#UNLIVREPOURPARIS
Aujourd'hui je n'ai pas grand chose à dire,c'est très difficile de parler de ces événements si tragiques et inhumains, je préfère vous laissez visionner cette vidéo. Une très belle idée, une belle initiative lancée à Nathan (Le Cahier de Lecture de Nathan) et je voulais y participer pour témoigner mon soutien aux victimes et à leurs familles.
#Prayforparis
Prenez soin de vous.
de
Arto
Paasilinna
« Linnea, la douce veuve du colonel Ravaska,
mène une existence paisible à soigner ses violettes et son chat. Pourtant chaque
mois, le jour où elle touche sa pension, un trio maudit, conduit par son neveu,
s’invite sous son toit pour la détrousser. (…) Elle résolut à en finir.
Comprenez : Ã se suicider. Mais, surprise, concocter un poison mortel se
révèle une activité beaucoup plus passionnante que tricoter. », La
Douce Empoisonneuse, édition Folio
J’ignore
pourquoi mais d’apparence ce livre me laissait perplexe. Le résumé me déroutait
un peu, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Cependant ça ne m’a pas
empêché à me lancer à corps perdu dans la lecture. Et heureusement. A bas les
aprioris. Cette lecture m’a été très agréable, j’ai passé un très bon moment
avec la petite dame finlandaise Linnea et j’ai surtout beaucoup ri ! Quoi
tu as ri alors que la quatrième de couverture parle d’une vieille veuve au bord
du suicide ? Oui ! Oui ! Je vous explique.
L’histoire
commence dans un petit village près d’Helsinki où une petite vieille, veuve,
occupe ses dernières journées tranquillement dans une minuscule maison. Mais
cette pauvre Linnea est tous les mois humiliée et maltraitée lors de la visite
de son neveu Kauko et ses amis venus lui enlever sa pension mensuelle. A chacun
de leur passage, les jeunes hommes, vrais délinquants, retournent les lieux,
les saccagent, sous l’emprise de l’alcool. Et c’est Linnea qui en paie les pots cassés.
Un soir, effrayée par leur animosité, elle s’enfuit et part se réfugier chez un ami.
Là -bas, elle a l’idée de créer un poison qu’elle dissimule dans des fioles et
des seringues pour se suicider si le trio la retrouve et tente de l’assassiner.
Je ne vous cache pas qu’elle va se retrouver
maintes fois en présence des trois garçons et je peux vous promettre que cela
engendra une série d’évènements cocasses et de comique de situation.
Vous l’aurez compris,
j’ai beaucoup aimé ce livre. Ce n’est pas néanmoins un coup de cÅ“ur ; mais
cela n’entache rien l’enthousiasme ressenti pendant cette lecture. Le début du
roman a vraiment une dimension pathétique, on plaint Linnea pour les
persécutions qu’elle subit. Puis ensuite l’intrigue se crée et la création des
poisons aboutit à de nouvelles conséquences aussi tragiques qu’ironiques.
Enfin, plutôt comiques. Le macabre et le funeste demeurent présents dans la
suite du roman mais accompagnés d’éléments drôles. L’auteur se livre à un vrai
humour noir. Au cours de l’histoire, on suit les péripéties de cette petite
dame qui ne contrôle rien mais fait évoluer l’action. Très ambiguë vous me
direz, mais pas question de vous en dévoiler plus. Non, non il faut le lire.
Les personnages sont vraiment bien développés par l’auteur. Par exemple, même
si les trois garçons sont d’une inhumanité presque excessive et un peu forcée
on n’y croit. Il arrive que l’écrivain donne très rapidement à l’un d’eux un
brin de sensibilité qui se dissipe une seconde plus tard. Ce sont des êtres qui
frôlent le barbare et le sauvage, ils ne vivent que pour la violence envers
quiconque et n’importe quoi. Des individus que le lecteur ne peut que détester.
