5 messages à retenir

5 messages à retenir du clip "You need to calm down"

10:34



Me voilà de retour sur le blog ! Aujourd’hui je ne vous parle pas bouquin mais plutôt de musique, d’égalité et d’engagement. Ce n’est pas une surprise (si c’est le cas tadaaaa !), je suis de très près la carrière musicale de Taylor Swift. C’est une artiste que j’apprécie pour de nombreuses raisons que je n’ai pas le temps d’évoquer (sauf si un article sur le sujet vous intéresse :).

Lundi dernier, elle a sorti une nouvelle chanson intitulée You need to calm down (Tu devrais te calmer) qui se révèle être la grande sÅ“ur de Mean écrit en 2010. J’avais envie de vous parler des messages de tolérance, d’acceptation et d’égalité qui contiennent la chanson et le clip.

Alooooors, c’est parti !

1.  « shade never made anybody less gay »


Pour ce mois des Fiertés, Taylor a choisi de mettre à l’honneur la communauté LGBT+. Au cÅ“ur de ce camping arc-en-ciel, elle invite les homophobes à se calmer et à se taire. Pour l’occasion, de nombreuses personnalités queers font une apparition : Ellen Degeneres, Hayley Kiyoko, Todrick Hall, Rupaul, Jesse Tyler Ferguson, les coachs de l’émission Queer Eye et pleins d’autres.

Cette nouvelle prise de position pro-LGBT+ de l’artiste a d’ailleurs enclenché plusieurs critiques, dont des accusations de pinkwashing (terme critiquant une technique marketing utilisée par les entreprises qui se servent de la communauté LGBT+ pour vendre ou se donner une image tolérante).

L’engagement de Taylor Swift envers la communauté LGBT+ était déjà visible bien avant la sortie de la chanson et il s’est intensifié depuis qu’elle a fait le choix de partager publiquement ses opinions politiques. En 2014, dans sa chanson Welcome to New York, Taylor disait :

 « And you can want who you want / Boys and boys and girls and girls »
(Et tu peux avoir qui tu veux / Des garçons et des garçons et des filles et des filles)

 et elle exprimait déjà son soutien à l’association “GLAAD” (Gay & Lesbian Alliance Against Defamation) dont elle a encore apporté son aide récemment. Lors de sa dernière tournée, elle a collaboré avec plusieurs artistes LGBT+ dont Troye Sivan ou Hayley Kiyoko. Au début du mois, elle a lancé une pétition en faveur de « Equality Act », un projet de loi contre les discriminations appliquées suivant le genre, l’identité ou l’orientation sexuelle d’un individu.

2.  Le cyberharcèlement c’est pas fun du tout !

Les premières paroles de la chanson s’adressent aux haters et condamnent le cyberharcèlement. Taylor pointe du doigt la négativité présente sur les réseaux sociaux et la facilité à critiquer quand on se cache derrière un écran : 

« Say it in the street, that's a knock-out (Dis le dans la rue, tu finis K.O.)  
But you say it in a Tweet, that's a cop-out (Mais le dire dans un tweet, c'est de la lâcheté) ».

3.  « Mom i am a rich man »


Vous avez peut-être remarqué cette affiche dans les premières secondes du clip. Taylor Swift adore laisser des indices sur ses titres à venir mais ici, elle place une référence forte en signification. Cette citation est tirée d’une interview de Cher, où la chanteuse et actrice américaine dénonce le sexisme et encourage l’émancipation féminine : 

« I think men are the coolest (…) But you don't really need them to live. My mom said to me, 'You know, sweetheart, one day you should settle down and marry a rich man. I said, 'Mom, I am a rich man.' ». 
(Les hommes sont cools (...) Mais tu n'as pas besoin d'eux pour vivre. Ma mère m'a dit "Tu sais, ma puce, un jour tu devrais te fixer et épouser un homme riche. Je lui ai répondu : "Maman, je suis un homme riche")

Ce clin d’Å“il est une manière aussi de condamner le sexisme au sein de l’industrie musicale. On reproche souvent à Taylor Swift d’écrire sur ses expériences amoureuses alors qu’on adore chanter à tue-tête les derniers titres d’Ed Sheeran. Et étrangement aucune critique ne s’élève quand il s’agit d’un artiste masculin.

