2019

02:45


(5 mois sans lire)
(le jour où j'ai appris à ne plus être prisonnière de mes livres)

La panne de lecture. On y passe tous. Un moment ou un autre. Sur ta table de chevet, un livre. 20 pages grignotées. Et depuis, il prend la poussière. Des jours, des semaines et des mois, qu'il t'attend là. Tu le vois quand tu te couches, quand tu te lèves. Tu l'entends presque te murmurer "dévore moi!". Mais tu ne peux pas. Tu as l'appétit coupé. Tu ouvres le livre, regarde la page puis tu le refermes. Tu n'as encore croqué aucun morceau mais tu es déjà rassasiée. "C'est juste une histoire de goût", voilà comment tu te rassures. Alors tu fouilles dans ta bibliothèque et dans celle des autres : tu goûtes d'autres mots, d'autres récits. Mais sans jamais réussir à finir le plat. A la page 20, tu ne peux même plus avaler une bouchée. Chaque livre qui te passe entre les doigts te parait plus fade que du papier mâché.

Le diagnostic tombe : panne de lecture sévère.

Je ne vais pas vous dire comment j'ai surmonté cette panne de lecture. Tout simplement car je ne pense pas encore l'avoir surmontée. Je ne pense pas avoir encore trouvé les bons conseils à suivre. Je viens vous parler de la première grosse panne de lecture que je traverse depuis bien longtemps (la dernière doit remonter aux années lycée). Je partage avec vous mes hypothèses sur son origine.

Bienvenue dans la tête d'une lectrice en pleine détresse.

Ironie du sort : elle lit toujours sauf quand elle est le seul maître à bord.

TOU DOUM!

Est-ce que je t'ai perdu ? Si tu réponds "non", c'est que tu mens. Comment est-ce que je ne peux plus lire alors que je lis tous les jours, hein ? C'est une énigme bien épineuse à résoudre n'est-ce pas ?
Laisse moi t'expliquer.

Il y a maintenant 5 mois, j'ai posé mes valises à Paris. Ah Paris ! la ville des lumières, la ville de l'amour ! Pour moi, elle est surtout la capitale française de l'édition et un passage obligé pour une étudiante dans les métiers du livre (disons, dans l'édition, c'est plus court; et ça me représente plus). Me voilà à faire le stage de mes rêves et à lire entre autre plusieurs manuscrits par semaine. Et c'est là que c'est arrivé ! Cette pause que je pensais liée à la rentrée s'est transformée en panne de lecture. Quand je passais la porte de mon studio impossible d'ouvrir la moindre page d'un livre. J'enviais et je détestais à la fois tous ces gens dans le métro qui avaient le nez dans leur bouquin.

Quel maléfice m'a t'on jeté pour que je puisse lire jusqu'à 6 manuscrits par semaine et me retrouver tétaniser devant les 300 pages d'un de mes livres ? Des milliers de réponses et de questions ont suivi. Est-ce la lecture appartenait maintenant au domaine du travail et de la contrainte ? J'ai pris peur. Peur de ne plus lire pour le plaisir. Puis j'ai réalisé quelque chose : cet amour de la lecture ne peut disparaître. Même dans le travail. Même lorsque je suis guidée par mon esprit critique et mon jugement liés aux attentes d'une maison d'édition ou d'un type de lecteurs. Le plaisir n'est jamais absent. Cette sensation excitante quand on découvre un texte pour la première fois (ou qu'on relit sous un oeil nouveau). Ces émotions qui nous traversent à la lecture d'un manuscrit, quand l'intrigue nous percute, quand les mots sont justes, quand les personnages sont attachants, quand un texte n'est pas parfait mais qu'on voit son potentiel. Cette excitation garde au fond d'elle ce plaisir de lire.

Peut être que mon cerveau cherche encore les limites de tout ça : entre lecture "travail" et lecture "personnelle", les frontières sont ambiguës. C'est peut être une petite erreur dans le système qui ne demande que du temps pour dissocier ces deux actes de lecture. Peut être que je lis tellement en semaine que j'ai perdu toute mon énergie dès le vendredi soir ? Impossible de donner des réponses concrètes à ces questions.