Et puis il y a Lienna cette petite vieille dame malheureuse qui se redonne un
souffle de vie en échappant à ces trois chenapans. C’est une femme très
intelligente qui vacille un peu entre l’honnêteté et le mensonge ; un
personnage naïf, docile et affectueux qui connaît dans ce roman la peur, le
risque mais arrive à échapper aux pires situations malgré lui…
Par
conséquent, je conseille La Douce
Empoisonneuse aux amateurs d’humour noir et des situations cocasses qui
désirent découvrir les étonnantes péripéties d’une vieille dame (très bien
écrites !) trompant la Mort elle-même !
LE BLOG VIENT D ATTEINDRE LES 1000 VUES ! MERCI ♥
Gwendoline
de Linwood Barclay
« Pour arrondir ses fins de mois, Keisha Ceylon a
eu LA bonne idée : troquer ses balais de femme de ménage contre une boule de
cristal. Entre thème astral et marc de café, elle s'est fait une spécialité :
faits divers et disparitions. Cinq mille dollars contre l'espoir de retrouver
un être cher : certaines familles sont prêtes à tout. Et justement, Wendell Garfield est
sans nouvelles de sa femme Ellie, volatilisée à la sortie du supermarché une
semaine plus tôt. […] Wendell et sa fille sont affolés : l'heure est idéale
pour l'arnaqueuse qui se prépare à livrer sa plus belle, sa plus troublante, sa
plus dangereuse vision... Car,
sans le savoir, la fausse voyante vient de frôler de très près une vérité
meurtrière. », Celle qui en savait trop, édition France Loisirs
Dernière
lecture de ma sélection Hallowctober, j’étais impatiente d’entamer ce thriller étant
donné que je n’en lis pas souvent, donc c’est toujours excitant de se
confronter à un genre inhabituel. Tout d’abord je voudrais juste faire une
remarque sur le titre du roman, le titre original se nomme « Never Saw It
Coming » et pour être honnête ça résume parfaitement mon impression. Je n’ai
rien vu venir. C’est-à -dire que je n’avais rien imaginé de tel ; l’auteur
à bien fait son travail au niveau du suspense. Malheureusement je ne peux pas
trop vous en dire au risque de vous révéler des événements importants.
Cependant
commençons par le début : Keisha Ceylon. Cette femme a fait de la voyance
et l’escroquerie son domaine. Elle raconte à ses clients ses visions, utilise
les cartes, boule de cristal, bref tout un matériel, pour berner des âmes
désespérées. Elle est assez douée dans l’art
de la manipulation et n’hésite pas à justifier « ses dons » par un
étalement de preuves et d’évidences inventées. Son petit ami Kirk est d’ailleurs
un de ses meilleurs complices pour jouer le client satisfait. Une disparition
étrange d’une femme. Un mari et une fille éplorés. Un tapage médiatique. Il n’en
faut pas plus à Keisha. Elle rend visite au mari d’Ellie, la femme disparue,
décidée à lui révéler une vision troublante sur son épouse. Mais cette entrevue
ne va pas se passer comme prévue, et les faux talents de médium de Keisha vont
lui jouer un tour. Ces « fausses » révélations vont lui causer du
tort, elle frôlera la mort et sera entraîner dans un tourbillon infernal de
péripéties…
Globalement c’était
une bonne lecture. Rien à dire pour ce qui est de l’histoire en elle-même. L’action
est là , les retournements de situations aussi. C’est très intriguant car vers
les 150 pages on sait déjà ce qu’il est arrivé à Ellie puis s’en suit alors une
seconde intrigue plus concentrée sur le personnage principal : Keisha. Pas d’éléments paranormaux qui pourrait faire
frissonner mais il y a bien une scène assez gore et riche en actions, que l’on
ne peut pas oublier ; ça c’est clair, l’image est encore gravée dans ma
tête : beurk ! L’héroïne se bat pour se sauver, elle et sa liberté
(si vous lisez le livre vous comprendrez). La fin est assez étonnante, mais
bien tournée quand même. Ensuite ce n’est en rien un livre coup de cÅ“ur que je voudrais
relire (après qui relit un thriller connaissant déjà la fin à part pour
chercher des indices dans le texte ?), le style est très simpliste, un peu
familier parfois. On lit ce livre pour vivre cette histoire, savoir ce qu’il s’est
passé et comment va s’en sortir l’héroïne mais pas pour la beauté du texte. C’est
dommage. Je ne demandais pas de la poésie non plus. Mais peut être une écriture
plus recherchée. Après c’est un style direct qui peut plaire aussi pour sa
vivacité.