4.  « We all know now we all got crowns »


Les médias et les fanbases cherchent sans cesse à diviser les artistes féminines et à entretenir des rivalités. Qui sera la meilleure ? Katy Perry VS Taylor Swift. Aya Nakamura VS Angèle. En France comme aux États-Unis, on cherche toujours à les opposer. Preuve que le sexisme est bien ancré.

Taylor Swift montre bien qu’elle veut en finir avec les dramas. Dans la deuxième partie du clip, elle dit « vive le sororité!  » et elle invite les filles à se serrer les coudes entre elles. Dans l’une des scènes du clip, des drag-queens représentent les différentes pop-stars du moment (Beyoncé, Adèle, Sia, Ariana Grande, Cardi B, etc) qu’on compare les unes aux autres au lieu de reconnaître le talent de chacune : 

« And we see you over there on the internet (Et on te voit sur internet) / 
Comparing all the girls who are killing it (Comparer toutes les filles qui réussissent) / 
But we figured you out (Mais on t'a compris) / 
We all know now we all got crowns (On sait maintenant qu'on a toutes une couronne) ».


Elle marque un dernier coup de force en officialisant sa réconciliation avec Katy Perry à la fin de la vidéo.

5. Sois fier et montre-le !


C’est surement le message général de ce clip et de cette chanson. Dans le clip, on retrouve des identités et des personnalités différentes qui sont fières de qui elles sont et qui ne se laissent pas atteindre par les critiques.

La participation du mannequin et danseur Dexter Mayfield encourage la diversité et l’estime de soi à l’image du mouvement body positive.

C’est tout pour ce soir ! J’espère que cet article vous aura donné envie de découvrir ou redécouvrir le clip « You need to calm down ». Portez vous bien et n’oubliez pas de rester calmes !

1950

12:00








1950. La jeune Eilis qui a toujours vécue dans l’ombre de ses frères et sa soeur quitte son Irlande natale pour travailler à Brooklyn. A peine le temps de faire ses bagages, et la voilà à New York. Cette ville bruyante faite de béton et aux visage inconnus est bien différente de son petit village irlandais où chacun se connait. Les jours se suivent et se ressemblent dans cette ville immense. Les lettres de sa sÅ“ur Rose sont le seul réconfort. Jusqu’à ce que de nouvelles possibilités se présentent sur sa route. Dont un charmant italien. Seulement un drame vient rompre le nouveau quotidien d’Eilis et la ramène dans son pays natal. Déchirée entre deux mondes, elle doit faire un choix…

L’émouvant voyage d’une jeune irlandaise en quête d’elle-même

♡ Ma lettre à Brooklyn : 



♡ Les petits plus que j’ai aimés :

-Brooklyn est bien plus qu’une romance. Pour moi, c’est un roman sur l’indépendance et le choix entre deux mondes : celui de l’enfance et celui de ses premières années d’adulte.

-La relation entre Eilis et Rose. Une fraternité forte lie ses deux sœurs qui se cachent mutuellement des choses.

-La description des différentes communautés présentes à New York. On découvre avec Eilis que les traditions et les origines sont toujours là. Les bals irlandais, le repas de noël pour les nécessiteux ou encore les repas de famille chez les Italiens.

-La capacité de l’auteur à retranscrire les émotions. Un moment m’a marqué. Lors de son retour en Irlande, Eilis associe sa vie à Brooklyn à un rêve éveillé. Tout ce qu’elle a vécu là-bas lui semble irréel. J’ai trouvé cette comparaison incroyablement juste.


2019

02:45


(5 mois sans lire)
(le jour où j'ai appris à ne plus être prisonnière de mes livres)

La panne de lecture. On y passe tous. Un moment ou un autre. Sur ta table de chevet, un livre. 20 pages grignotées. Et depuis, il prend la poussière. Des jours, des semaines et des mois, qu'il t'attend là. Tu le vois quand tu te couches, quand tu te lèves. Tu l'entends presque te murmurer "dévore moi!". Mais tu ne peux pas. Tu as l'appétit coupé. Tu ouvres le livre, regarde la page puis tu le refermes. Tu n'as encore croqué aucun morceau mais tu es déjà rassasiée. "C'est juste une histoire de goût", voilà comment tu te rassures. Alors tu fouilles dans ta bibliothèque et dans celle des autres : tu goûtes d'autres mots, d'autres récits. Mais sans jamais réussir à finir le plat. A la page 20, tu ne peux même plus avaler une bouchée. Chaque livre qui te passe entre les doigts te parait plus fade que du papier mâché.

