2016

Le Quatrième Mur

11:35

de Sorj Chalandon 


« L'idée de Sam était belle et folle : monter l'Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé. Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m'a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l'a fait promettre, à moi, petit théâtreux de patronnage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m'offre brutalement la sienne... », Le Quatrième Mur, édition Le Livre de Poche

Un roman violent et bouleversant. Qui nous tire de notre quotidien tranquille et superficiel. Alors que non loin, sur terre, règne la guerre, les conflits religieux. Le chaos. Les tirs. Les bombes. Le sang. Le héros principal, Georges, fait l’amère expérience de ces deux mondes différents : « J'avais hurlé qu'ailleurs, dans des berceaux, des bébés avaient eu la gorge tranchée. Que des enfants avaient été hachés, dépecés, démembrés, écrasés à coups de pierres. Et ma fille pleurait pour une putain de glace? C'était ça, son drame? Une boule au chocolat tombée d'un cornet de biscuit? ».  La rencontre avec Sam, un juif, porteur d’un projet utopique, provoque son voyage au Liban où il fait face à l’atmosphère brutale et sanglante de la guerre ; mais où il noue aussi une amitié forte avec les individus qui croisent son chemin.

Tout démarre avec une passion et une promesse. Le théâtre. Ce lieu de représentation, d’art où l’acteur n’est plus qu’un être fictif. Ce lieu de résonance, éloigné du réel et pourtant profond en signification. Sur la scène, l’homme est presque invincible, protégé derrière ce quatrième mur qui arrête toute intervention du réel, du spectateur.



Sam, Georges et Aurore. Le théâtre va les rassembler et les séparer. Et la promesse me diriez-vous ? Georges quitte son cocoon parisien pour continuer le projet de son ami : représenter Antigone de Jean Anouilh, dans un cinéma à l’abandon de Beyrouth. Réunir des peuples qui s'entretuent, des religions et des croyances qui s’opposent. Faire stopper ce bain de sang pour une représentation. Un challenge des plus complexes. La détermination et le courage de Georges sont remarquables. Cette aventure change son destin à jamais et modifie complètement sa vision du monde. Il est spectateur de cette peinture macabre : les corps tombent, les pleurs et les cris résonnent ; il se heurte à ce quatrième mur, impuissant. Alors avec cette tragédie, en tant que metteur en scène, il garde espoir en l’humanité et il espère que le théâtre marquera une trêve.

Nous lecteurs, suivons avec appréhension le rêve de cet homme ; les mots de Sorj Chalendon nous percutent tels des balles, on s’horrifie face à cette cruauté, la violence du texte nous frappe au ventre. Georges, l’étudiant en Histoire, est tout aussi atteint que nous. La confusion nous fait parfois décrocher, de nombreuses analepses viennent scinder le récit et l'auteur ouvre son oeuvre par un incipit proleptique (la suite de la narration n'est que des retours en arrière). Ces récits enchâssés demandent donc une attention plus intense car on peut perdre le fil assez facilement. 

Néanmoins on reste captivés par le texte. Quand on lit la dernière page, on ne peut constater qu'une seule chose : le quatrième mur est tombé, une tragédie nous a été contée, le rideau se ferme.

Le Quatrième Mur est un récit brutal et tragique sur les réalités de notre monde, entre fiction et réalité, entre guerre et paix, entre amitié et indifférence, cette histoire est une tragédie moderne ! 

Gwendoline

2016

Cité 19

11:35

de Stéphane Michaka

TOME 1 VILLE NOIRE


« Que faisait le père de Faustine à minuit au sommet de la tour Saint-Jacques ? Et qui l'a précipité dans le vide ? Convoquée pour identifer le corps, Faustine ne reconnaît pas les mains de son père. Persuadée qu'il a été kidnappé par une secte mystérieuse, elle se lance sur la piste d'un inquiétant personnage. Elle suit l'homme dans une station de métro, trébuche, perd connaissance et se réveille... 150 ans plus tôt ! Pour Faustine, c'est le début d'une série d'aventures, aux confins du thriller, de la science-fiction et de l'Histoire. », Cité 19, édition Pocket Jeunesse