Keisha est la
maman d’un petit garçon et vit depuis peu avec Kirk, un ouvrier inapte à cause
d’une blessure qui passe ses journées devant la télé. Sa relation avec ce
dernier est un peu contradictoire, leurs disputes peuvent être violentes mais c’est
un homme qui n’hésite pas à lui venir en aide, même si on se demande s’il le
fait par amour ou par contrainte ? Bref. Keisha est un peu un anti-héros,
elle se sert du chagrin des autres pour avoir de l’argent. C’est une femme
indépendante surtout concernant son boulot d’arnaqueuse, elle veut agir seule. Même
si on devine un brin de remords dans le
roman envers ses agissements, elle reste un personnage intelligent, cachant ses
sentiments, hypocrite et cruel quand il est question de se protéger (je vous
renvoie à la fin du livre). Cependant elle reste malgré tout un être humain qui
demande de l’aide pour se tirer du bourbier dans lequel elle s’est fourrée et
ne reste pas insensible et traumatisée par les événements qu’elle a pu vivre. J’ai
bien aimé les indications données par l’auteur sur son passé, ce qui peut
expliquer le comportement de ce protagoniste. Donc c’est une héroïne qui vacille
entre le héros et le méchant, assez originale mais qui ne me plaît pas plus que
ça.
J’aimerai vous
en dire mais ça m’est impossible. Alors, pour éviter de gâcher quelconques
révélations, je m’arrête là . Je conseille Celle qui en savait trop, aux
lecteurs désireux de trouver un thriller surprenant écrit simplement avec une héroïne plutôt originale !
de Simone St James
« In 1920s England, a young
woman of limited means and even less experience confronts the ghost of a mysterious
serving maid… Sarah Piper’s lonely, threadbare existence changes when her
temporary agency sends her to assist a ghost hunter. Alistair Gellis has been
summoned to investigate the spirit of the nineteen-year-old-maid Maddy Clare,
who is said to haunt the barn where she committed suicide. […] Can Sarah discover who Maddy was,
where she came from, and what is driving her desire for vengeance….before she
destroys them all ? », The Haunting Of Maddy Clare, édition New American
Library
Me revoici
pour une nouvelle chronique ; cette semaine je suis heureuse de vous dire
qu’enfin j’ai vraiment apprécié cette lecture. Les deux dernières semaines, mes
lectures pour le Hallowctober n’ont pas été très prometteuses (je vous renvoie aux
articles précédents). Mais The Haunting of Maddy Clare m’a redonné le sourire
avec cette histoire remplie de frisson et de fantôme.