Le diagnostic tombe : panne de lecture sévère.

Je ne vais pas vous dire comment j'ai surmonté cette panne de lecture. Tout simplement car je ne pense pas encore l'avoir surmontée. Je ne pense pas avoir encore trouvé les bons conseils à suivre. Je viens vous parler de la première grosse panne de lecture que je traverse depuis bien longtemps (la dernière doit remonter aux années lycée). Je partage avec vous mes hypothèses sur son origine.

Bienvenue dans la tête d'une lectrice en pleine détresse.

Ironie du sort : elle lit toujours sauf quand elle est le seul maître à bord.

TOU DOUM!

Est-ce que je t'ai perdu ? Si tu réponds "non", c'est que tu mens. Comment est-ce que je ne peux plus lire alors que je lis tous les jours, hein ? C'est une énigme bien épineuse à résoudre n'est-ce pas ?
Laisse moi t'expliquer.

Il y a maintenant 5 mois, j'ai posé mes valises à Paris. Ah Paris ! la ville des lumières, la ville de l'amour ! Pour moi, elle est surtout la capitale française de l'édition et un passage obligé pour une étudiante dans les métiers du livre (disons, dans l'édition, c'est plus court; et ça me représente plus). Me voilà à faire le stage de mes rêves et à lire entre autre plusieurs manuscrits par semaine. Et c'est là que c'est arrivé ! Cette pause que je pensais liée à la rentrée s'est transformée en panne de lecture. Quand je passais la porte de mon studio impossible d'ouvrir la moindre page d'un livre. J'enviais et je détestais à la fois tous ces gens dans le métro qui avaient le nez dans leur bouquin.

Quel maléfice m'a t'on jeté pour que je puisse lire jusqu'à 6 manuscrits par semaine et me retrouver tétaniser devant les 300 pages d'un de mes livres ? Des milliers de réponses et de questions ont suivi. Est-ce la lecture appartenait maintenant au domaine du travail et de la contrainte ? J'ai pris peur. Peur de ne plus lire pour le plaisir. Puis j'ai réalisé quelque chose : cet amour de la lecture ne peut disparaître. Même dans le travail. Même lorsque je suis guidée par mon esprit critique et mon jugement liés aux attentes d'une maison d'édition ou d'un type de lecteurs. Le plaisir n'est jamais absent. Cette sensation excitante quand on découvre un texte pour la première fois (ou qu'on relit sous un oeil nouveau). Ces émotions qui nous traversent à la lecture d'un manuscrit, quand l'intrigue nous percute, quand les mots sont justes, quand les personnages sont attachants, quand un texte n'est pas parfait mais qu'on voit son potentiel. Cette excitation garde au fond d'elle ce plaisir de lire.

Peut être que mon cerveau cherche encore les limites de tout ça : entre lecture "travail" et lecture "personnelle", les frontières sont ambiguës. C'est peut être une petite erreur dans le système qui ne demande que du temps pour dissocier ces deux actes de lecture. Peut être que je lis tellement en semaine que j'ai perdu toute mon énergie dès le vendredi soir ? Impossible de donner des réponses concrètes à ces questions.


Je dois accepter cet entre-deux instable. Je dois accepter cette panne de lecture. Je crois qu'au fond de moi, j'en avais besoin.

Pour mieux comprendre mon rapport à la lecture.
Grâce à cette panne de lecture, j'appris quelque chose.

Les livres sont un monde merveilleux c'est indéniable, mais attention à ne pas tomber dans le trou du lapin. 

Je ne veux pas que ce palais de papier devienne ma forteresse.

Je ne veux pas que les pages de mes livres m'étouffent mais qu'elles me libèrent.