Mêler Histoire et science-fiction semble paradoxal et pourtant Stéphane Michaka relève ce défi dans Cité 19. Paris. XXI ème siècle. Faustine, passionnée d’Histoire et du XIXème siècle, est une jeune adolescente un peu pommée. Une mère absente. Un père aimant gardien au musée d’Orsay.  Elle se forge une carapace de voyou, pas très à l’aise avec son corps, elle cache toute féminité. Elle ne sait pas trop qui elle est. Se cherche. Fais des erreurs. Au moment où elle pense avoir repris son destin en main, tout s’effondre. La police lui annonce que son père a sauté d’une tour. Pourtant le corps à la morgue ne correspond pas à celui de son père. Elle décide de mener secrètement sa propre enquête et elle soupçonne rapidement l’organisation des Illuministes qui harcelaient son père en l’invitant à des soirées nocturnes étranges. Dans une course poursuite avec l’un des hommes de cette organisation mystérieuse, elle atterrit en plein Paris du XIX ème. Une allure de thriller qui se complexifie par la suite. Sans avoir le temps de crier garde, la science-fiction s’ajoute au récit. Cet élément inattendu chamboule l’histoire. L’enjeu n’est plus le même. Passé et présent se répondent, se confondent…

En quête d’une histoire sur le voyage dans le temps, j’ai été agréablement  surprise de découvrir un roman qui jongle entre thriller et science-fiction. Le tout dans un décor très vintage. L’action et l’originalité sont les points majeurs du roman ; et j’admets être impatiente de savoir comment cette histoire va se terminer.


J’ai eu un peu de mal avec les personnages au départ mais ensuite j’ai commencé à apprécier l’héroïne principale : Faustine. Son originalité et son côté androgyne interpellent. Elle se fond avec une immense facilité dans ce Paris de 1800. Un monde où elle a sa place. Où le bac n’est plus la priorité. De nouvelles aventures. De nouvelles rencontres. Qui sont parfois un peu précipitées, notamment celle avec Marion. Les meilleurs amis de Faustine, Morgane et Vikram sont les personnages qui m’ont le moins séduite, ils manquaient de sympathie, de sincérité pour ma part. Néanmoins leur présence dans le récit reste mineure. De nombreux portraits défilent, chacun avec une histoire, une position sociale, un enjeu ; cette grande diversité m’a plu. Tant de personnages que croisent Faustine dans son périple, et qui influencent ses actes. Des actes qui pourraient s’avérer subversif.

Par conséquent, Cité 19 plaira aux lecteurs appréciant l’Histoire et la science-fiction. Redécouvrez Paris, soyez surpris et suivez les péripéties d’une héroïne inédite ! 


chronique

Divergente (T2)

02:32

TOME 2

de Veronica Roth



« DIFFÉRENTE. DÉTERMINÉE. DANGEREUSE.  Abandonnant une ville à feu et à sang, Tris est en fuite.  Grâce à ses facultés de Divergente, elle a réussi à échapper au programme des Érudits qui a manipulé et lancé les soldats Audacieux à l'assaut des Altruistes. En trois jours, Tris a perdu sa faction, ses amis, ses parents. Pourtant, elle n'a pas le droit de baisser les bras. Elle seule peut se dresser face aux Érudits. Avec son frère Caleb et son petit ami Tobias, elle doit trouver des alliés parmi les autres factions, les Fraternels et les Sincères. Mais ceux-ci se montrent méfiants. Or les combats ont repris, et le temps presse... », Divergente T2, édition Nathan

Retrouver l’univers de Veronica Roth. Prendre les armes et fuir en compagnie de Tris et Tobias. Après avoir suivi leurs aventures à l’écran, il était temps de les vivre au fil des pages. Quand on termine le tome 1, la ville de Chicago est en feu, la panique règne, les factions sont meurtries suite à la manipulation des Erudits qui ont forcé les Audacieux a massacré une partie des Altruistes. Tris et Tobias parviennent à arrêter Jeanine, la leader des Erudits, avant que cette mission arrive à son terme. Néanmoins Jeanine toujours en vie, Tris et Tobias sont contraint de fuir. Dans ce second tome, nos héros et une poignée d’audacieux trouvent refuge chez les Fraternels. Très vite les images des récents évènements ressurgissent et les questions fusent. Pas le temps de souffler pour nos personnages qui vont voguer de factions en factions, vont se retrouver au repaire des sans-factions, jusqu’à risquer leur vie chez les Erudits. Derrière ce deuxième  tome se cache un secret, dangereusement gardé par Jeanine, qui chamboulera tous les habitants de Chicago et leur avenir. Ce volet promet des trahisons, de l’action, des désillusions. Les personnages sont mis à rude épreuve et notamment la relation entre Tris et Tobias. 