Je dois accepter cet entre-deux instable. Je dois accepter cette panne de lecture. Je crois qu'au fond de moi, j'en avais besoin.

Pour mieux comprendre mon rapport à la lecture.
Grâce à cette panne de lecture, j'appris quelque chose.

Les livres sont un monde merveilleux c'est indéniable, mais attention à ne pas tomber dans le trou du lapin. 

Je ne veux pas que ce palais de papier devienne ma forteresse.

Je ne veux pas que les pages de mes livres m'étouffent mais qu'elles me libèrent.

Quand, j'ai commencé mon blog en 2015 : j'avais besoin de m'accrocher à quelque chose après une année dure physiquement et mentalement. J'avais perdu confiance en moi (le peu que j'avais du moins).

J'étais seule, triste et un peu perdue.
Les livres ont été ma bouée.
Ce blog puis ma chaîne youtube ont défié le courant pour me ramener sur la côte.

Alors oui, soudain, lire est devenue une bulle d'air : je respirais, je me sentais mieux. J'avais une nouvelle routine qui motivait mes semaines et mes mois. Elle éveillait ma curiosité, mon goût pour la lecture et ma créativité. Surtout cela faisait renaître en moi, cette confiance, que j'avais perdue.

Alors oui, tout d'un coup lire un livre par semaine, publier une vidéo le mercredi et rédiger une chronique le dimanche étaient comme des petites lumières qui guidaient mon chemin. J'étais toujours seule mais j'avais mes livres. J'avais mes rituels qui comblaient mon temps.

Petit à petit, cette routine a commencé à s'effriter. C'était il y a deux ans. Puis ce métronome s'est déréglé. Je m'accordais des absences. Peut être que ce manque de régularité vous a surpris ou interrogé. En fait, je m'accordais juste le temps de respirer et de vivre.

Alors, cette panne de lecture n'est pas si anodine. Durant ces 4 derniers mois, j'ai voulu sortir, mettre le nez dehors et connaître le secrets de cette si jolie ville.


Aujourd'hui, je veux renouer avec la lecture de manière plus apaisée.


Mes chers livres, je vous aime mais vous ne serez plus mes compagnons de solitude. Je veux vous retrouver comme de vieux amis à qui j'ai envie de rendre visite et non comme des amis auxquels je m'accroche pour rester enfermer.

Je ne veux plus être dépendante de vos histoires, de vos aventures et de vos royaumes. Je ne suis plus prisonnière de votre labyrinthe. J'ai la clé et c'est moi qui choisis d'y rentrer ou d'en sortir.

Voilà.

C'est tout.

C'est l'histoire d'une lectrice qui apprend à vivre avec ses livres et non plus à dépendre d'eux.

Mon histoire, c'est peut être la tienne. Toi aussi, tu es peut être en pleine de panne de lecture. Alors si tu veux en parler ou partager ton histoire, je te donne rendez vous en commentaire.

2018

La voleuse de livres

09:04

de Markus Zusak


« Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenu. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? Au moins que ce ne soit son secret...  Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres. », La Voleuse de Livres, édition Pocket

Une odeur de feu. Des cendres volent, aussi lumineuses que des lucioles, aussi piquantes qu’un serpent. Elles s’échouent sur les pavés. Maintenant froides et poussières, elles marquent de noir peau et habits. En fond, des bruits lourds ricochent sur les murs : des bombes tombent. Des drapeaux nazis se balancent silencieusement au bord des fenêtres, les rues gardent le souvenir des pieds fatigués et des âmes squelettiques qui ont traversé la ville comme des trophées ou des avertissements pour le peuple allemand. Sur la place, une lueur rougeâtre éclaire la nuit : le papier brûle, des bibliothèques entières se métamorphosent en milliers de particules étouffantes et insignifiantes. Elles emportent avec elle : le savoir et la liberté de l’esprit. Une ombre s’éloigne furtivement de cette montagne ardente. De de la fumée s’échappe de son manteau : une vive chaleur mordille sa peau, mais ce n’est rien comparé à la flamme qui lui tiraille les entrailles : sauver un livre du feu, désobéir aux ordres, et surtout au Führer. Cette petite silhouette se prénomme Liesel, une jeune orpheline allemande, recueillie par une peintre joueur d’accordéon au grand cÅ“ur et son épouse qui cache ses émotions derrière des airs de marâtre. Pour Liesel, c’est une nouvelle famille et une nouvelle vie qui se présentent à elle dans un monde où la puissance d’Hitler terrifie l’Europe. Le monde s’effrite, s’approche du chaos cependant au bord de la falaise une lumière à peine visible se dessine dans le brouillard. Malgré les intimidations, les restrictions, les défilés militaires et les parades humiliantes des prisonniers juifs dans la ville, une chose persiste : les mots. Des mots plus forts que les armes. Une leçon que retiendra Liesel toute sa vie. C’est dans cette atmosphère terrifiante et incertaine qu’elle découvre la lecture. Un vol anodin et spontané scelle à jamais l’union de la fillette avec les mots : des mots qui  élargissent l’esprit, des mots, symboles de fraternité, pour résister contre l’oppression et l’intolérance. Des mots qu’elle sauve des flammes et qui la sauvent en retour. Telle est l’histoire de la Voleuse de Livres.