Quand, j'ai commencé mon blog en 2015 : j'avais besoin de m'accrocher à quelque chose après une année dure physiquement et mentalement. J'avais perdu confiance en moi (le peu que j'avais du moins).

J'étais seule, triste et un peu perdue.
Les livres ont été ma bouée.
Ce blog puis ma chaîne youtube ont défié le courant pour me ramener sur la côte.

Alors oui, soudain, lire est devenue une bulle d'air : je respirais, je me sentais mieux. J'avais une nouvelle routine qui motivait mes semaines et mes mois. Elle éveillait ma curiosité, mon goût pour la lecture et ma créativité. Surtout cela faisait renaître en moi, cette confiance, que j'avais perdue.

Alors oui, tout d'un coup lire un livre par semaine, publier une vidéo le mercredi et rédiger une chronique le dimanche étaient comme des petites lumières qui guidaient mon chemin. J'étais toujours seule mais j'avais mes livres. J'avais mes rituels qui comblaient mon temps.

Petit à petit, cette routine a commencé à s'effriter. C'était il y a deux ans. Puis ce métronome s'est déréglé. Je m'accordais des absences. Peut être que ce manque de régularité vous a surpris ou interrogé. En fait, je m'accordais juste le temps de respirer et de vivre.

Alors, cette panne de lecture n'est pas si anodine. Durant ces 4 derniers mois, j'ai voulu sortir, mettre le nez dehors et connaître le secrets de cette si jolie ville.


Aujourd'hui, je veux renouer avec la lecture de manière plus apaisée.


Mes chers livres, je vous aime mais vous ne serez plus mes compagnons de solitude. Je veux vous retrouver comme de vieux amis à qui j'ai envie de rendre visite et non comme des amis auxquels je m'accroche pour rester enfermer.

Je ne veux plus être dépendante de vos histoires, de vos aventures et de vos royaumes. Je ne suis plus prisonnière de votre labyrinthe. J'ai la clé et c'est moi qui choisis d'y rentrer ou d'en sortir.

Voilà.

C'est tout.

C'est l'histoire d'une lectrice qui apprend à vivre avec ses livres et non plus à dépendre d'eux.

Mon histoire, c'est peut être la tienne. Toi aussi, tu es peut être en pleine de panne de lecture. Alors si tu veux en parler ou partager ton histoire, je te donne rendez vous en commentaire.

2019

07:23


de Angie Thomas

"Starr a 16 ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres de gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic; tous les jours , elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ami d'enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s'embrase, tandis que la police cherche à enterrer l'affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu'elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère; et à redresser la tête.", The Hate U Give, edition Nathan

Un roman, écho du mouvement #BlackLivesMatter. Starr est un adolescence de 16 ans qui vit entre deux mondes qui se croisent mais ne se rencontrent jamais : son ghetto régi par la rivalité entre deux clans où se trouve sa famille, le magasin de son père, ses amis d'enfance et son lycée en banlieue chic où elle retrouve son petit ami et ses meilleures amies. Deux mondes que Starr fait exprès de séparer : pas question que son père rencontre son petit ami blanc ni que ses deux meilleures amies passent chez elle récupérer les devoirs. Chaque monde a sa Starr avec son attitude et même son langage particulier. Mais il suffit de trois balles pour que tout s'écroule. Khalil, l'un de ses amis d'enfance, est tué sous ses yeux. Par le policier 95. Sans raisons. Sans explications. L'adolescente est la seule témoin de cet évènement. Elle est la seule à pouvoir en parler. Quand son quartier crie de rage dans les rues, quand cette affaire, devenue médiatique, arrive aux oreilles de ses amis, Starr sait qu'elle ne peut plus nager entre deux eaux. Le choc, le silence et la peur se transforment en un chant de révolte dans un mégaphone. La Starr du ghetto n'existe plus. La Starr, élève noire dans un lycée blanc non plus. Elle est les deux et aucunes à la fois. Elle a trouvé sa voix.Une voix jeune et courageuse qui ne tolère plus le racisme et l'injustice.