Sarah Piper,
jeune femme londonienne et indépendante durant les Roaring Twenties (rien que
de savoir que l’histoire se déroulait dans les années 20, j’ai entamé avec
enthousiasme ce livre), part malgré elle à la rencontre du fantôme d’une jeune
servante, Maddy Clare, qui hante la grange d’une demeure de Waringstoke. En
acceptant un travail en tant que secrétaire auprès d’Alistair Gellis, un jeune
riche passionné par les fantômes elle ne s’attend pas à une telle aventure. Elle
découvre que le jeune homme ne l’a pas seulement recruté pour classer ses
papiers ; mais aussi parce qu’elle est son unique chance de communiquer
avec le fantôme de Maddy Clare. En effet cet esprit hait les hommes et ce
dégoût peut l’amener à être dangereuse et terrifiante. Avec beaucoup de courage
et non sans peur et danger, Sarah va tenter d’entrer en contact avec le fantôme
de Maddy pour comprendre son histoire et ainsi aider les habitants de la maison
à retrouver la paix. Cette aventure va mener nos héros à une enquête où chaque
demeurant du village ne sera pas à l’abri de quelconque soupçons. Et il se
pourrait que l’envie de vengeance de Maddy fasse du tort à nos chasseurs de
fantôme. Sarah pourra aussi compter sur le mystérieux Matthew, l’acolyte d’Alistair
pour l’accompagner dans cette histoire…
C’est le
premier livre de fantôme que je lisais. J’en sors ravie, c’était vraiment une
bonne lecture. Pas d’immense révélation à la fin mais un dénouement qui se
tient, qui conclut cette histoire avec une cohérence et de l’action. Les
personnages sont attachants, chacun à une personnalité affirmée et j’apprécie
énormément cette dimension un peu « vintage ». Sarah Piper est une
jeune femme libérée, autonome, déterminée et courageuse. L’héroïne effrayée au
début du roman se transforme en un personnage fort et motivée de découvrir le
secret qui se cache derrière le fantôme de Maddy Clare au risque de sa vie. Les
deux autres personnages masculins sont également intéressants. Alistair est un
jeune homme doux, passionné et charmeur. Quant à Matthew, il nous fait un peu
peur, avec son air de bougon, un peu grincheux mais c’est un courageux et un cÅ“ur
tendre au fond. J’avais peur de me trouver confronter à un triangle amoureux
mais heureusement pour moi l’auteur n’en a pas créé un. Cette petite romance se
lie bien avec l’intrigue principale.
Le fantôme de
Maddy est effrayant. Ces apparitions sont diverses, et frissonnantes. Son
animosité fait l’amener à faire du mal à ce qui la côtoient en utilisant des
hallucinations, des visions ou des gestes glacials et terrifiants. Frissons
garantis. On ne lâche pas le livre tant que l’on n’a pas découvert la fin. La
révélation sur le passé de Maddy est très émouvante et terrible. Mais je ne
vous en dis pas plus, à vous de découvrir l’histoire.
Concernant le
style de l’auteur, j’ai trouvé une écriture fluide, détaillée, facile à suivre
et à comprendre. En effet, depuis ma dernière lecture en anglais, j’appréhendais
un peu cette nouvelle confrontation avec l’anglais, mais pour mon plus grand
plaisir, je n’ai pas eu de problème de ce côté-là . Et ainsi je pouvais suivre l’histoire
normalement sans être gênée par ce manque de compréhension.
Par conséquent,
The Haunting of Maddy Clare est
conseillé pour ceux qui désirent découvrir une lecture en anglais, où l’histoire
se situe dans les années 20 dans une atmosphère idéale pour Halloween mêlant
fantômes et mystères !
TOME 1 : Naila de Brume
de Elisabeth Tremblay
« A
vingt-cinq ans, encore sous le choc d'un double deuil, Naïla entreprend avec sa
tante, la rénovation de la maison familiale, dans ce petit village au bord du
fleuve qui lui rappelle tant de merveilleux souvenirs. Mais ce qu'elle imagine
comme un moment de quiétude va se transformer en découvertes troublantes qui la
feront douter de ses origines, de ses croyances, de ses convictions, et même de
sa santé mentale. A qui sont ces livres traitant de sorcellerie et de mondes
parallèles ? Et qui est-elle réellement : Naïla Langevin, simple humaine, ou
Naïla de Brume, héritière de la lignée maudite ? », Filles de Lune : Naila
de Brume, édition Pocket Jeunesse
Pour être honnête,
je n’étais pas partie avec grand enthousiasme dans cette lecture. C’est
vraiment futile de dire ça, mais la couverture ne me donnait pas envie de me
plonger dans l’histoire. Mais je l’ai quand même lu et je sors satisfaite de
cette lecture, pas extraordinaire à mon point de vue mais agréable simplement.
