les salons du XVIIIème siècle. Intrigué il abandonne ses travaux  et part à la découverte de ce penseur singulier. », La Secte des Egoïstes, édition Le Livre de Poche

C’était le premier d’Éric-Emmanuel Schmitt que je lisais et je n’ai vraiment pas été déçue.  Dans ce petit roman de 120 pages, on retrouve le style de l’auteur, avec une histoire pleine de philosophie et quelques références de Diderot. Il incorpore dans son roman, du théâtre, et permet une lecture plus variée et dynamique. C’est une plume très agréable à lire. 


Le lecteur découvre un chercheur, dont il ignore le nom et il intègre son esprit. On suit un quotidien académique et monotone : le personnage passe son temps dans les bouquins pour constituer sa thèse. Cet homme seul, à la vie ennuyeuse, va voir sa vie chambouler quand il va tomber sur une définition de l’égoïsme associée à un philosophe farfelu : Gaspard Leguenhaert, qui affirme que, lui seul existe et que ce qui l’entoure (être vivant ou non) ne sont que des chimères, des pures inventions de son esprit. Il refuse toute existence de la matière et prétexte  qu’il est « même l’auteur du monde ». Ce penseur aurait même son cercle de partisans : la Secte des Egoïstes. Après cette lecture, notre protagoniste principal va devenir obsédé par cet homme méconnu historiquement qui pourtant laisse des traces de son vivant, anonymement ou non, au travers d’Å“uvres d’auteurs ou de volumes historiques. Ainsi, par ces informations, on plonge dans l’intimité de ce philosophe : sa vie parisienne, son statut de jeune philosophe avec cette doctrine si singulière et égocentrique, son enfance, ses déboires amoureux. Le lecteur devient lui aussi un investigateur car il partage la lecture d’extraits littéraires avec le « je ». Cette recherche va amener le personnage principal à faire des rencontres diverses et intrigantes, loin de son environnement habituel. Ce Gaspard Lenguenhaert devient une énigme à résoudre. 

Le roman contient de vrais thèmes philosophiques tels que la perception, le réel, ce qui régit l’homme ses pensées ou sa sensibilité, l’homme est-il son propre Dieu etc. La fin est déroutante et surprenante : la dernière page déstabilise et, quand on comprend, on a envie de reprendre le roman au début.

En conclusion, La Secte des Egoïstes, est bonne lecture, remplie de philosophie avec une fin perturbante, où la quête d’un philosophe méconnu obsède le personnage principal qui s’enferme dans des manuscrits et interrompt ses habitudes ! 



2015

La Face Cachée de Margo

01:01

de John Green


« Margo Roth Spiegelman, le nom aux six syllabes qui fait fantasmer Quentin depuis toujours. Alors forcément, quand elle s'introduit dans sa chambre, une nuit, par la fenêtre ouverte, pour l'entraîner dans une expédition vengeresse, il la suit. Mais au lendemain de leur folle nuit blanche, Margo n'apparaît pas au lycée. Elle a disparu. Quentin saura-t-il décrypter les indices qu'elle lui a laissés pour la retrouver ? Plus il s'en approche, plus Margo semble lui échapper. », La Face Cachée de Margo, édition Gallimard Jeunesse

Après avoir était chamboulée et conquise par Nos Etoiles Contraires, puis déçue par Qui es-tu Alaska ?, je me suis attaquée à la Face Cachée de Margo. Un énorme merci à Juliette, ma super copine, qui tient un super blog (http://petitesculottesetgrandsdebats.blogspot.fr/), pour ce cadeau.

Ici, John Green nous amène à Jefferson Park un lotissement en Floride pour y découvrir Quentin un adolescent en année de terminale, voisin d’une des filles les plus intrigantes et charismatiques du lycée : Margo Roth Spielgelman.  Quentin, fasciné par Margo depuis son jeune, et à la personnalité réservée, n’a jamais osé aborder cette fille si populaire et mystérieuse. Leur dernière rencontre remonte à leurs neuf ans quand ils sont tous deux témoins d’une scène tragique. Ils perdent tout contact ; jusqu’à ce qu’une nuit, Margo se faufile par la fenêtre de Quentin et lui demande de l’aide pour une mission vengeresse. Comme promis, Quentin va vivre une nuit inoubliable, pleine de rire, d’inattendus et d’interdis. Pensant enfin pouvoir tisser un lien avec la jeune fille, il s’attend à un changement. Mais ce changement est des plus imprévisibles : Margo a disparu, elle s’est enfuit sans dire un mot à personne.

Cette fugue va entraîner un réel bouleversement dans le quotidien de Quentin, au départ adepte de la routine, qui va se mettre à la recherche de Margo. L’adolescente devient un mystère à résoudre : laissant des indices derrière elle. Dans cette aventure, Quentin emmène avec lui ses meilleurs amis, Ben et Radar, ainsi que des personnages dont les garçons n’auraient pas pensé. Le dénouement de cette énigme les mène dans un road trip chargé en émotions, tous réunis par un but commun : retrouver Margo. Ce trajet est à la fois le reflet d’une amitié, d’une détermination mais aussi d’une désillusion.



J’ai passé un bon moment avec ce livre. La quête perpétuelle vers des indices ou des réponses nous pousse à tourner les pages. On veut tous savoir où est caché Margo, si elle est vivante ou non. Bien que l’histoire se concentre sur Quentin et ses recherches, on suit également en parallèle sa vie au lycée et la relation qu’il entretient avec ses meilleurs amis. A partir de là, se crée des moments drôles et attachants. Et heureusement. Car il est vrai que je pourrai reprocher à Quentin son obsession parfois excessive pour Margo et son désir de la retrouver, qui peut l’amener à négliger ses amis ou même lui-même. Il est trop impliqué, à certains instants, sa quête l’isole d’autrui. Notamment plus il essaye de s’approcher de Margo (par ses indices) plus il s’en éloigne.

 Ã‰voquons Margo : c’est réellement un personnage surprenant, qui n’a pas froid aux yeux. Elle fascine tous ceux qu’elle entoure. Même le lecteur. Impossible de la cerner complètement, même (SURTOUT) à la fin de l’ouvrage ! Elle voit le monde autrement, c’est assez intéressant mais parfois un peu cliché quand, par exemple, elle cite plusieurs auteurs classiques pour argumenter ses propos. Ensuite, je me suis sentie tirailler entre l’envie de la plaindre face au manque d’affection qu’elle reçoit dans son cercle familial et  celle de la détester suite au comportement égoïste et égocentrique qu’elle peut avoir. Ce protagoniste demeure un mystère, une équation pour le lecteur, du moins pour moi. 

L’écriture de John est toujours remplie de métaphores, d’images et de légèreté qui dissimule de profondes vérités sur les sentiments et la vie de jeunes adultes enclin à se découvrir et découvrir le monde. C’est un plaisir de le lire.

Alors un conseil si vous croisez une fille aussi énigmatique que Margo Roth Spiegelman ne devenez pas son ennemi !  Sinon, je vous conseille cette lecture si vous voulez connaître l’histoire d’un garçon attaché à une routarde, prêt à tout pour retrouver cette fille sans attache, incarnant une énigme à elle seule !



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