de John Green
« Margo Roth Spiegelman, le nom aux six
syllabes qui fait fantasmer Quentin depuis toujours. Alors forcément, quand
elle s'introduit dans sa chambre, une nuit, par la fenêtre ouverte, pour
l'entraîner dans une expédition vengeresse, il la suit. Mais au lendemain de
leur folle nuit blanche, Margo n'apparaît pas au lycée. Elle a disparu. Quentin
saura-t-il décrypter les indices qu'elle lui a laissés pour la retrouver ? Plus
il s'en approche, plus Margo semble lui échapper. », La Face Cachée
de Margo, édition Gallimard Jeunesse
Après avoir
était chamboulée et conquise par Nos Etoiles Contraires, puis déçue par Qui
es-tu Alaska ?, je me suis attaquée à la Face Cachée de Margo. Un énorme merci à Juliette, ma super copine, qui tient un super blog (http://petitesculottesetgrandsdebats.blogspot.fr/), pour ce cadeau.
Ici, John
Green nous amène à Jefferson Park un lotissement en Floride pour y découvrir
Quentin un adolescent en année de terminale, voisin d’une des filles les plus
intrigantes et charismatiques du lycée : Margo Roth Spielgelman. Quentin, fasciné par Margo depuis son jeune, et
à la personnalité réservée, n’a jamais osé aborder cette fille si populaire et
mystérieuse. Leur dernière rencontre remonte à leurs neuf ans quand ils sont
tous deux témoins d’une scène tragique. Ils perdent tout contact ; jusqu’Ã
ce qu’une nuit, Margo se faufile par la fenêtre de Quentin et lui demande de
l’aide pour une mission vengeresse. Comme promis, Quentin va vivre une nuit
inoubliable, pleine de rire, d’inattendus et d’interdis. Pensant enfin pouvoir
tisser un lien avec la jeune fille, il s’attend à un changement. Mais ce
changement est des plus imprévisibles : Margo a disparu, elle s’est enfuit sans
dire un mot à personne.
Cette fugue va
entraîner un réel bouleversement dans le quotidien de Quentin, au départ adepte
de la routine, qui va se mettre à la recherche de Margo. L’adolescente devient
un mystère à résoudre : laissant des indices derrière elle. Dans cette
aventure, Quentin emmène avec lui ses meilleurs amis, Ben et Radar, ainsi que
des personnages dont les garçons n’auraient pas pensé. Le dénouement de cette énigme
les mène dans un road trip chargé en émotions, tous réunis par un but commun :
retrouver Margo. Ce trajet est à la fois le reflet d’une amitié, d’une
détermination mais aussi d’une désillusion.
J’ai passé un
bon moment avec ce livre. La quête perpétuelle vers des indices ou des réponses
nous pousse à tourner les pages. On veut tous savoir où est caché Margo, si
elle est vivante ou non. Bien que l’histoire se concentre sur Quentin et ses
recherches, on suit également en parallèle sa vie au lycée et la relation qu’il
entretient avec ses meilleurs amis. A partir de là , se crée des moments drôles
et attachants. Et heureusement. Car il est vrai que je pourrai reprocher Ã
Quentin son obsession parfois excessive pour Margo et son désir de la
retrouver, qui peut l’amener à négliger ses amis ou même lui-même. Il est trop
impliqué, à certains instants, sa quête l’isole d’autrui. Notamment plus il
essaye de s’approcher de Margo (par ses indices) plus il s’en éloigne.
Évoquons Margo : c’est réellement un personnage surprenant, qui n’a pas froid aux
yeux. Elle fascine tous ceux qu’elle entoure. Même le lecteur. Impossible de la
cerner complètement, même (SURTOUT) à la fin de l’ouvrage ! Elle voit le
monde autrement, c’est assez intéressant mais parfois un peu cliché quand, par
exemple, elle cite plusieurs auteurs classiques pour argumenter ses propos. Ensuite,
je me suis sentie tirailler entre l’envie de la plaindre face au manque
d’affection qu’elle reçoit dans son cercle familial et celle de la détester suite au comportement
égoïste et égocentrique qu’elle peut avoir. Ce protagoniste demeure un mystère,
une équation pour le lecteur, du moins pour moi.
