Le Passe-Miroir T2 (Les Disparus du Clairdelune)

10:30


 TOME 2  du Passe-Miroir

de Christelle Dabos


« Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au coeur d’une redoutable vérité. », Les Disparus du Clairdelune (T2 du Passe-Miroir), édition Gallimard Jeunesse

 Ce synopsis vous intrigue. Les mots « Citacielle » « conteuse » « passe-miroir » et « clairedelune » vous sont inconnus ? Je vous conseille de commencer par les Fiancés de l’Hiver, le premier tome de cette saga fantastique. Dans un premier roman, Christelle Dabos pose les bases de son univers, laisse divaguer son imaginaire pour offrir une histoire pleine de fantaisie et d’originalité. Tout se complexifie ensuite dans Les Disparus du Clairedelune. Maintenant qu’Ophélie, issue d’une grande famille d’Animiste, a percé la réalité de la Citacielle avec ses illusions, ses faux-semblants, ses apparences et ses complots, il est temps pour elle de faire son entrée à la Cour et de se présenter à Farouk, le grand esprit de famille qui dirige le Pôle. Loin de sa terre d’accueil, la jeune liseuse (traduction : personne ayant la capacité de découvrir l’histoire d’un objet et de son propriétaire rien qu’au toucher) va devoir se faire une place dans ce microcosme rempli d’artifices ; bientôt mariée à l’un des hommes les plus détestés de la Citacielle : Thorn, il en est de sa sécurité et des siens d’entretenir de bonne relation avec l’esprit Farouk. Pourtant sa vie est vite menacée quand elle se lance dans une enquête qui dépasse les simples histoires de Cour. Au-delà d’une fiction autour de personnages, Christelle Dabos fait trembler un univers fictionnel. Mais Chut ! Je n’en dis pas plus.

J’avais beaucoup aimé Les Fiancés de l’Hiver. Avec ce second tome - même si les petits aides mémoires sont nécessaires -  on met pied en terre connue. On ne peut oublier la Citacielle et ses extravagances. Tous les personnages qu’on a découverts dans le premier, sont de retour : Ophélie, Thorn, Bérénilde, Gaëlle, Renard, Archibald… et de nouveaux visages se rajoutent à cette ribambelle de visages.  Des évolutions sont notables. Cette cité de glace rendurcit Ophélie. Sa gaucherie est certes toujours là mais méfiez-vous, derrière cette douce héroïne existe une jeune femme courageuse, qui ose prendre sa vie en main, hausser la voix et imposer ses choix. Quant au ténébreux Thorn, et bien, il garde un comportement hostile. Néanmoins cet homme peu démonstratif et rigide a des failles, qu’on voit s’esquisser dans le récit. Je n’évoque que nos héros principaux et pour autant, de nombreux protagonistes interviennent au fil de ces pages.

 C’est avec enthousiasme que je constate que la romance ne prend pas le pas sur l’intrigue principale. L’action met un peu temps à arriver; Christelle Dabos choisit de nous immerger avec douceur dans l’intrigue. On a droit à de nombreuses descriptions du palais, des scènes diverses entre les différents intervenants à la Cour avant de voir se profiler le problème. Mais quand l’action est là plus rien ne s’arrête ! Les évènements s’enchaînent, Ophélie encaisse les coups, se relève,  se surprend. Nos héros finissent bien amochés.

Je dois avouer que la suite de cette histoire m’a surprise. Un étrange récit se manifeste entre deux chapitres. Un récit venu du passé. Il désoriente le lecteur. Mais pas autant que la fin. Evidemment tout est fait pour nous donner envie de lire la suite. Nos héros favoris sont en dans de délicates situations et on aimerait avoir le tome 3 sous la main pour se rassurer. Bagarre, sang et révélation n’amènent que dégât. Et d’un côté, je ne sais que penser de cet être mystérieux qu’on découvre lors des dernières pages. Tout se chamboule. Comme si on assistait à une pièce de marionnettes et qu’on découvrait soudainement que les poupées n’étaient que des êtres inanimés contrôlés par une puissance extérieure. Peut-être que je vous aie perdus. Ce n’est pas grave. Il faut vraiment se laisser entièrement embarquer dans l’imaginaire de cet auteur, dans cette invraisemblance, dans cette fantaisie, où on finit toujours surpris.

Vous êtes tombés amoureux des Fiancés de l’Hiver ? Alors partez à la recherche des Disparus du Clairdelune et risquez un peu plus votre vie au côté d’Ophélie, laissez le réel de côté et tournez-vous vers l’imaginaire ! 

Gwendoline

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