Depuis bien longtemps j’avais été intrigué par ce titre et cette dénomination : « voleuse de livres ». Magnifique et mystérieux. Avant de tourner les pages de ce roman, j’ignorais complètement que j’allais me prendre une claque. Une belle claque pour terminer l’année 2017. Une sensation finement douloureuse et pourtant révélatrice. On ferme le roman tout étourdi et envahi d’un sentiment beau et douloureux. Mon expérience de lecture s’est révélée aussi puissante et bouleversante qu’une gifle. La Voleuse de Livre ne s’oublie pas. On s’en souvient pour sa peinture à la fois cruelle, injuste, véritable et belle de la vie. Elle illustre les conséquences d’un monde noyé dans le totalitarisme. J’ai terminé ce livre la gorge nouée,  les milliers d’émotions qui m’ont assaillie lors des derniers chapitres –révolte, haine, pitié, tristesse, apaisement- m’ont complètement sonnées. Parler de mon ressenti,  de mes sentiments est peut-être trop abstrait, trop maladroit pour une chronique littéraire, pourtant il m’est impossible de ne pas le partager. Mon ton est peut-être trop dramatique mais je n’ai jamais été autant secouée par un livre, jamais. Oh et puis tant pis pour les surplus de « peut-être » et de « trop », car pour moi la Voleuse de Livres se vit plus qu’il ne se lit. L’expérience de lecture est une étape clé dans la réception de cette Å“uvre. Ce roman fait vivre émotionnellement beaucoup choses et je trouve cela indispensable de le mentionner.

L’émotion est toujours là, présente. Même glacée et dissimulée sous l’enveloppe sèche de la Mort. L’histoire de Liesel est entrecroisée avec une narratrice tout à fait inédite : la Mort elle-même, qui voit les champs de batailles se transformer en mare de sang, et les corps épuisés pousser leur dernier souffle face contre terre. Le ton de ce personnage est froid, neutre, imperturbable. Ce choix narratif m’a dérouté et mêlé au style de Markus Zusak j’ai dû attendre les cents pages pour entrer pleinement dans le récit et ne pas le lâcher. Donner la voix du narrateur à la Mort m’a d’abord mise à distance avec le texte, j’avais l’impression d’être aussi insensible qu’elle à l’égard des personnages, que sa froideur empêchait toute empathie pour Liesel et ses proches. Puis, le récit avance, le style de l’auteur se déroule plus facilement dans mon esprit, et cette froideur de la Mort, qui fait écho à la barbarie d’une société totalitaire, se dissipe quand les livres s’invitent dans le quotidien de Liesel. Soudain, des couleurs apparaissent, des rires, de l’amitié, de la solidarité, et une vague d’espoir éclatent au creux des pages –lues par Liesel et par nous, lecteur devant ce récit- . Et enfin un lien se tisse avec le roman et ses héros.


La Voleuse de Livres est un petit chef d’Å“uvre, un roman intemporel, ancré dans un fond historique qui illustre magnifiquement bien le pouvoir des mots et de l’écriture.  Qui aurait cru qu’une fillette cachant un livre contre sa poitrine serait une image de liberté et de résistance, cette petite lumière d’espoir qui traverse le brouillard épais de la guerre ? 