L’écriture de
John est toujours remplie de métaphores, d’images et de légèreté qui dissimule
de profondes vérités sur les sentiments et la vie de jeunes adultes enclin à se
découvrir et découvrir le monde. C’est un plaisir de le lire.
Alors un conseil si vous croisez une fille
aussi énigmatique que Margo Roth Spiegelman ne devenez pas son ennemi ! Sinon, je vous conseille cette lecture si vous
voulez connaître l’histoire d’un garçon attaché à une routarde, prêt à tout
pour retrouver cette fille sans attache, incarnant une énigme à elle
seule !
« Angleterre, 1852. Katharine est envoyée par
sa tante et tutrice au manoir de Darkwind où vit son oncle Tulman. Elle doit
prouver que celui-ci a perdu la raison et le faire interner pour qu’il cesse de
dilapider la fortune familiale. […]
Katharine décide de rester un mois à Darkwind. Trente jours au cours
desquels elle se rendra complice d’espionnage, échappera de justesse à la mort
et tombera amoureuse…. », Darkwind (tome 1 : Mécanique
Infernale), édition Bayard
J’apprécie
énormément toutes les Å“uvres qui peuvent se dérouler en Angleterre durant l’époque
victorienne. Alors en lisant ce résumé, j’ai été charmé. On nous promet de l’action,
des palpitations, une affaire d’héritage et une petite romance à la clé. Darkwind
remplit ces attentes. Mais attention, attendez-vous à vous ne pas être secouer
avant le milieu du livre (environ vers les 200 pages). Et oui, le seul
inconvénient, que je peux trouver à ce roman, c’est sa réelle lenteur à démarrer.
L’auteur nous pose le décor de façon détaillée de même que l’entourage et les
personnages évoluant autours. Alors, je dois avouer, qu’au départ, je me suis
posée pas mal de questions : mais où est-ce que l’auteur veut nous amener ?
Quand est-ce qu’arrive cet élément déclencheur ? Pour ma part, j’ai trouvé
son arrivée un peu tardive et discrète. L’avantage dans ce procédé, choisi ou
non par l’auteur, c’est que la seconde moitié du roman défile à grande vitesse.
Soudainement le lecteur est chahuté par une succession d’évènements, d’incohérences
et de péripéties qu’on ne le lâche plus jusqu’à la fin. Tout arrive rapidement
et on n’a pas le temps de digérer les choses.
On vit l’histoire
à travers le point de vue interne de Katharine une jeune fille orpheline, âgée
de dix-sept ans qui vit sous l’autorité de son odieuse tante Alice. Le confort
de la jeune femme dépend de son obéissance envers sa tante et la réalisation de
toutes ses requêtes. Elle accepte donc sans broncher de séjourner chez son
oncle Tulman méconnu, pour le déclarer fou, et aider sa tante à reprendre sa
fortune et son domaine : Darkwind. On découvre une Katharine obéissante,
centrée sur son intérêt propre –faire plaisir à sa tante pour obtenir ses
vivres-, froide et pas très ouverte à connaître l’un de ses parents. Il faut
dire que Darkwind et ses occupants ne seront pas plus accueillants. Comme
Katharine, on est un peu perdu en découvrant le manoir et ceux qui y
travaillent. Mais la rencontre avec cet oncle peu commun va changer sa vision
sur le monde et les autres, et va l’amener à reconsidérer la question de sa
venue. Car cet acte s’annonce beaucoup plus dramatique en conséquence qu’elle aurait
pu y penser. Plongée dans un autre univers loin de l’ambiance londonienne, la
jeune femme va oser s’affranchir de certains codes, faire taire un peu son
sérieux pour découvrir les joies et le quotidien qui rythment le domaine et ses
habitants, tous dévoués à son oncle. Homme au caractère enfantin et innocent, on s’attache rapidement à ce personnage décalé
et attendrissant ; à l’écart du monde mais un génie vivant pour ses
créations. Concernant notre héroïne, je l’apprécie aussi pour sa force, c’est
une femme qui change au fil de son arrivée tout en restant une femme dynamique,
sensible et courageuse. Son portrait a vraiment été travaillé car elle demeure
un protagoniste principal qu’on aime et qu’on admire et qui demeure humain par
ses défauts.
Dans ce livre,
vous ferez aussi la rencontre d’autre individus plus ou moins importants, alliés
ou non de notre chère Katharine, que vous aimerez ou détesterez, et que vous
apprenez à connaître tout le long ce premier tome. Je n’en cite aucuns car je
vous laisse le plaisir de les découvrir.