" Soyez les roses qui poussent dans le béton." dit Angie Thomas dans ses remerciements. Cette rose, c'est Starr qui fait de sa peine et de sa colère une force pour dénoncer les violences dont sont victimes les Noirs, pour dénoncer le racisme "banalisé" dans la société américaine et les préjugés raciaux. Tuer un jeune car on a confondu son peigne à cheveux avec une arme. Associer une manière de manger à une population. Starr n'accepte plus ce manque de remise en question de la part de la police, de la justice ou même de ses amis les plus proches. Ce récit libère la voix des minorités, et des mixités. Les références à Harry Potter et le Prince de Bel Air.


Ce ghetto, personnage à part entière, où tout le monde se connait, où les échanges de coups de feu se répètent. Il y a un vrai désir de réalisme, de dépeindre une réalité sans artifices ni exagération. Juste la vérité où rien n'est jamais que blanc ou noir. Une vérité qu'on retrouve dans le langage des héros ou les scènes entre les personnages. Angie Thomas retranscrit tout : de l'anecdote que poste la mère sur l'héroine du Facebook, au travail de Starr dans le magasin de son père, jusqu'à l'avancée du procès. Certaines scènes ralentissent le récit et le font perdre en dynamisme. Mais jamais en émotions. L'auteur dose parfaitement l'atmosphère de son roman : on alterne entre la douceur de l'instant et cette cruelle réalité qui nous prend aux trippes.

La haine qu'on donne, pourrait vous faire rire, pleurer, crier ou réfléchir mais jamais hair. Un roman poignant porteur de changement, d'égalité, de respect et d'amour !

anti déprime

11:38


La rentrée est là (BOOOUUU!) et on regrette déjà ces deux derniers mois d'été où notre réveil ne sonnait pas, ou notre journée n'était pas programmée à l'avance. Ce début de mois septembre peut se révéler être un lundi sans fin alors si ta bonne humeur est restée dans tes valises de vacances, j'ai peut être un remède pour apprécier plus sereinement ces premières semaines de rentrée... 

Et si, finalement, on voyait la rentrée avec douceur et positivité ?

Allez hop, petit écolier, sors ton cahier et écoute ma leçon pour une rentrée anti-déprime. 
D'abord, replonge-toi lentement mais surement dans cette ambiance "back to school" grâce à des livres tout doux et réconfortants. 

Oui, la rentrée c'est effrayant et c'est pas marrant mais c'est aussi un lieu où chaque année on commence une nouvelle aventure, on grandit et on noue de belles amitiés.  Regarde les héros de ces histoires ils y sont bien arrivés, alors pourquoi pas toi ? :)

Tends l'oreille et écoute mes recommandations, spécial rentrée.


7 teen movies parfait pour la rentrée. 7 bonnes raisons de décompresser après une journée de cours bien chargée. Je t'entends grincer des dents en lisant "teen movie", ta-ta-ta on me l'a fait pas à moi. On a tous un teen movie qu'on adore regarder en secret ; cette petite gourmandise niaise et sucrée qui nous réconforte après un échec en math, après avoir apprisla nouvelle situation amoureuse de son crush (oui! on continue dans les clichés) ou  après s'être fait attraper en train d'envoyer des messages à votre ami d'à côté. Ou tout simplement il te rappelle que le lycée, ça n'a jamais été comme ces "teen movies"(hein? avouons-le ! qui a porté du rose tous les mercredis ? ou c'est fait brodé un A sur la poitrine ?).

Malgré tout, on les aime ces "teens movies", chacun à leur manière, ils nous permettent d'appréhender cette rentrée avec légèreté. Je ne dis pas que ta vie au lycée ou à l'université, se transformera en "teen movie"mais au moins tu pourras manger du pop corn devant toutes ces dramas sans passer pour être exécrable (et au fond ils peuvent être criant de vérité sur certains effets de mode et renfermer des messages forts).

