2019

le prince et la couturière

11:20

de Jen Wang (ed. Akileos)


Une bande dessinée jeunesse sous forme de conte qui mêle 
douceur, acceptation de soi et robes de bal !

Tout ce qu’on veut pour le prince Sébastien, c’est qu’il se trouve une épouse. Tout ce que le prince Sébastien veut, c’est porter des robes.  La nuit, il devient en Lady Cristallia. Il court les cafés parisiens habillé de robes audacieuses et fabuleuses créées par sa couturière Francès. La jeune fille ne manque pas d’imagination pour faire de Lady Cristallia une icône de la mode mais garder le secret du prince se complique quand plusieurs épouses potentielles se pressent au palais.

J’avais comme une envie de lire de la bande dessinée récemment alors, quand j’ai aperçu celle-ci en librairie -sachant qu’elle attendait depuis trop longtemps dans ma wishlist-, je n’ai pas pu résister. Le prince et la couturière est une très belle bande dessinée sur la tolérance et la différence, elle balaye d’un revers de main les stéréotypes de genre. Sébastien est un garçon attachant, peu sûr de lui car il cache au monde une facette de sa personnalité dont il a peur d'être jugé. L’histoire se construit comme un parcours initiatique vers l’épanouissement du personnage principal et retrace son amitié avec Francès, une jeune fille ambitieuse, bienveillante et loyale. Les questions de la liberté de soi et de l’acceptation de la différence sont bien traitées et s’accompagnent de petites touches d’humour et d’émotions (notamment la scène du défilé final). L'avancée des événements est peut être en trop prévisible même si cet aspect est compensé par la relation entre les personnages, leurs personnalités et le trait de crayon de Jen Wang.



Ses dessins dégagent une simplicité et une certaine douceur avec des traits assez ronds et épais et les couleurs vives utilisées qui accentuent cette atmosphère féerique. J’ai beaucoup aimé le travail fait sur les expressions des personnages et leurs représentations. Ils ne sont pas aussi lisses et parfaits que les héros Disney et ça fait du bien ! Gros coup de cœur pour la palette de robes qui nous est offert dans cette histoire. L’objet livre en lui-même est magnifique et on peut même découvrir le processus de création à la fin de la bande dessinée.

Il ne m’en fallait pas plus pour tomber amoureuse de cette petite pépite !  

𝕝𝕖 𝕡𝕣𝕚𝕟𝕔𝕖 𝕖𝕥 𝕝𝕒 𝕔𝕠𝕦𝕥𝕦𝕣𝕚𝕖𝕣𝕖
rep  genderfluid

2017

La Cave

08:34

de Natasha Preston


« Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris et Violette, soumises à la folie maniaque et meurtrière d’un homme : Trèfle. Dans une autre maison, dans une ville où il ne se passe jamais rien, Summer mène une vie parfaitement banale. Elle a des parents, un frère, des copines, un petit ami. Mais un soir, sa route croise celle de Trèfle, et Summer ne rentre pas chez elle. Elle se retrouve enfermée dans une cave en compagnie des autres filles et rebaptisée Lila. », La Cave, édition Hachette

C’est l’histoire d’un jeu. D’une main détraquée amoureuse des fleurs. Elle les arrache à leurs tiges, à leurs familles et les enferme dans une boîte. Une toute petite boite, isolée du monde. Comme des poupées, cette main habille ces fleurs et les emprisonne dans un rôle. Obsédée par leur beauté, elle ne voit pas que ces fleurs perdent leurs couleurs et menacent de se faner. Rose, Iris, Violette : trois pétales condamnés et un espoir desséché. Lila est une fleur fraîchement coupée. Enlevée de ses parents, son frère et son petit ami, elle veut quitter cette boîte par tous les moyens. Cette jeune fille refuse d’agir comme les autres fleurs dociles : elle ne sera jamais Lila, l’objet de ce monstre. Elle reste Summer et l’adolescente est déterminée à s’enfuir. Seulement pour s’échapper, il faut déjà survivre aux règles imposées dans cette cave…

Peu habituée aux récits angoissants et psychologiques, je me suis lancée dans la lecture de La Cave, intriguée. Rapidement, le quotidien de Summer bascule, une nuit où elle se rend à une fête. Adieu ses préoccupations d’adolescente, la voilà jetée dans une cage, fermée à double tour, avec des jeunes femmes toutes aussi étranges que son kidnappeur. Un combat intérieur s’enclenche avec elle-même : coincée entre quatre murs elle doit jongler entre deux personnalités pour survivre : la jeune femme qu’elle est vraiment qui garde l’espoir d’une délivrance et Lila, cette fleur muette, pure et soignée que chérit Trèfle, le gardien de ce jardin. Autour de la détresse de Summer se noue d’autres points de vue : Lewis, le petit ami, et Trèfle. Ces variations ont l’avantage d’inclure du dynamisme au récit mais révèlent également la bête noire de l’histoire : les personnages et leur construction.