Parlons du
style de Sharon Cameron. Honnêtement il m’a charmé. C’était beau, élégant et
travaillé. Je ne suis en rien une professionnelle mais la traduction était
vraiment pas mal. Dans les contemporains, je regrette parfois ce manque de
beauté, d’approfondissement de la plume, mais ici, c’était parfait. Très
agréable à lire. Cependant, je préfère prévenir, l’auteur aime décrire les
lieux, ce qui pour ma part ne dérange pas mais pourrait en lasser quelques-uns.
Maintenant
abordons les choses sérieuses : la fin du livre. SANS vous spoilez bien
entendu. Durant deux cents pages, l’intrigue s’est épaissie, on s’interroge, on
essaye de démêler le vrai du faux, on a des réponses et on en reçoit plein la
figure. On pense que c’est terminé mais l’auteur s’amuse à jouer avec nos
sentiments et remettre un élément déclencheur, qui une fois la dernière page
tournée, nous met à taire. On en veut plus. Je suis très très impatiente de
lire le tome 2 même si l’attente va être longue (ce n’est pas insoutenable mais
l’auteur a aiguisé juste assez ma curiosité pour me donner envie de continuer
la série).
Je conseille
fortement Darkwind aux lecteurs à la recherche d’un roman original en pleine
époque victorienne, mêlant affaire d’héritage, inventions, romance, soupçons et
rebondissement, avec des personnages attachants !
de Kiera Cass
JE DÉCONSEILLE LA LECTURE DE CETTE CHRONIQUE AUX PERSONNES N’AYANT PAS LU LES PRÉCÉDENTS TOMES
(risque de spoilers)
"Vingt ans après la Sélection d’America
Singer et malgré l’abolition des castes, la famille royale d’Illéa doit Ã
nouveau faire face au mécontentement du peuple : l’heure est venue de
lancer une nouvelle Sélection ", « L’Héritière », édition R
(Robert Laffont)
Retrouvons le
royaume d’Illéa, aux commandes de notre cher Maxon, un roi bon qui a offert au
peuple sa liberté en mettant fin aux systèmes de castes. Sa tolérance l’invite
même à changer les règles d’hérédité, et à léguer son titre et sa fonction à sa
fille, premier enfant né. Mais avant de
céder le trône à son aînée, Eadlyn, il lui faut apaiser les conflits. Une seule
solution s’offre à lui : pousser sa fille à se marier grâce à la
Sélection.
Lors de sa
sortie, le livre a fait beaucoup de tapage. Une fois terminé, je suis restée
mitiger. Alors, je suis allée voir quelques avis sur l’univers booktube et, j’ai
pu constater que « L’Héritière » n’a pas plu à tout le monde. Personnellement,
ça a été une bonne lecture même si des gros points noirs sont à souligner.
Dont le fait
de réintroduire une Sélection sous le règne de Maxon. Suite à la lecture de la
Sélection, il est juste incohérent que Maxon et America recréent ce système. D’après
moi cela va à l’encontre de leur personnalité. Par ailleurs, en évoquant ces
deux personnages, j’ai été déçu de leur version vieillie qui n’est pas si
fidèle aux romans précédents. Ils sont passifs et inintéressants. Alors que c’est
Maxon et America quoi ! En plus, on
sent bien que l’auteur a voulu remettre coûte que coûte la Sélection en route,
et ici, vu le contexte, je ne vois pas l’intérêt : divertir le peuple pour
éviter toute rébellion. C’est exactement ce que faisait le père de Maxon, ce
choix sort de toute logique dans le cas présent. Après il est vrai, que
observer la Sélection du point de vue de la Princesse et non des Sélectionnés c’est
intéressant.
Nombreux ont
affirmé sur la blogosphère leur mécontentement concernant l’héroïne principale :
la future reine d’Illéa, Eadlyn. Très clairement elle est détestable, et elle
ne tient pas le rôle du héros parfait. Et ça me plaît. Sachant qu’un cinquième
tome est en route, je veux voir cette jeune femme évoluer avec ses
imperfections. Pour ma part, j’ai été contente que Kiera Cass ne nous dresse
pas le portrait de la princesse parfaite bien que son caractère ne coïncide pas
vraiment avec ses antécédents familiaux. Pour faire simple : Eadlyn est
une jeune femme à fort caractère, elle veut gouverner seule sans avoir de mari.