Nouveau chapitre. Saut à la ligne. Je te présente quelque uns de mes "teens movies" préférés à regarder pour ce retour sur les bancs de l'école.
MEANS GIRLS : Cady entre pour la toute première fois au lycée. L'année dernière, l'école rimait avec devoirs à la maison et safari en famille. Maintenant la jungle elle la trouve dans les couloirs du lycée : un lieu où chaque adolescent a une place bien définie (l'intello, le geek, le sportif, les artistes). Les reines de cette immense ruche sont les "Plastics" : 3 nanas qui ne se déplacent jamais sans leur gloss ni leurs talons aiguilles et portent du rose tous les mercredis. Regina George, la reine-mère, toujours en quête d'une nouvelle proie à piquer, décide d'intégrer la douce et naïve Cady dans son groupe. Mais laquelle de ces "Plastics" sera la plus méchante ? 

TO ALL THE BOYS I'VE LOVED BEFORE : Okay okay c'est une adaptation mais étant donné qu'il est sorti tout récemment sur Netflix, je ne pouvais pas ne pas vous en parler. Lara Jean préfère vivre des histoires dans les livres plutôt qu'en vrai. Elle a écrit une lettre à chaque garçon qui a touché son coeur. Tomber amoureuse dans sa tête, ça lui convenait. Jusqu'à ce que ses lettres soient envoyées. Par un hasard de circonstances, elle conclut un pacte avec l'un de ses anciens "crush". Tout le lycée les pense ensemble mais ignore les vrais sentiments qui naissent entre les deux lycéens ...

BREAKFAST CLUB : Un classique. 5 adolescents. Coincés une journée en retenue. La fille à papa. Le sportif. L'excentrique. Le rebelle. L'intello. Ils ne se connaissent pas et pourtant ces quelques heures ensemble vont les réunir à jamais. Une amitié inédite contre cette société qui les enferme dans cases. Ces personnages clichés en apparence se complexifient ; derrière ces masques codifiés se cachent une critique de la pression parentale, du système scolaire et éducatif. Une journée pour grandir. Ils sortiront de cette retenue peut être encore plus différents mais unis.
 

SHE'S THE MAN : Viola Hastings ne répond pas aux attentes "très genrées" de sa mère : elle ne porte pas de robe rose, déteste les cours de maintien et surtout elle adore le football. Alors quand son frère Sébastian prend les voiles dès les premiers jours au lycée, Viola prend sa place dans l'équipe de football masculine et espère bien se faire repérer par un recruteur de l'université. Sauf que sa double identité pourrait lui jouer de drôles de tours!

WILD CHILD : Un pensionnat dans une petite région pluvieuse d'Angleterre contre le soleil bling bling de Los Angeles. Voilà la punition de Poppy après avoir détruit toutes les affaires de sa belle mère. Cette jeune américaine pourrie gâtée va devoir se plier aux règles très strictes et "british" de sa nouvelle école. L'uniforme, l'interdiction des téléphones, le partage de sa chambre avec 4 autres filles. Elle se lance dans une course contre le règlement pour se faire renvoyer jusqu'à ce que ses rencontres et ses nouvelles amitiés lui donnent envie de rester.

EASY A : Olive est une lycéenne discrète et invisible aux yeux de tous jusqu'à ce qu'elle vienne en aide à l'un de ses camarades de classe. Tout le lycée croit qu'elle a perdu sa virginité. Les rumeurs s'intensifient. Un "A" rouge gravée -pour adultère- sur sa poitrine en référence au roman "La Lettre Ecarlate". Et Olive se retrouve bloquée dans le personnage qu'elle incarne. Alors, elle allume sa caméra et rétablit la vérité.

SORIRTY WARS : L'université. Version américaine. Avec ses sororités : des groupes qui accueillent les étudiants de certaines familles de générations en générations. Chaque club a sa maison, ses règles, ses fêtes et ses idéaux. Katie fait sa rentrée à l'université avec sa meilleure amie Sarah et espère qu'elles seront toutes les deux accueillies chez les Deltas (le club de sa mère et ses meilleures amies). Sauf que rien ne se passe comme prévue. Les rumeurs, les cachotteries et les faux semblants des Deltas poussent Katie à choisir un autre groupe : les Kappas. Ce choix entame une guerre sans merci entre les deux sororités. 

Maintenant l'école s'invite dans tes films et tes lectures, mais ce n'est jamais trop contre la "déprime de rentrée" ! 