❤
 COUP DE COEUR

Gwendoline

2016

La Reine des Lectrices

11:09


de Alan Bennett


« Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, plus rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. », La Reine des Lectrices, édition Folio

Scénario catastrophe à Buckingham Palace : la reine est soudain prise de passion pour la lecture et néglige peu à peu ses devoirs royaux. Tout débute avec un bibliobus dans les jardins du palais qui permet aux employés au service de la reine d’emprunter des livres. Sa Majesté découvre ce bus à livre ambulant et fait la rencontre de deux passionnés. Et c’est le coup de foudre ! Comment a-t-elle pu attendre si longtemps sans lire ? Auteurs contemporains ou auteurs classiques. Littérature étrangère ou anglaise. Fiction, autobiographie ou témoignage. Rien ne lui échappe. Les ouvrages s’empilent sur son bureau et sa table de nuit. Au détriment des proches de la reine et de son personnel, chaque occasion est la bienvenue pour lire ou parler de littérature. Le tout saupoudré d’humour anglais.

Cette petite fiction nous fait sourire, on passe un bon moment le long de ces cents pages. La reine est indéniablement un peu caricaturée tellement sa passion pour les livres est presque obsessionnelle.  Néanmoins cette nouvelle image de la reine complètement détaché de ce que l’on peut voir m’a plu : imaginez Sa Majesté la reine dans sa voiture saluant la foule d’une main, absorbée par le livre qu’elle  tient secrètement sur ces genoux. Invraisemblable, n’est-ce pas ?

Je ne pense pas que ce récit soit fait pour être vraisemblable ; c’est une farce qui vise gentiment Buckingham. Derrière cette histoire aux traits légers, on décèle une réflexion sur la royauté britannique. Alan Bennett pique le protocole et l’étiquette où chaque évènement ou apparition publique est préparé et répété. Pas une once de spontanéité, tout est calculé. Alors on comprend pourquoi une reine qui passe ses heures à lire, devient le problème majeur à Buckingham Palace. Ce livre montre que la passion ne va pas de pair avec la sphère politique. Nombreux sont ceux qui tentent de raisonner la reine ou de mettre fin à tous ceux qui nourrissent son goût de la lecture.

De plus, l’écrivain illustre le pouvoir subversif de la littérature. Les livres menacent l’image de Sa Majesté et de la monarchie car la littérature est incontrôlable et elle diffuse des idées pas forcément appréciées ; elle est donc dangereuse. Comment la reine réussira à allier obligations et passion ? Jusqu’où ira-t-elle ? Réponses à découvrir par vous-même.

La Reine des Lectrices  c’est un humour so british qui pointe du doigt de la monarchie, c’est un texte avec joies réflexions sur la littérature, et surtout c’est une belle démonstration sur le pouvoir des mots –la page 122 vous réserve des surprises- !

« Cet attrait pour la lecture, songeait-elles, tenait au caractère altier et presque indifférent de la littérature. Les livres ne se souciaient pas de leurs lecteurs, ni même de savoir s'ils étaient lus. Tout le monde était égal devant eux, y compris elle. (...) Ayant mené une existence à part, elle se rendait compte à présent qu'elle désirait ardemment éprouver un tel sentiment : elle pouvait parcourir toutes ces pages, l'espace contenu entre les couvertures de tous ces livres, sans qu'on la reconnaisse. » (p36)


 Gwendoline

2015

Sélection Livresque pour Noel

12:44

❅❅

Bonsoir chers camarades lecteurs, 

Je reviens ce soir sur le blog avec un article un peu incongru face à ce que vous avez l'habitude de trouver chaque semaine. Il se trouve que ces dernières semaines avant les vacances de Noel sont assez chargées, j'ai pas mal d'examens et de travaux à rendre pour la fac. Donc, je vous l'avoue ces 7 derniers jours aucun livre n'est passé entre mes mains. 