Cet élan féminisme m’aurait plu si elle n’essayait pas pour autant de rabaisser
toute la gente masculine qu’elle côtoie à l’exception de ses frères et son père.
Je vous assure qu’elle n’a pas été très tendre avec ses prétendants. Pour résumé, c’est une jeune femme pourrie
gâtée, arrogante, et égocentrique, complètement déconnecté de la réalité. Alors
pourquoi ai-je continué ma lecture me direz-vous ? Tout simplement car
Eadlyn n’est pas un monstre au fond, on décèle en elle une vraie sensibilité et
un attachement profond pour ses proches. C’est un personnage qui est enclin Ã
évoluer. Elle évolue au cours du roman, et c’est intriguant de constater son
changement qui j’imagine continuera dans la suite de l’histoire à venir.
Parlons de la
narration. Globalement, si ce n’est les incohérences et défauts évoqués au
début, c’est bien mené. La Sélection suit sa progression tranquillement entre
cérémonies, rendez-vous officiels ou officieux. C’est toujours agréable de
revoir d’anciens protagonistes et de découvrir leur vie vingt ans après. Les
prétendants de la princesse sont tous plus ou moins attachants chacun à ses
favoris. Cependant, l’un des Sélectionnés se détache assez (ceux qui ont lu le
roman verront probablement de qui je parle), et cela ne m’étonnerait pas qu’il
devienne le futur époux d’Eadlyn. Sur ce coup-là ; j’espère me
tromper, non pas que je n’apprécie pas ce couple, mais j’ai envie que l’auteur
me surprenne (c’est son rôle non ?). J’aime énormément ce jeune homme,
mais c’est trop simple, dès le début du roman, on s’attend à ce qu’une affinité
se crée entre lui et Eadlyn.
Pour le
prochain tome, je souhaite véritablement en apprendre davantage sur les
tensions qui secouent le royaume car jusqu’ici cela reste assez flou. J’espère
être surprise pour la suite ; et avoir une action qui se manifeste un peu
plus.
L’Héritière
plaira aux lecteurs adeptes de la saga de la Sélection (heureux de retrouver
des visages familiers, parfois, un peu (beaucoup !) changer pour certains)
cherchant une lecture légère, et décidés à suivre la quête d’une princesse
rebelle et orgueilleuse dans sa recherche de l’amour, Ã son plus grand
désespoir !
Gwendoline
de Jane Austen
« You pierce my soul. I am half agony, half hope… I have loved none but
you », Persuasion, édition Vintage Classics
Cela faisait
un bon moment que je n’avais pas lu de lecture VO. Cette semaine j’ai choisi un
roman de Jane Austen : Persuasion. Comme tous les romans de l’écrivaine
anglaise, nous nous retrouvons plongés dans l’époque victorienne ; mais
cette fois-ci aux côtés de la famille de Sir Walter Elliot. Ce baronnet, veuf
depuis peu, doit faire face à des problèmes d’argent et est contraint de louer
une de ses demeures à l’amiral Croft. Sir Walter, sans héritier, vit avec sa
fille aînée, Elizabeth, tout aussi vaniteuse que lui quand sa seconde fille,
Anne, s’installe chez Mary sa fille cadette. Le roman se centre sur Anne, la
plus réservée des trois. L’intrigue se corse lorsque le frère de Mrs Croft, le
Capitaine Frederick Wentworth, arrive à Kellynch. Ce marin riche et haut gradé
n’est autre que l’ancien amant d’Anne. Huit ans plus tôt, il n’était qu’un
homme modeste rejeté par les Elliot, puis par Anne elle-même. Lors d’une soirée,
la jeune femme cache son affinité avec Frederick, qui affirme alors vouloir se
marier et trouver une femme de caractère et de conviction. Entre amertume et déception comment ces personnages vont
évoluer ?
J’aime
tellement Jane Austen pour ces histoires romantiques mais réalistes sans niaiserie.