On découvre
Naila, une jeune femme de 25 ans, déchirée par les drames familiaux : en
très peu de temps elle a perdu son enfant et son mari. Tentant de surmontant
cette épreuve, elle se réfugie chez sa tante (seul parent qu’il lui reste) à la
campagne pour faire le deuil. Mais voilà qu’en plein nettoyage du grenier, elle
tombe sur un vieux coffre rempli de grimoires de sorcellerie, des documents et
des objets mystérieux ainsi que des lettres écrites dans une langue qu’elle
seule peut comprendre. Cette découverte bouleverse Naila, qui se met en quête
de réponses. Elle va soudain replonger dans un passé familial oublié et
connaître enfin sa vraie identité. S’en suit une série d’aventures dans un
monde parallèle, où magie, fantaisie et prophéties font la loi. Il se pourrait
que en chemin, une série d’éléments lui fassent obstacle comme le cruel roi
Alejandre ; et perturbent même ses émotions, et là je parle plutôt de son
protecteur attitré à son grand désespoir : Alexis.
Le roman est
partagé en deux parties : une se centralisant sur la découverte de Naila
sur sa vraie identité puis une seconde qui débute dès son arrivée dans ce monde
parallèle fantastique. Pour être honnête, j’ai eu du mal avec la première
partie que je juge assez lente et trop riches en informations. Il m’arrivait de
sauter des paragraphes ou parfois de revenir à certaines pages car je ne
comprenais pas tout. L’idée de cette lignée maudite de Fille de Lune est assez intéressante,
c’est novateur mais pour ma part j’ai trouvé cela très compliqué de comprendre
la particularité de ce monde magique et de la trame qui se crée entre tous les
acteurs de ce monde et les Filles de Lune. Après ma lecture tout cela reste
encore très flou. Le problème c’est que l’auteur s’amuse changer le point de
vue des personnages et dès le début : on passe du monde réel à une
sorcière qui fait des incantations devant un feu. C’est parfois très déroutant.
Après j’ai fait abstraction de ce que je ne comprenais pas sur ce monde
fantastique et j’ai continué ma lecture. La deuxième partie de l’Å“uvre est déjÃ
plus palpitante et riche en action. ENFIN après 200 pages, d’autres personnages
apparaissent (car dans la première partie on le droit qu’à des narrations, et
des évocations de souvenirs sinon il n’y a aucun autre intervenant excepté
Naila et sa tante) et les péripéties s’enchaînent. Notre héroïne en voit alors de toutes les
couleurs et ce monde magique n’est pas tendre avec elle. Je pense particulièrement
à une scène assez brutale en compagnie du roi Alejandre. A partir de là , on
arrive à se faire une vue d’ensemble et distinguer les « gentils » et
« méchants ». L’histoire se finit en suspens, étant donné que d’autres
tomes suivent.
Concernant le
personnage de Naila. Elle incarne l’héroïne type, même si je trouve qu’elle se
lance avec un peu trop d’enthousiasme dans cette quête. Quand elle découvre ces
bouquins magiques dans le grenier, je n’ai pas l’impression qu’elle ait un
mouvement de recul ou qu’elle tente d’être réaliste, non, non elle y croit tout
de suite. Ensuite, je l’ai trouvé un peu trop pleurnicharde à mon goût. C’est
un bon personnage sinon, mais j’ai préféré le protagoniste d’Alexis pour son
allure de chevalier borné, courageux et un peu ronchon, alors qu’il apparaît beaucoup plus tard dans le récit.
Il y a aussi
une esquisse de romance qui se dessine, peut-être
un peu trop rapide, mais d’un côté ça permet de contrebalancer l’aspect
dramatique avex toutes les embuches qui arrivent sur la jeune femme.