N’ayant vu que le film, j’ai redécouvert cette histoire. L’enjeu et la révélation finale restent les mêmes mais le déroulement est différent. J’ai beaucoup apprécié la manière dont a été traité les personnages, leur relation entre eux et leur psychologie. On en apprend davantage sur leur caractère. J’ai découvert une Tris plus fragile, détruite par la perte de ses parents, et par la mort de son ami Will.
Une des qualités du livre sont les personnages secondaires. Le film se contente de centraliser l’action sur les deux héros principaux : Tris et Tobias. Ce n’est pas le cas dans le roman.  De nombreux individus côtoient Tris et évoluent au fil de la narration.  Marlene. Uriah. Lynn. Shauna. Cara. Des noms qui vous sont inconnus si vous n’avez pas lu le livre. Et pourtant ils tiennent une place plus ou moins importante dans le quotidien de Tris.

L’action s’enchaîne très rapidement. On ne s’ennuie pas durant sa lecture, même si l’instabilité émotionnelle de Tris peut parfois créer des longueurs. L’écriture de Veronica Roth reste simple et directe ; la narration est fragmentée par de nombreux dialogues. Elle accompagne l’action, sans la ralentir. Je regrette de n’avoir pas vu adapté au cinéma certaines scènes.  Si comme moi, vous avez vu le film, attendez-vous à redécouvrir cette histoire et laisser votre imagination vous donner une autre vision des aventures de Tris. C’est un récit beaucoup plus centré sur le combat intérieur de Tris, ses visites dans les différentes factions et la relation qu’elle tisse avec les autres jeunes insurgés. C’est une héroïne secouée par les doutes et le manque de confiance en elle, qui doit se battre pour retrouver la paix avec elle-même, avec ses proches en vue de délivrer son peuple.  



En conclusion, Divergente séduira les fervents lecteurs de dystopie en quête d’une histoire pleine de rebondissement, où l’héroïne doit faire face à ses actes, affronter ses peurs, sa culpabilité pour combattre les Erudits prêt à tout pour détruire les divergents ! 

Gwendoline

chronique

D'après une Histoire Vraie

12:23

de Delphine de Vigan


« Tu sais parfois, je me demande s’il n’y a pas quelqu’un qui prend possession de toi. », D’après une Histoire Vraie, édition JC Lattès

Premier roman de Delphine de Vigan que je découvre. Première découverte. Première surprise. En commençant ce livre, j’avais l’impression que quelque chose de gros se cachait derrière histoire et je ne suis pas trompée. Dénouement inattendu malgré les scénarios que j’avais tissé dans mon esprit. Très bon thriller psychologique, que je vous conseille fortement.

J’en dirai peu. Si avec seulement ces quelques lignes le récit vous tente, alors ne lisez pas la suite et partez dans l’inconnu découvrir « D’après une histoire vraie », vous n’en serez que plus étonnés.

C’est un récit ingénieusement construit et produit. Tout s’ouvre avec un point de vue interne, une narratrice que l’on associe rapidement à l’auteur en elle-même. Cette femme veut s’expliquer. Expliquer cette page blanche qui l’a hanté pendant 2 ans. Une raison : L. , cette femme envoûtante et déstabilisante qu’elle rencontre lors d’une soirée. Son quotidien entouré de ses enfants, ses amies, et son compagnon se perturbe par pigments.  La narratrice nous raconte en détails ces deux années. Certes cet attrait du détail et de la narration peut parfois ralentir le récit et l’action, néanmoins ce sont ces « effets du réel » qui font le succès de ce récit. Le pouvoir de la littérature et des mots. Un jeu délicat entre la réalité et la fiction. On peut rapidement croire à un témoignage si on ne se rattache pas à la mention « roman » en couverture. Tout au long de ma lecture, je gardais en tête ce mot jusqu’à la révélation finale.

C’est un roman sur la manipulation. Suite aux indices semés dans le récit, le lecteur ne doute pas de la manipulation dont est soumise la narratrice mais inconsciemment il baisse sa garde et il finit par devenir l’être manipulé. L’auteur dévoile sa force lors du dénouement et montre son art de persuasion et de tromper.

D’après une Histoire Vraie est un roman dans lequel on se plonge les yeux fermés, ne sachant comment on va ressortir de cette lecture. Attendez-vous à confondre la fiction au réel, à être surpris par la dimension psychologique de ce livre ! 