Tous les protagonistes et surtout les héros manquent de profondeur ; ce roman tend vers le young adult à cause notamment de ses thèmes forts (séquestration, viol, syndrome de Stockholm, troubles psychologiques) sauf que la psychologie des personnages est survolée. Le point de vue de Lewis ne sert qu’à montrer l’avancement extérieur de l’intrigue. Le point de vue de Trèfle reste décousu, même si l’auteur s’appuie beaucoup sur l’enfance et les souvenirs de son héros, l’esprit détraqué de cet homme reste insaisissable. D’autres personnages auraient mérité un petit peu plus de développement, comme Rose, l’une des séquestrée les plus touchées par le syndrome de Stockholm. Malgré tout, j’ai été agréablement surprise par le détournement final et la conclusion  du récit qui révèlent les séquelles de cette séquestration. J’ai eu le sentiment que l’auteur avait privilégié son héroïne principale et son caractère psychologique au détriment du reste. C’est dommage car l’intrigue reste stressante et déroutante.


Descendez dans La Cave et ouvrez la porte d’un thriller young adult glaçant et psychologique où pour survivre il faut endosser le rôle d’une fleur soumise et délicate. 

★   ✩ 

Gwendoline

2017

Appuyez sur étoile

12:28

de Sabrina Bensalah


« Quelques saisons ? Quelques mois ? Avril ne sait pas combien de jours il reste à sa mémé avant « d'appuyer sur Étoile ».La maladie est revenue, et ça fait peur. Mais Avril est prête à tout pour tenter de rendre les derniers jours de sa mémé plus beaux, moins durs. Il faut dire que mémé, ce n'est pas le genre chandail & tisane. Elle a passé sa vie dans les lumières tamisées d'un bar à champagne ; elle a chanté, dansé, aimé plus que d’autres en mille vies ; alors, pas question pour elle de mourir les yeux rivés sur un plafond blanc ! », Appuyez sur étoile, édition Sarbacane

Levons les yeux de nos écrans, penchons nos têtes vers le ciel. Autour de notre nuage urbain, les étoiles sont là, immobiles, elles nous attendent. Chaque nuit elles se parent de leur voile lumineux. Prêtes à étinceler les pupilles de l’individu qui la contemple. Quand le regard d’Avril se tourne vers les étoiles, elle voit un rêve : devenir une coiffeuse renommée foulant les plateaux de cinéma munie de ses pinces et son sèche-cheveux. Pour sa mémé, les étoiles sont sa délivrance ; elle attend le jour où elle « appuiera sur étoile », où leurs rayons berceront son corps fatigué. Vous l’aurez compris Appuyez sur étoile est une histoire de vie. Avril entre dans le printemps de sa vie : le monde l’attend, son esprit fleurit d’idées et de projets. Avec des parents en pleine crise sentimentale depuis leur divorce, la jeune fille s’accroche à sa grand-mère, une vieille dame aimante et délurée. Elle se bat contre la maladie mais sentant que l’hiver de sa vie se termine, elle confie à sa petite fille son dernier souhait : se rapprocher des étoiles. Avril va remuer corps et âme pour apporter les étoiles au chevet de sa mémé.

En lisant le synopsis ce roman, un mot m’a sauté au visage : l’émotion. Tout au long de ma lecture, j’ai attendu cette émotion qui ne s’est pas présentée. J’espérais être davantage impliquée émotionnellement dans ce récit, si bien j’ai été déçue de ne pas éprouver de l’empathie que ces personnages et leur histoire. Peut-être attendais-je quelque chose de plus grandiose, de plus bouleversant. Puis j’ai éteint mes peut être et mes espérances et c’est à ce moment-là qu’une étoile s’est allumée et que j’ai compris ce livre. C’est l’histoire de la vie, authentique, vraie, sans artifices. Une vie avec ses rêves, ses doutes, ses amitiés, ses choix, ses débuts, ses fins et surtout ses grandes doses d’amour. Je n’ai peut-être pas été émue mais j’ai été témoin d’une belle peinture de la vie : j’ai vu un lien indéfectible entre une grand-mère et sa petite fille, j’ai vu une jeunesse optimiste, acharnée et rêveuse, j’ai vu des êtres qui avancent malgré la perte. C’est un livre juste sur la beauté imparfaite de la vie. Cette idée s’illustre également dans l’écriture de Sabrina Bensalah : son style se balance entre poésie et authenticité. Il incarne cette délicatesse qui hante notre quotidien.  


Appuyez sur étoile, pour écouter la vie et la mort se chamailler, pour observer le tracé que laisse une âme déterminée, pour admirer ce débordement d’amour qui fait descendre les étoiles jusqu’à nous. 