Dans ce récit, Frederick et Anne s’ignorent, se cherchent, jouent avec leurs
sentiments. A part Lady Russell, tout le monde méconnaît cette romance passée
ce qui complique davantage les relations entre les deux protagonistes. On
devine que chacun d’eux aime jalouser l’autre. Frederick s’illustre comme un
caractère froid, mystérieux au physique ravageur. Anne, âgée d’une trentaine d’année,
toujours célibataire, reste dévouée aux autres : c’est une femme aimable
au tempérament effacé. Son manque de détermination lui a causé la perte de
Frederick, ce qu’elle regrette, mais arrivera-t-il à lui pardonner ?
D’autres
individus tels que Louisa Musgrove ou Mr Elliot font leurs apparitions et vont
renforcer encore plus les questionnements et les troubles de nos héros. Le
roman présente les thèmes chers à Jane Austen : la place de la femme en
haute société, le mariage ou encore l’héritage et l’argent. Cette histoire m’a
plu de manière générale.
Evoquons
maintenant le sujet qui fâche : l’anglais. J’ai été forcée de constater
que contrairement à l’autre classique lu les mois précédents (On the Road), ma
lecture a été beaucoup plus difficile. J’ai vraiment eu beaucoup plus de mal Ã
comprendre l’Å“uvre dans sa totalité et je me suis rabattue sur l’adaptation
cinématographique pour me remettre les idées en place. Cela ne signifie pas que
je n’ai rien compris à l’Å“uvre, mais certaines zones d’ombres m’empêchaient une
compréhension optimale. Je pense que ceci est dû à un vocabulaire et un style d’autant
plus soutenu et complexe (On the Road était une œuvre du XXs, ici on est sur du
XIXs). Personnellement, je suis déçue de ne pas avoir eu une lecture claire et
linéaire mais cela n’est en rien une faute à l’Å“uvre de Jane Austen, uniquement
à un manque de compétences de ma part. Je conseille donc ce roman à des
habitués de la lecture en VO, qui se sont déjà confrontés à plusieurs textes littéraires.
Persuasion,
est vraiment une très bonne lecture pour tous les amoureux de la littérature
anglaise du XIXéme siècle où la romance se charge de dilemmes et obéit aux règles
d’une classe privilégiée !
de J.K Rowling
« Les Contes de Beedle le Barde sont les cinq
contes de fées qui bercent l’enfance des jeunes sorciers. Chacun de ces contes
a sa magie particulière qui enchantera les lecteurs et les fera tour à tour
rire ou frissonner. », Les Contes de Beedle le Barde, édition
Gallimard
Depuis une
éternité je voulais lire les Contes de Beedle le Barde ; alors lorsque j’ai
aperçu cet ouvrage dans un petit marché aux livres, je me suis jetée sur l’occasion.
Premièrement,
il faut avouer que la couverture du livre est juste magnifique. Ce livre a une
très belle esthétique, et tout au long des pages on retrouve quelques dessins
illustrant les péripéties de chaque conte.
JK Rowling
nous montre à nouveau son talent incroyable : elle arrive à nous
transporter dans son univers. Encore une fois, son imagination m’a bluffé, ce
livre de contes est tellement riche en détails, en anecdotes et références
historiques sur le monde des sorciers qu’on se laisse prendre au jeu. Dès l’introduction
JK Rowling nous fait basculer dans son imaginaire en comparant les contes des
sorciers et ceux des moldus. L’originalité de ce livre tient aussi dans le fait
que chaque histoire est ensuite commentée par Dumbledore qui tire la moralité
des contes, l’influence qu’ils ont pu avoir sur certains sorciers, les
déviations qu’un récit a pu connaître ou l’avis qu’avait quelques auteurs sur
cette fable. Mais ces commentaires ne demeurent en rien ennuyeux car le
professeur y ajoute des anecdotes qui lui sont propres ; ce qui nous
permet d’en connaître davantage sur lui et Poudlard.
J’ai
énormément aimé le style d’écriture utilisée par Rowling dans ces contes, le
ton y est à la fois soutenu mais claire, et l’histoire reste assez courte
globalement.
A propos des
contes, je place « La Fontaine de la Bonne Fortune » comme mon favori
car c’est vraiment un récit touchant plein de tolérance et de solidarité.
Certains contes se démarquent avec leur brin d’humour tel que « Babbity
Lapina et la souche qui gloussait » ou pour leur issu tragique et
sanglante comme « Le Sorcier au cÅ“ur velu ». Bien le dernier récit, « Le
Conte des Trois Frères » est le plus connu, même si je connaissais déjà l’histoire,
c’est toujours un plaisir de se replonger dans cette fable.