COUP DE COEUR
Gwendoline

avant toi

Avant Toi

01:59

de Jojo Moyes


« Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années met la clé sous la porte, c'est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l'angleterre, elle se démène pour dégotter un job qui lui permettra d'apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C'est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n'a que quelques mois pour le faire changer d'avis. », Avant Toi, aux éditions Milady

Avant Toi. L’histoire de deux vies. Deux vies différentes mais qui vont se croiser. L’une menait une vie d’instant et d’aventure jusqu’à ce qu’un tragique tour du destin le paralysa.  Ses membres s’immobilisèrent, sa joie de vivre disparut. L’autre se contentait d’une vie simple et modeste dans une petite ville d’Angleterre entourée de sa famille, de son petit ami, occupée par son job de serveuse jusqu’à ce qu’on ferme boutique. On cherchait une aide-soignante pour Will. Louisa cherchait un nouveau travail pour subvenir aux besoins de sa famille. Pendant six mois ils devront se supporter. Chacun réapprendra à l’autre à vivre. Ces six mois s’annonceront riches en émotions et en leçons de vie. Une histoire qui marquera nos personnages, et, nous, lecteurs, nous ne sortirons pas indemnes de ce roman.

Ce récit nous est compté principalement par Louisa, mais il arrive que d’autres protagonistes nous confient leurs sentiments ce qui nous permet de comprendre et d’apprécier davantage ces personnages secondaires. Louisa est une femme de vingt-six ans, chaleureuse, optimiste et un brin délurée –notamment lorsqu’on s’intéresse à son style vestimentaire ; elle craque pour les chaussettes à rayures- . Elle apprécie sa vie telle qu’elle est, elle n’a jamais rien connu au-delà de sa vie natale et de sa famille, chez qui elle passe beaucoup de temps étant donné que son petit ami n’a pas encore daigné l’accueillir dans son appartement. Elle vit donc dans un cercle familial inédit où parents, enfants, grands-parents et petits enfants vivent ensembles. Louisa est un personnage très attachant, elle est un peu maladroite mais prête à tout pour ceux qu’elle aime.

Puis, nous avons Will. Un trentenaire qui a totalement perdu goût la vie après son accident. Il est terriblement malheureux et affecté depuis qu’il est devenu tétraplégique.  Il déteste cette dépendance constante qu’il doit à autrui. C’est un oiseau aux ailes coupées qui a été contraint de renoncer à sa liberté pour retourner au nid familial. Néanmoins, on ne peut que constater le courage de Will qui est un homme courageux qui cherche désespérément à reprendre le contrôle de sa vie.

Les premières rencontres entre Will et Louisa  n’annoncent rien d’encourageant, et pourtant on ne veut pas quitter ces deux personnages qui s’apprivoisent au fil des pages : réapprendre à vivre est un chemin tortueux où se mêle peine, échec, joie, victoire mais c’est surtout la découverte de l’autre. Les personnages de Jojo Meyes sont beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît : derrière ces êtres d’apparence généralisés – le tétraplégique ronchon et déprimé et l’optimiste extravagante- se cachent des blessures enfouies.


Ce roman dégage une certaine réalité. Derrière cette romance se cache une profonde morale pas toujours facile à accepter (QUE JE NE CONSEILLE DE LIRE QUE SI VOUS AVEZ LU LE LIVRE) : on ne peut pas sauver quelqu’un qui ne veut pas l’être.

Je n’ai pu qu’être émue et comblée par cette lecture. Je ne voulais plus lâcher ce roman, on s’implique pleinement dans l’histoire et on a envie d’aider ces personnages. Le cÅ“ur se serre à la lecture des dernières pages. C’est une romance réellement émouvante qui dépasse le simple thème de la maladie. Quand on ferme ce livre, on réalise qu’on est face à un hymne à la liberté et une illustration de la notion de carpe diem, c’est-à-dire profiter de l’instant présent, prendre des risques, affronter l’inconnu et découvrir le monde.

Par conséquent, Avant Toi, est un roman bouleversant, une romance émouvante et touchante, un récit teinté de réalisme !

J’ai intérêt à préparer mes mouchoirs le 22 juin, jour de la sortie au cinéma du film.