Je vous
conseille Fille de Lune si vous aimez les histoires pleines de fantaisie et de
sorcellerie, et que vous voulez connaître le destin extraordinaire de Naila de
Brume !
de Melissa Kantor
« Amanda Valentino est arrivé au lycée le jour
d’Halloween, et elle a changé nos vies. Le 15 mars dernier, elle a disparu, et
aucun de nous ne l’a revue après…Les indices qu’elle sème sont
troublants : non seulement on a du mal à comprendre ce qu’ils veulent
dire, mais ils nous donnent à penser qu’Amanda n’est pas très loin… Nous ne
sommes certainement pas les seuls à l’avoir connue… Alors nous avons besoin de
ton aide », L’Affaire Amande (Tome 1 : Invisible), édition
Bayard Jeunesse
Ce livre
traînait dans ma bibliothèque et je l’ai ressorti pour constituer ma Pal
Hallowctober. La couverture n’annonçait rien de très effrayant (très belle
couverture soit dit en passant) mais le prologue nous promet des mystères, une
enquête. Puis mon attention s’est retenue sur l’information suivante
« Amanda Valentino est arrivée au lycée le jour d’Halloween » ;
et je me suis dit que des éléments fantastiques allaient pimenter l’intrigue et
me mettre dans une atmosphère idéale pour le mois d’octobre. Et malheureusement
ce fut la déception… Je ne pense pas vous spoiler en vous disant que dans ce
premier tome, je n’ai eu droit à aucuns évènements paranormaux ni de magie
quelconque. Alors pourquoi préciser « le jour d’Halloween » si même
dans le roman on ne retrouve pas cette indication ? Vous vous imaginez
bien que mes attentes non comblées, la fin m’a semblée amère ; mais mon
avis ne se limite pas à ce point. Alors je vous explique.
Dans ce récit,
on découvre le quotidien d’une jeune fille de quinze-seize ans environ à peu
près, Callie, qui doit faire face au départ de sa mère, à sa réputation dans le
groupe populaire du lycée les « IGirls » et la disparition soudaine
de sa mystérieuse amie : Amanda. Amanda reste invisible mais semble
prendre plaisir à semer des indices à Callie mais pas que. Cette aventure va la
faire rencontrer Hal et Nia, deux acolytes aussi très proches d’Amanda. Callie
va alors évoluer au fil des chapitres, au fil des indices et elle va affirmer
sa personnalité. Car ce n’est pas sur son père ou son groupe d’amis qu’elle
pourra compter. Callie, Hal et Nia se retrouveront unis et cette enquête pourra
bien les faire douter et les décevoir.
Une chose que
j’ai énormément apprécié c’est l’esthétique de ce livre, la couverture est très
jolie, et on la chance de découvrir de nombreux dessins, images qui
accompagnent notre lecture. En plus on nous invite même, nous lecteurs, à mener
l’enquête aux côtés de nos héros ; une énigme se dresse sur la première
page. Vous imaginez alors mon enthousiasme, participer directement à cette
enquête de façon interactive (le site internet etc) m’a placée dans une bonne
situation. Le problème : on est tellement impliqués dans l’histoire qu’on
espère juste être surpris dans notre raisonnement ; et là on est déçus. La
raison est simple, même si ce premier tome pose la situation et tient à rester
énigme, ici c’est complètement flou, on suit les personnages allant d’indices
en indices, on sent la tension montée au fur à mesure des pages, on attend avec
impatience des réponses qui ne viennent pas… Et l’unique réponse que l’on
obtient sur un secret secondaire à l’histoire, était très attendue :
j’avais « résolu » ce mystère bien avant sa révélation.
Après on ne
pas dire que c’est un mauvais livre, l’histoire démarre bien ; malgré
l’écriture un peu simple et des personnages un peu stéréotypés et
« culs-culs », on arrive à apprécier notre lecture. Cette chasse aux
indices est prenante, de même que la personnalité d’Amanda qui déstabilise, il
nous est impossible de décrire cette jeune femme parce qu’elle se donne une
identité différente à chaque personne qu’elle rencontre. De plus on se pose
beaucoup de questions sur Callie, sa famille et particulièrement sa mère
disparue. Mais plus on lit, plus nous sommes frustrés de ne trouver aucunes
résolutions à ces casse-têtes, ses secrets. Ensuite, c’est également le récit
d’une amitié, de trois individus qui se réunissent pour un même but :
retrouver Amanda.
Cette série
est constituée de quatre tomes, la suite est peut-être plus distrayante et
riche en révélation et action ; mais cette lecture ne m’a pas convaincue Ã
lire la suite de cette saga. Sincèrement je pensais vraiment avoir un avis
beaucoup moins négatif ; j’étais vraiment prise dans ce roman et la fin
m’a chiffonnée pour son manque de révélation.