Gwendoline

août 2018

La vérité sur l'affaire Harry Quebert

11:53

de Joel Dicker


« Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l'innocence d’Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. », La vérité sur l’affaire Harry Quebert, éditions de Fallois

Une histoire d'écriture devenue le récit d’un meurtre raconté, d’une vérité rétablie pour sauver l’innocent. Marcus Goldman (le Formidable du lycée); un jeune homme qui a appris à perdre aux côtés de son professeur et mentor, Harry Quebert, pour devenir l'écrivain qu'il a toujours idéalisé. Premier roman. Des millions d'exemplaires vendus. Son visage, placardé sur toutes les vitrines de librairies. Il incarnait son rêve. La célébrité. La reconnaissance. L'argent. Formidable, il l'était. Jusqu'à que cet écran de fumé fragile et éclatant s'évapore. Son appartement se vide. Les affiches dans les librairies se décrochent. Une seule personne le harcèle au téléphone : son éditeur, bavant devant les juteux bénéfices qui lui procureront son deuxième roman. Un deuxième roman aussi vide qu'une page blanche. Un an s'écoule et Marcus n'a pas écrit un mot. Alors il retourne chez le seul le seul homme qui avait démasqué l’imposture du Formidable : Harry Quebert. Ancien professeur. Écrivain à succès. Amoureux en secret. Un amour dévoué et interdit qui a inspiré son plus grand roman : Les Origines du Mal. Un amour destructeur qui propulse Quebert derrière les barreaux ; le jour où le corps de la jeune Nora, 15 ans, disparue 20 ans plus tôt, est trouvé dans son jardin. Quebert est accusé. Sa réputation part en feu.

Marcus ne peut croire en la culpabilité de son plus proche ami. Il décide de percer les secrets qui se cachent derrière les yeux bleus Nora Kellergan. Il plonge sa plume dans les entrailles de cette petite ville du New Hampshire où chaque habitant a déjà croisé le visage angélique de la douce Nora.

La vérité sur l'affaire Harry Quebert. Un titre qui tournait sur internet. Un titre qui tournait en librairie. Mais moi j'avais commencé avec Le Livre de Baltimore. Tout en gardant cette fameuse affaire Quebert dans ma tête. Sans même connaître un mot de cette histoire. Cet été, je l'ai trouvé sur la table de chevet de ma mère et c'est ainsi que j'ai quitté  New York avec Marcus Goldman pour éclairer les recoins les plus sombres qui habitaient les âmes de New Hampshire.

Joël Dicker modèle son récit comme un roman américain. Il plante le décor d'une Amérique en soif de consommation et de succès; une Amérique en soif de scandale ; une Amérique conservatrice ; une Amérique antithétique (de la grosse pomme à la petite ville hors du monde; de l'American Dream à la destruction d'une réputation). Un premier coup d'œil pour tracer les traits lisses de nos personnages : l'écrivain vénéré à succès; la douce fille du Pasteur au cœur léger et travailleur, la serveuse amoureuse, le flic trop timide pour avouer ses sentiments... En surface ils sont des archétypes : des visages déjà vu et faciles à cerner. Un deuxième coup d'œil : Marcus gratte avec la pointe de son stylo le masque de ces personnages qui se révèlent bien plus secrets et complexes qu'il n'y paraît.

L'auteur s'attarde ; il multiplie les détails. Sans pour autant endormir son lecteur grâce à un entrecroisement constant de récits : l'été 1975 (le temps de cette romance cachée), l'année 2008 (corps retrouvé, romance révélée, le scandale Harry Quebert est lancé) et les années d'université de Marcus (quand petit protégé du grand écrivain apprend à écrire). Je ne me suis pas ennuyée un instant. J'étais certes bien plus impliquée dans la résolution de cette enquête que dans la romance très pure et  un peu '' gnangnan'' entre Quebert et Nora.  Comme Marcus, j’épiais chaque indice et mettais en scène des scénarios les plus farfelues les uns que les autres. Certaines déductions se sont confirmées ; d'autres non.

La vérité sur l'affaire Harry Quebert est un bon roman à suspens. Des pistes s’ouvrent, d’autres se ferment, certaines restent condamnées jusqu’au dénouement final. Le récit ne manque de rebondissement et de petites révélations qui donnent à cette intrigue son aspect addictif.