Gwendoline

2016

Le Petit Chose

11:51

d'Alphonse Daudet


« Le premier roman d'un célèbre écrivain qui cache à peine une autobiographie à la fois tendre et violente. L'histoire est celle d'un petit provincial pauvre et fragile dont on va suivre le parcours semé d'embûches, d'une enfance difficile à une maturité douloureuse. Cette sorte d'Education sentimentale avant l'heure s'adresse tout particulièrement aux adolescents à l'âme romantique et joue sur une identification très forte du lecteur à ce Petit Chose souvent si démuni devant la terrible école de la vie. Le style, de facture classique, fait de cette œuvre un des romans les plus représentatifs de la littérature du 19e siècle et a valu à son auteur le surnom de "Dickens français". », Le Petit Chose, édition Le Livre de Poche

L’histoire d’un enfant. Un enfant devenu grand. Qui nous conte son enfance, ses robinsonnades, l’éclatement de sa famille et son indépendance forcée. Le Petit Chose c’est un roman  qui puise ses sources dans la vie de son auteur : Alphonse Daudet. Peut-être que certains le connaisse pour Les Lettres de Mon Moulin. Ici on est face à une œuvre d’apprentissage. Ce jeune garçon maigrichon et tout petit, Daniel Eyssette, est contraint de grandir trop vite. Fini les aventures de Robinson dans les locaux de son père, toute la famille déménage vers le nord, à Lyon, sans sou en poche. On espère y retrouver la fortune perdue. Cette famille exilée devient une famille déchirée quand quelques années plus tard, la misère n’a plus seulement envahi leurs visages mais aussi les murs. Il ne reste plus qu’à se séparer  et  combattre cette perfide pauvreté chacun de leur côté. Le petit Daniel réintègre les bancs de l’école mais pas en tant qu’étudiant ; dorénavant il est pion. Son unique quête est de reconstruire cette harmonie familiale détruite. Y parviendra-t-il ? Réussira-t-il à s’élever de sa simple condition de surveillant ? Le Petit Chose est le récit d’une enfance privée, d’une lutte constante pour s’imposer dans un monde de misère et de désillusions au XIX ème siècle.

Après Pagnol, continuons avec les auteurs français et leur rapport avec l’école. Alphonse Daudet a également inscrit l’école comme un de ses décors majeurs du roman. L’école, un luxe pour les petites gens, où les distinctions sociales sont inévitables et où les moqueries fusent pour un simple cartable usé. L’école, un lieu d’enseignement pas toujours facile à contrôler, où l’autorité est nécessaire. Notre héros principal va passer un bout de sa vie dans ce lieu rempli d’encre, de craie et de pupitres. Elève puis pion il est toujours victime des autres. Ne croyez pas que ce livre contient autant d’action qu’une épopée ou autant d’amusement qu’une comédie. Ce n’est pas pour rien qu’on appelle un peu Daudet le « Dickens français » : l’univers y est lugubre, une série de malheurs s’enchaînent et au milieu de cette constante noirceur très rarement dissipée par des éclats de bonheur : on a un héros  qui encaisse très jeune toutes les tristesses du monde. Daniel Eyssette n’échappe au modèle du vilain petit canard : un joli minois, une innocence et une faiblesse de caractère, une incapacité à se prendre en charge et un besoin de se réfugier dans les bras d’un amour maternel. Une âme d’enfant dans un corps d’homme, je dirai. Même si ce roman retrace des épisodes émouvants et joyeux, ces moments sont vite effacés face au quotidien malheureux de ce personnage, en pleine détresse émotionnelle et qui a certain penchant pour faire les mauvais choix. Malgré tout, cet homme qu’on surnomme «  Le Petit Chose », m’a touché. Après toutes les épreuves qu’il a dû traverser dans l’enfance, on juste envie de le voir réussir ; et quand la déprime l’enferme on aimerait le prendre dans nos bras et lui dire de s’accrocher. On irait presque jusqu’à le sermonner à haute voix quand il part à la dérive et empire sa condition en choisissant le mensonge, l’irrationalité ou les élans colériques de son cœur. C’est un héros qui nous prend par les sentiments et qu’on  plaint sans cesse.

L’écriture favorise peut être aussi ce rapport si intime que l’on entretient avec Daniel. A la première personne du singulier, il s’adresse souvent à nous lecteur : il nous raconte son histoire, nous interpelle sur les évènements à venir. Il y a une réelle importante accordée au personnage que « Le Petit Chose » incarne : il arrive couramment à ce narrateur fictif de se présenter à la troisième personne du singulier pour renforcer la condition pathétique dans laquelle il se trouve.

Lire Le Petit Chose, c’est accepter de découvrir la vie ordinaire et malheureuse d’un garçon du XIXème siècle, au milieu d’un univers dicté par les classes sociales, l’hypocrisie et la misère. 