Pour résumer
L’Affaire Amanda est une déception, suite aux attentes que j’avais eues,
cependant peut être qu’il pourra plaire à un public jeunesse, qui n’est pas
effrayé à l’idée d’être embrumé par une série d’indices et de mystères sans
réponse et aussi déterminé à lire les tomes suivants !
de Jules Verne
« Sur une
île déserte, en plein océan Pacifique, cinq naufragés américains
organisent leur survie, accompagnés, de leur chien Top. Bientôt des phénomènes
inexplicables et des coïncidences troublantes se multiplient, comme si quelqu’un ou quelque chose tentait de les aider à distance. Quel est donc le secret de l’île ? »,
Île Mystérieuse, édition Le Livre de Poche Jeunesse
Ces dernières
semaines, je lis principalement les œuvres demandées pour les cours à la fac ;
alors j’ai décidé de vous proposer cette semaine un livre que j’ai lu ce week
end pour mon cours de Livres Jeunesse. C’est
un texte abrégé pour les enfants (étant donné pour l’Å“uvre originale fait dans
les 800 pages).
Qui n’a jamais
entendu parler de Jules Verne ? Jules Vernes est son Voyage au Centre de
la Terre, ou Vingt-Mille-Lieux sous les Mers. Ici on découvre son Île
Mystérieuse. Cinq anciens prisonniers de Richmond (c’est la période de guerre
aux Etats-Unis entre les Nordistes et Sudistes) pour la plupart, parviennent Ã
s’échapper en pleine nuit grâce à ce qu’on appellerait aujourd’hui une
montgolfière. Malheureusement leur traversée en mer est perturbée par une
violente tempête qui fait échouer ces cinq hommes sur une île méconnue. A partir de là , née une profonde amitié entre
ces cinq naufragés, qui nous peuvent dorénavant ne compter que sur eux-mêmes,
leur aptitude mentale et physique pour survivre sur cette terre hostile.
On pourrait
croire que ces individus soient tentés de délirer ou agoniser sur le sort face
à la situation ; mais au contraire ils font preuve d’une adaptation
incroyable sur l’île et use de leurs mains et leur esprit pour survivre,
chasser, se construire en habitat, établir des productions ou encore améliorer
leur confort sommaire. On les suit alors dans leurs péripéties pendant trois
ans : où ils font des rencontres inattendus et des découvertes
surprenantes. De plus, un mystère entoure cette île et les aventuriers puisqu’une
force ou un homme invisible leur assure une protection. Enfin il se pourrait qu’au
long de l’histoire leur île soit menacée par les hommes ou par elle-même…
J’ai bien aimé
cette petite robinsonnade, qui peut largement plaire aux enfants, pour son côté
aventurier dans un milieu vierge ; l’établissement d’une micro société pour
vivre ; et les événements qui secouent les naufragés sur île. L’amitié qui
lie ces hommes est aussi extrêmement touchante, car ils seraient prêts à tout
pour protéger leur compagnon et défendre leur île. Toutes les différences qui pourraient opposer
les personnages sont effacées et au contraire chacun usent de ces connaissances
pour aider les autres : entre le marin, l’ingénieur, l’ancien esclave
noir, le jeune orphelin etc.
Sans vous
dévoilez la fin, ce que j’ai beaucoup aimé lors du dénouement c’est qu’on
découvre que Jules Verne donne un lien entre ses différents romans, (un détail
qui rappelle une de ses Å“uvres). Comme c’est un livre pour enfant, le texte est
raccourci et facile à lire même si on retrouve le vocabulaire précis de la
navigation maritime ou des éléments naturels.
Je conseille
ce roman, à ceux qui recherchent de l’aventure sur une île déserte en compagnie
de cinq hommes liés d’amitié et qui ne veulent pas se lancer dans la lecture
intégrale de l’Å“uvre !
Gwendoline