« Lorsque vous arrivez en fin de livre, Marcus, offrez à votre lecteur un rebondissement de dernière minute. … il faut garder le lecteur en haleine jusqu'au bout »

La vérité sur l’affaire Harry Quebert ; un roman addictif, un jeune écrivain qui change sa plume contre un dictaphone de détective pour innocenter son plus proche ami. Un combat vers la vérité qui ternira une histoire d’amour gardée sous cloche pendant des années…

★    

2018

Trouble vérité

00:55

de E. Lockhart


« Que fait Jule dans un hôtel de luxe au Mexique, avec une valise pleine de perruques, de maquillage et de tenues différentes ? Et où a disparu la mystérieuse et charismatique Imogen ? De Las Vegas à New York, en passant par Londres et San Francisco, on déroule le fil de l'histoire d'une amitié dangereuse entre une héritière en fuite, orpheline, tricheuse, et une sportive, caméléon social que rien n'arrête. Mais qui est Jule ? Et qui est Imogen ? », Troublé vérité, ed. Gallimard Jeunesse

Un roman à pendule : tourner la manivelle, remonter les poids lentement sous le cliquetis des engrenages qui inversent le temps. Un texte labyrinthique : le lecteur remonte le fil d’Ariane ; il ne cherche pas la sortie mais le cÅ“ur du labyrinthe ; là où loge le monstre, l'immonde vérité, qu'on ligote et cache dans les profondeurs de notre esprit.

Quelques mots pour poser le décor, pour rencontrer l’héroïne principale. L'intrigue n'attend pas. Elle avance en nous laissant dans un nuage d'interrogations. Ou plutôt elle recule. Un hôtel de luxe au Mexique. Une jeune femme à l'accent britannique qui fuit en catimini une soirée devinette, à l'arrière d'une voiture. Un billet d'avion. Une perruque. Passeport numéro 3 et le sablier s'écoule. Les chapitres s'égrainent ; et de page en page, on revient à la source de cette histoire : Jule Williams et son amitié avec Imogen; cette gosse de riche au cÅ“ur vagabond. Une amitié intime et destructrice qui amène Jule à fuir le reste du monde.

La fin de ce roman n'a pas été aussi soufflante que Nous Les Menteurs mais tout comme son premier roman j'ai dû prendre un temps de recul pour réaliser toute la complexité de ce récit notamment dans la construction de son héroïne et son état mental. E Lockhart reprend les codes qui ont fait le succès de Nous Les Menteurs : une complexité narrative et psychologique évoluant dans une atmosphère secrète, pesante et glaçante. Son écriture reste tout aussi frappante et épurée. Ses phrases se tissent autour du lecteur ; une fois la lecture commencée on ne peut se délivrer de leurs liens. On grignote chaque mot jusqu'à la dernière page sans s'arrêter car ce sont dans les dernières bouchées qu'on tombe sur la vérité.

Quelques écrans de fumée survolent les pages. Ces zones d'ombres se révèlent dans les souvenirs ou les pensées brumeuses de Jule. On s'interroge sur ces instants sans réponse. Est-ce un oubli ? une incohérence ? le personnage nous ment-il ?  transforme-t-il la réalité ? Ce sont de courts moments, insignifiants dans l'avancée de l'intrigue. De courts moments de libre interprétation qui jouent sur la vraisemblance et ce pacte de sincérité entre le narrateur et le lecteur qu’E. Lockhart a toujours aimé chatouiller. Des instabilités sûrement volontaires pour illustrer la richesse du personnage et sa psychologie instable ; et ainsi comprendre les traumatismes qui ont créé ce portrait caméléon.

Aujourd'hui rien n'est plus bancal et abstrait que cette chronique comme l'était celle de Nous Les Menteurs; comme le sont chaque roman d’E. Lockhart qui mêle une part de mystère et de non-dits avec une dimension psychologique très bien travaillée.

Trouble vérité : une femme caméléon en fuite, victime d'un furieux désir d'être aimé ; elle court contre les souvenirs du passé qui défilent dans ce sablier que le lecteur tient entre ses mains.

★   ★ ✩ 

Gwendoline

Instagram

Popular Posts

Like us on Facebook

Flickr Images