Pour tous les
fans d’Harry Potter, ce livre de contes constitue une échappatoire
supplémentaire vers le monde des sorciers, nous en fait apprendre davantage sur
l’éducation des jeunes sorciers et l’impact qu’ont eu ces contes sur chaque
individu doté de pouvoirs magiques.
Les Contes de Beedle le Barde reste un
ouvrage facile et rapide à lire, qui contente les petits comme les plus grands
à la recherche de magie !
COUP DE COEUR
(Je place cet ouvrage dans les coups de coeurs mais, comme tous les Harry Potter, c'est plus qu'un coup de coeur, c'est un livre plein de magie)
de Kiera Cass
« America n’aurait jamais pensé être si
près de la couronne, ni du cœur du Prince Maxon. A quelques jours du terme de
la compétition, tandis que l’insurrection fait rage aux portes du Palais, l’heure
du choix a sonné. Car il ne doit en rester qu’une…. », L’Elue (La
Sélection, tome 3),
édition R
Ce dernier
tome demeure celui que j’ai préféré, j’ai enfin trouvé l’action que je
recherchais. Enfin on arrive aux révélations, on en apprend davantage sur les
Renégats, et le devenir d’Illéa. Que dire si ce n’est que plus on tourne les
pages, plus on se trouve confronté à des rebondissements. Une fois commencé, ce
tome final est difficile à poser. En parallèle, on suit le triangle amoureux
America, Maxon et Aspen, qui est tout de même un peu moins présent : les
sentiments se concrétisent, de même que les relations ; et ça j’ai
vraiment apprécié (car je dois vous confier que je me lasse très facilement des
triangles amoureux).
L’atmosphère
devient lourde, on devine que la royauté croule sous les menaces et les
insurrections des Renégats. Une révolution est en marche. L’ambiance de la
Sélection est lourdement tâchée par les nombreuses insécurités qui entourent le
Palais. L’auteur nous montre des inégalités criantes, un régime qui souhaite
étouffer toute révolte, et un peuple rêvant de changement. Mais qui croire ?
Comment s’assurer que plus aucuns opprimés sera délaissés ? Tant de questions
qui s’entrechoquent dans l’esprit du lecteur et d’America. Après, Kiera Cass contrebalancent
ces épisodes sombres avec des instants simples, idéals, qui créent une chaleur
au roman.
Sans vous
révélez la fin je peux vous assurer que les émotions du lecteur sont mises Ã
rude épreuve, jusqu’au dernier chapitre on se questionne sur la destinée des
personnages. Concernant à America, fidèle à elle-même, elle impose encore ses
choix et ses convictions, ce qui lui valent quelques accrocs avec la famille
royale. J’ai été contente de la voir participer physiquement à l’action, car
jusqu’à présent ce n’était pas vraiment le cas ; j’étais ravie de trouver
chez elle un élan héroïque que j’espérais voir. Ses relations évoluent
également entre les autres candidates encore en liste : Elise, Kriss et
Céleste. On en apprend plus sur ses jeunes filles, leur tempérament, et leurs
motifs pour participer à la Sélection. Les caméristes d’America restent
toujours les grandes confidentes de la jeune femme.
Entre Aspen et
Maxon, ma préférence va pour Maxon. Allez savoir pourquoi : un prince, attentionné,
indécis, un brin romantique et charmeur sur les bords, ça me plaît. J’ai
beaucoup aimé le rôle qu’il a joué dans l’évolution de la trame : on lui
découvre une nouvelle facette. Celle d’un héritier prêt à endosser son rôle de
roi et motivé pour instaurer un monde meilleur dans son royaume. Petit coup de cœur
pour l’épilogue, passage doux et sentimental pour terminer cette trilogie avec
une note positive.
Tout comme les
tomes précédents, le style reste léger, avec un vocabulaire assez courant. Il
est vrai que je pourrais reprocher certains dialogues un peu trop simplistes et
des réactions qui à mon sens paraissent un peu irréalistes ; mais ça
restent des détails qui n’ont gêné en rien ma lecture.
Je conseille l’Elue
à tous les fans de la dystopie La Sélection et qui souhaitent découvrir un
dénouement haletant et riche en émotion qui clore en beauté cette série !
COUP DE COEUR

