Gwendoline

2016

L'élégance du Hérisson

09:45

de Muriel Barbery


« Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même... », L'Élégance du Hérisson, édition Gallimard


Renée à 54 ans est la concierge d’un immeuble huppé de Paris. Elle est l’archétype de veille concierge avec son chat, ses robes négligées et son physique repoussant. Et pourtant Renée a un secret : derrière son tablier se cache une femme intelligente et passionnée. Tolstoï. Peinture Hollandaise. Films japonais. C’est une vraie érudite. Ses voisins, aux portes monnaies lourds et aux comportements guindés, n’y voient que l’image de cette pauvre concierge banale et stupide. Une image que Renée entretient, et pour combien de temps ? L’arrivée d’un nouvel habitant menace de rompre la carapace pleine de clichés dont elle vêt en public. A cette histoire s’ajoute les confessions d’une enfant de 12 ans, Paloma, terriblement mature et philosophe pour son âge,  et terriblement triste et solitaire dans sa cage dorée. Que vaut la vie dans ce monde de luxe, d’apparence et de faux sentiments ? C’est l’une des questions à laquelle elle essayera de répondre, dans ses « pensées profondes ».

Que de labeur m’a demandé ce livre ! Si vous êtes des visiteurs constants sur le blog, vous l’aurez remarqué : que de retard ! Je peux accuser la rentrée, et son organisation. Pour être honnête, ma lecture de « L’Elégance du hérisson » a été très sectionnée, hachée – 10 pages par-là, 20 pages par ici, 5 pages d’un côté, 30 de l’autre-  durant les deux premières parties du roman. Comment expliquer ensuite que les secondes parties ont été lues très rapidement ? L’histoire a vraiment attisée ma curiosité dès l’installation du nouveau propriétaire. Je pense que j’ai eu un peu de mal à rester concentrer sur ce récit au départ. Le roman nous présente deux héroïnes très intelligentes par conséquent les mots et l’écriture de Muriel Barbery ne sont que plus « lettrés ». Je m’explique. C’est un style très bien mené, très bien écrit, les tournures de phrases sont mûrement réfléchies et ne font d’embellir les réflexions de nos personnages. Des réflexions qui nagent entre philosophie, poésie, le tout dans une réalité assez banale où la culture et les mots ont une place majeure dans le texte et dans le cœur de nos protagonistes. Les yeux ne se contentent d’effleurer les mots, ils les apprivoisent. Apprivoiser ces mots et les comprendre requiert donc plus de concentration. C’est un roman qui demande une implication au lecteur. Il m’est arrivée de relire des phrases pour en saisir parfaitement le sens, de réfléchir aux propres remarques que faisaient les héroïnes, et même d’aller chercher la définition exacte  de certains mots. Même quand la dernière page est tournée, l’histoire nous hante. Ces séries d’œuvres littéraires, artistiques, et cinématographiques citées tout au long  du roman et que j’ignorais pour la plupart, nous invite à les découvrir à posteriori. En plus d’être un récit fictif c’est une mine d’informations culturelles.

Ce style soutenu et singulier et ce besoin de montrer cette richesse culturelle peuvent effrayer, peuvent parfois ennuyer (si si je l’admets),  et surtout peuvent s’avérer complexes pour certains d’entre vous mais il ne faut pas désespérer. Le tout n’est pas de terminer au plus vite cette lecture mais de savoir ce que l’on veut retenir de celle-ci. Voir au-delà des préjugés. Ne pas juger par l’apparence. La culture générale, les connaissances ne se limitent pas à des rangs d’études mais à la détermination que l’on a d’apprendre et de se cultiver. Chacun est libre de lire ou non. La littérature nous rend tous égaux (pour reprendre l’idée d’Alan Bennett dans La Reine des Lectrices ) donc pourquoi une concierge ne pourrait pas être une championne de grammaire ou devenir  une très bonne critique littéraire ?

Ce roman est bourré de réflexions sur la nature humaine et d’interrogations sur l’Homme ; c’est un vrai tremplin à méditation. Mais n’oublions la fiction. Car c’est aussi pour son histoire émouvante que l’on apprécie. Une enfant et une veuve, toutes deux malheureuses. Elles ont une vie morose et elles cherchent le bonheur, la lumière dans les moments ordinaires de la vie. La trouveront-t-elles ? A vous de me le dire.

Pour simple conclusion je me vous laisse avec ces mots : « Mme Michel, elle a l'élégance du hérisson : à l'extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse, mais j'ai l'intuition qu'à l'intérieur, elle est aussi simplement raffinée que les hérissons, qui sont des petites bêtes faussements indolentes, farouchement solitaires et terriblement élégantes. »



Gwendoline

Instagram

Popular Posts

Like us on Facebook

Flickr Images