Pour autant, sachez que je ne suis pas du genre à vous oublier, alors pas question de ne rien poster ce dimanche soir. Et voici pourquoi, je vous propose de découvrir ma sélection de lecture pour les fêtes de Noel. J'ai choisi six livres qui me tentent pour cette période de l'année, que je compte lire ou relire. J'ignore si je les lirais tous ce mois-ci mais c'est l'occasion de vous proposer des idées lectures pour Noel. So so let's go ! 





On débute tout de suite avec un livre plein de magie, idéal pour vous faire rêver pendant les fêtes : je vous conseille de découvrir ou redécouvrir Les Contes de Beedle Le Barde de JK Rowling. C'est un recueil de contes pour les jeunes sorciers, pleins de fantaisies, d'indications et de petites morales. Alors quoi de mieux que la lecture de ces petites histoires, un soir au coin du feu emmitouflée dans un plaid ( #lerêve!). 





On continue avec une histoire aux antipodes de ces contes, avec une ambiance hivernale et glaçante. Black Ice de Becca Fitzpatrick est le récit d'un week end en montagne de deux supers copines. Mais voilà problème : une tempête de neige vient gâcher leurs plans ; s'en suit une prise d'otage dans un chalet éloigné de toute communication. C'est vraiment un livre qui me tente. Suspense, mystère et boule de neige garanti ! (du moins je pense).







Et pourquoi ne pas vivre Noel avec une touche  d'anglais ? C'est ce que me propose My True Love Gave To Me, un recueil de nouvelles venues tout droit de l'imagination de plusieurs auteurs américains à succès . Ici on a droit à 12 nouvelles centrées autour des fêtes de fins d'années, de l'hiver, et des flocons de neige. On passe de la magie de Noel au Nouvel An, tout ça avec un soupçon d'humour et de romantisme. C'est le genre de livre qui nous rêver et nous fait voir la vie du bon côté. J'avais commencé à lire quelques histoires l'année dernière et cette année je compte bien recommencer. Douceur et légèreté au rendez-vous ! ( En plus, regardez moi cette couverture magnifique, les pages sont ROSES, oui! oui! ROSES). 





On avance dans notre sélection avec un petit thriller, une enquête, plongé en plein mois de décembre. Trois Jours Avant Noel de Mary et Carol Higgings Clark, raconte l'histoire de Nora Reilley une célèbre écrivaine de romans policiers, un peu malchanceuse, contrainte de se faire opérer avant les fêtes de Noel. Mais voilà que son mari et son chauffeur se font kidnapper. Alors, avec sa fille, Nora elle va essayer de sauver son mari. Petite histoire pleine de mystère, idéale pour découvrir les fameuses histoires de Mary Higgings Clark. 





Un livre émouvant, pleins de sentiments pour les fêtes ? Pourquoi pas. J'ai choisi Tous Nos Jours Parfaits de Jennifer Niven car premièrement je me suis dit qu'il était peut être temps que je le lise, je n'en entends que du bien depuis sa sortie. Rien n'annonce un univers hivernale mais peu importe, le mois de Décembre est là et j'ai envie d'être touchée par une lecture simple, poétique sans science fiction. Une lecture douce, une histoire d'amour qui réchauffe le cÅ“ur comme un bon chocolat chaud. J'attends peu être un peu de ce roman en vous disant ceci, mais tant pis, je veux y croire. 







Alors je vous dis que je veux des lectures douces loin de tout fantastique et puis gentiment je viens vous présenter Harry Potter et La Coupe de Feu. Taratata ! C'est différent les amis ! Harry Potter c'est magique, c'est un monde de rêve qu'on peut lire à n'importe quel moment et Noel c'est encore mieux. Pour s'évader de notre monde moldu quoi de mieux : troquer sa brosse à dent pour une baguette magique, je dis oui ! (enfin je crois que ma brosse à dent me manquerait quant même, merci l'haleine :) Et puis dans chaque tome on a droit au fameux chapitre des fêtes de fin d'années. J'ai commencé à relire tranquillement la saga, et La Coupe de Feu rentrait bien dans mes envies de décembre : rien que pour revivre le bal de Noel et suivre les épreuves étonnantes des champions. A lire, lire et relire, sans modération, et sans risque que la magie disparaisse !
                                        ❅
 Et c'est tout pour ce soir, en espérant que cet article inhabituel vous a plu. N'hésitez pas à me dire quelle est votre pal pour les fêtes de fin d'années. Que votre mois de décembre soit rempli de bonnes lectures et de bons chocolats aux côtés de ceux que vous aimez.