COUP DE COEUR
Gwendoline

april

Perdue et Retrouvée de Cat Clarke

05:32


de Cat Clarke


« Essayez d'imaginer: Une enfant kidnappée. Une famille déchirée. Lentement, au fil des ans, cette famille va recoller les morceaux. Elle reste un peu fragile, bien sûr, mais toujours unie. Et voilà que l'enfant, devenue adulte, revient à la maison... C'est là que l'histoire commence. Et si la fin du cauchemar n"était que le début d'un autre ? », Perdue et Retrouvée, collection R, édition Robert Laffont

Cette histoire ressemble à un vrai fait divers. Une petite fille de 6 ans disparaît. Elle a été enlevée. Ses parents la recherchent sans relâche. Ils font appel aux médias. Lauren et son ours Barnaby font la une des journaux. 13 ans plus tard : c’est la même photo, la même enfant que l’on cherche en vain. Sa famille a vieilli, elle peine à vivre avec ce manque constant. Faith avait 4 ans quand sa sÅ“ur s’est faite enlevée. Aujourd’hui à 17 ans, l’ombre de sa sÅ“ur la suit partout. Son histoire attire les curieux. Heureusement elle peut compter sur sa meilleure amie Martha et son petit ami pour lui faire oublier son quotidien morose. Un jour, les visages inquiets de ses parents s’évaporent. Les larmes ne coulent plus de tristesse mais de joie. Lauren est miraculeusement revenue à la maison. Affolement médiatique. Une famille aux anges. Chacun fait des efforts face à cette nouvelle situation familiale perturbée. Et pourtant, pour Faith, les retrouvailles laissent rapidement place à un étrange sentiment. Qui est vraiment sa sÅ“ur ?

Perdue et Retrouvée est un thriller psychologique original. Je m’attendais à découvrir cette histoire du point de vue de l’enfant kidnappé, mais non, tous les évènements nous sont relatés par Faith, la petite sÅ“ur. Elle garde des souvenirs assez flous de sa sÅ“ur aînée et pourtant elle subit toutes les conséquences de sa disparition : la compassion, une curiosité malsaine, les tabloïds, l’abus des médias, des parents brisés…etc. Ce personnage m’a énormément touché. Elle tente d’avancer, d’avoir une vie normale sans que le nom de Lauren ne soit prononcé à tout bout de champ. Même si je n’approuve pas toutes ses décisions, notamment à la fin du roman, on apprécie la sincérité de cette jeune fille et le certain sang froid avec lequel elle encaisse les choses.

Ses parents sont assez antithétiques. Ils ont de vrais comportements opposés. Ils ont une vision différente des médias, de l’avenir de Lauren. D’ailleurs en parlant de Lauren c’est le protagoniste le plus mystérieux du livre. C’est une jeune femme un peu naïve, enfouissant en elle des traumatismes qu’elle dévoile peu à peu. Elle est torturée par ces treize dernières années cauchemardesques. Ce personnage est très ambivalent, elle est à la fois attachante mais aussi intrigante. La fin répond à toutes les interrogations et aux les éléments suspects qui s’éparpillent dans le récit. Même si dès les premiers chapitres, je me doutais du dénouement, Cat Clarke nous surprend. Je ne m’attendais pas à une telle révélation. Je ne vous cache pas que c’est une fin assez bouleversante. Cette histoire est assez dure psychologiquement. Tout en restant un livre young adult, c’est une histoire bouleversante. En fermant ce roman, on a qu’une envie : profiter de sa famille et de ses frères et sÅ“urs.


Perdue et Retrouvée séduiront les lecteurs adeptes de thriller psychologique. Suivez le cheminement d’une famille brisée qui réapprend à vivre après le retour mystérieux de leur enfant disparue !  

1 an

1 an

13:08




Tout est parti de là, un article où je vous parlais de ma première lecture à ma dernière du moment, le 19 avril 2015 : 


Et en une année c'est devenu ceci :






H A P P Y       B I R T H D A Y

Depuis avril 2015, je vous ai présenté et chroniqué 47 livres ! 47 livres que j'ai aimé découvrir, apprécier, appréhender. Au fil de ces articles hebdomadaires, j'ai pris beaucoup de plaisir à vous faire partager mes lectures et mes envies. Une année passe tellement vite. Avant de publier mon premier article, j'avais longtemps bataillé pour m'habituer à blogger (quelques mystères sont toujours en suspens comme les notifications pour les commentaires :) et proposer un blog agréable à visiter. J'ai toujours essayé de vous proposer une belle esthétique et un contenu bien écrit et complet. Même si ce blog demande du travail et de l'organisation, je ne regrette rien. Ce blog m'apporte pleins de choses : partager ma passion de la lecture avec vous, développer mon esprit critique et surtout il m'incite à avoir un rythme de lecture régulier.

Merci à toi, cher passionné de lecture, de suivre avec moi cette expérience, de lire mes chroniques et de prendre le temps de me donner ton avis. La lecture c'est aussi partager les uns les autres, comparer nos avis et faire vivre nos livres favoris.

 M E R C I
Gwendoline

Instagram

Popular Posts

Like us on Facebook

Flickr Images