Je vous embrasse.
Gwendoline


anglais

The hunger games

04:25

The hunger games, Tome 1 
Première lecture en VO avec une valeur sûre : THE HUNGER GAMES de Suzanne Collins

"May the odds be ever in your favour. (…) Winning will make you famous. Losing means certain death", The Hunger Games, tome 1, édition Scholastic

Les Etats-Unis sont divisés en 12 districts soumis à l’autorité de la dictature et du président Snow. Contre toute rébellion, le gouvernement organise chaque année les Hunger Games, évènement retranscrit à la télévision où une fille et un garçon de chaque district se battent à mort dans une arène. On découvre le personnage de Katniss, qui prend la place de sa jeune sÅ“ur, Prim, dans les jeux,  et elle devient la mythique « Girl On Fire » aux côtés de l’autre tribu sélectionné, Peeta. Bref, j’imagine que le topo tout le monde le connaît.
Que dire que avant même de commencer cette lecture j’étais déjà enchantée. J’avais déjà lu le premier tome il y a bien longtemps et je souhaitais me lancer dans un livre en anglais, alors j’ai privilégié une histoire que je connaissais. La couverture française n’est pas si différente, mais je reste davantage envoûtée par l’édition originale qui est plus épurée et esthétique d’après moi.

J’avais beaucoup aimé ce roman à ma première lecture et en le relisant je l’ai aimé encore plus. Les dérives des téléréalités et ses extrêmes sont clairement montrés dans cet ouvrage. Certaines anecdotes m’ont un peu rappelées 1989 de G. Orwell, mais cela reste une impression personnelle. Cette dystopie répond clairement aux codes d’un régime tyrannique avec les inégalités flagrantes, le manque de libre-arbitre sur ses pensées et ses choix. L’aspect de scénarisation pour attirer les sponsors m’a beaucoup plu, car dans nombre d’émissions aujourd’hui, et n’est pas rare de trouver des éléments orchestrés, ce qui créer un effet miroir  et renvoie à des pratiques qui se font dans notre société. Les jeux demeurent l’épisode le plus palpitant, où Suzanne Collins joue avec les émotions et les attentes de son lecteur surtout par rapport aux relations entre les personnages (dont la relation entre Peeta et Katniss) et aux confrontations physiques parfois brutales.
Les protagonistes sont bien approfondis, on entretient un lien différent avec chacun d’eux. Katniss incarne vraiment ces héroïnes qui m’inspirent et dont j’admire leur courage et leur témérité. J’aime les femmes fortes dans leur caractère et leur accomplissement. Ensuite Peeta. J’étais contrainte de l’évoquer, étant donné qu’il reste mon favori, son côté un peu dépendant de Katniss mais à la fois résistant et brave pour ceux qu’il aime, est touchant. Dès le départ, il est vu comme un perdant par son entourage mais Katniss lui attribue un héroïsme, il devient pour elle et pour nous, lecteurs, un héros au grand cÅ“ur. Vous vous imaginez bien que mon cÅ“ur penchait directement pour le couple Peeta et Katniss.  Les autres personnages accordent eux aussi une importance à l’histoire, Haymitch  l’ivrogne dont on se méfie qui devient un protecteur pour les tribus, Cinna le styliste qui fournit à Katniss sa popularité, l’incroyable Effie aussi bien déconnectée de la cruauté de ce système que attachante et enfin, Gale le meilleur ami, le confident et  le petit ami potentiel. Tant de personnages qui donnent un charisme à l’histoire grâce à des comportements et des points de vue divergents.

L’anglais n’est pas devenu un obstacle ; je ne pourrai pas traduire chacun des mots mais pour une personne avec un niveau d’anglais moyen, la langue n’est pas un problème. La lecture reste fluide et compréhensible. Donc pour tous les fans de cette série dystopique, respirez un bon coup et redécouvrez  le texte de Suzanne Collins, libéré des arrangements qu’occasionne la traduction.
COUP DE COEUR
Gwendoline

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